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Air France-KLM, plus forte baisse du SBF 120 à la mi-séance du mardi 31 mai 2022
information fournie par AOF31/05/2022 à 12:10

(AOF) - Air France-KLM (-4,01% à 1,56 euro)

La compagnie aérienne est pénalisée par la montée du pétrole. Par ailleurs, son titre est rendu volatil par l'augmentation de capital en cours.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Numéro 1 européen du transport aérien, né en 2000 de la fusion entre Air France, créé en 1933, et le hollandais KLM, fondé en 1019 ;

- Chiffre d'affaires de 14,3 Mds€ réalisé à 86 % dans le transport de passagers et le cargo, puis la maintenance pour 7 % et la filiale Transivia pour 7 % ;

- Modèle d'affaires fondé sur l’optimisation de l’utilisation de la flotte, l’amélioration de la performance opérationnelle, la simplification des structures et les connectivités d'une part, la croissance du réseau court et moyen-courrier et le développement du long courrier par alliances (alliance de 19 compagnies d'aviation dans SkyTeam) et partenariats ;

- Capital détenu à 28,6 % par l'Etat français, 9,3% par l'état néerlandais, 8,8 % par Delta Airlines, 8,8 % par China Airlines et 3,7 % par les salariés, Anne-Marie Couderc présidant le conseil d'administration de 19 administrateurs, Benjamin Smith étant directeur général ;

- Situation bilancielle tendue avec une dette nette à 8,2 Mds€, soit un effet de levier de 11 mais augmentation de capital attendue jusqu’à 4 Mds€ d’ici la fin 2022.

Enjeux

- Stratégie de transformation via l’organisation, la réduction des coûts, la gestion de la flotte et le transfert à Transavia du réseau intérieur français hors Marseille, Nice et Toulouse : levier de la dette ramené à 3-3,5 % en 2023, marge opérationnelle de 7 à 8 % en 2024 ;

- Stratégie d'innovation : au service de la relation attentionnée avec le client (recours massif aux techniques d’assistance vocale, intelligence artificielle, blockchain et réalité augmentée),
 vers une aviation propre soutien au carburants durables, roulage électrique pour le tractage au sol, surveillance de l’atmosphère…;

- Stratégie environnementale visant la réduction de 50 % (vs 2005) des émissions de CO2 :
 Plan Climat avec 6 priorités dont modernisation de la flotte (2,5 Mds€ investis dans des avions consommant 25 % de moins de carburants), carburants durables en s'appuyant sur SkyNRG, plan de compensation avec le système CORSIA / lutte contre les nuisances sonores, / recyclage à 60 % des déchets dangereux en 2020 et réduction, d'ici 2030, de moitié des déchets résiduels et engagement dans la biodiversité ;

- Poursuite des succès de Transavia –retour attendu d’une occupation des sièges supérieure aux niveaux de 2019.

Défis

- Pas de retour aux niveaux de trafic de 2019 avant 2024-25 et incertitudes sur la réouverture des aéroports chinois;

- Retombées du renforcement du partenariat, industriel et capitalistique, avec China Eastern ;

- Résistance à la montée de la concurrence en maintenance ;

- Perspectives 2022, après le retour à la rentabilité d’exploitation au 1er trimestre : pour le 2ème trimestre : capacité en sièges-km offerts pour les réseaux à 80-85 % vs 2019 et résultat opérationnel équilibre / pour le 3ème trimestre, capacité en sièges-km de 85 à 90 % et résultat opérationnel nettement positif

- Non versement de dividende en 2021 (pour la 7ème année consécutive).

Une réduction future du nombre de déplacements

Selon une étude du cabinet Roland Berger, le nombre des déplacements personnels comme professionnels en avion pourraient reculer de 20% une fois les crises passées. Cette tendance négative résulte des préoccupations environnementales. L es passagers devraient davantage opter pour des compagnies aériennes respectueuses de l’environnement . Cette démarche est dans le prolongement du mouvement « flygskam » , « la honte de prendre l’avion », né en Scandinavie peu de temps avant le début de la pandémie. Le développement de la mobilité virtuelle favorisera également le recul des déplacements, qui sera plus important pour les déplacements professionnels (environ 21% à 24%) que pour les voyages personnels (14% à 20%). D’après l’étude, le long-courrier ne retrouvera ses niveaux de 2019 qu’en 2026.

Valeurs associées

Euronext Paris -0.83%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 31/05/2022 à 12:10:00.

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3 commentaires

  • 01 juin17:02

    Exact de vrais proConfondre l'action et le DSÇa montre la pertinence de leurs analyses....


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