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ADP dégradé par Citi
information fournie par AOF22/06/2021 à 16:59

(AOF) - Citi a dégradé son opinion de Neutre à Vendre sur le titre ADP, tout en fixant un objectif de cours de 101 euros. Dans une note sectorielle, le broker explique qu’il adopte une opinion plus négative sur le secteur des aéroports européens. Si leurs actions ont plus ou moins retrouvé leurs niveaux pré-crise, grâce au pari des investisseurs sur la reprise, l’analyste estime que cela ne reflète pas la perte structurelle de trafic enregistrée et les risques réglementaires qui pointent à l’horizon.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Les points forts de la valeur

- Numéro un mondial mondial de la gestion aéroportuaire avec près de 300 millions de passagers ;

- Chiffre d’affaires de 4,7 Mds€ réparti en 5 pôles - 3 pour les aéroports de Paris (activités aéronautiques, commerces & services et immobilier, ADP étant l’un des plus grands propriétaires fonciers d’Ile-de-France) et 2 pour les filiales et participations ;

- Modèle économique visant à devenir leader dans la conception, la construction et l’exploitation d’aéroports et s’appuyant sur les 3 aéroports de Paris, les 15 aéroports détenus à 100 % dans le monde et dizaine détenus partiellement, ainsi que sur les avec les compagnies aériennes  ;

- Hausse de 4,5 % du nombre de passagers à Paris (101,5 millions en 2019), de 9,8 % dans les aéroports turcs (115 millions) et chiliens (21,4 millions) ;

- Capital détenu à 50,6 % par l’Etat français, devant le néerlandais Shiphol (8 %) et le groupe Vinci (8 %), Augustin de Romanet, directeur général, présidant le conseil d’administration de 17 membres ;

- Situation financière pérenne grâce  la présence de l’Etat dans le capital, avec une trésorerie de 3,6 Md€ à fin septembre, une dette notée A, avec perspective négative et un objectif d’effet de levier de 6 à 7 d’ici fin 2022.

Enjeux 

- Stratégie Connect 2016-2020 remise en cause par la pandémie (trafic Groupe : croissance annuelle de + 2,8 % et + 3,2 %, tirée par l’international, bénéfice d’exploitation en hausse de 30 à 40%) ;

- Peu de communication dans le document de référence sur la stratégie d'innovation ;

- Stratégie environnementale centrée sur les aéroports parisiens : certification des systèmes de management, la neutralité carbone en 2030, amélioration de la qualité de l’air, 25 % de véhicules propres dans la flotte automobile, valorisation des déchets ;

- En France : exécution du plan de régulation économique 2021-2025 pour les aéroports parisiens –près de 6 MdsE nécessaires à l’objectif de 150 millions de passagers, visibilité accrue avec la grille tarifaire « CRE3 » qui privilégie les vols long-courriers ou en correspondance afin d’attirer les compagnies asiatiques ;

- Après l'acquisition de l'aéroport de Guinée, de 49 % de celui de l'indien GMR, gel temporaire de la croissance externe.

Défis 

- Forte corrélation au PIB français et à la santé financière des compagnies aériennes, notamment EasyJet et AirFrance-KLM, 1er et 2ème opérateurs à Paris (45 et 8 % du trafic total) ;

- Impact de la pandémie : recul de 53% du trafic à fin septembre ;

 - Réaction à la pandémie :plan d'optimisation opérationnel et financier : fermetures d'infrastructures au trafic, seuls les 3 aéroports turcs TAV Airports restant ouverts partiellement, réductions de 650  700 M€ des charges courantes et plan de départs ;

- Prévisions 2020 : recul de 60 à 70 % du trafic des aéroports de Paris  qui retrouveront le niveau de 2019 entre 2024 et 2027 ;

- Prévisions 2021 : trafic passager égal  45-55 % du trafic de2019.

Désastre financier

L'IATA chiffre à 118,5 milliards de dollars en 2020 les pertes cumulées des quelque 290 compagnies aériennes internationales. Ces pertes représentent davantage que durant toutes les précédentes crises cumulées depuis la fin de la Seconde guerre mondiale

Le chiffre d'affaires de 328 milliards sera en chute de 60% cette année. Les pertes du secteur devraient encore atteindre 38,7 milliards en 2021. L’an prochain le chiffre d'affaires devrait être encore inférieur de 50 % à celui de 2019 (838 milliards de dollars).

Le niveau médian de trésorerie, établi par les données de l'association, est particulièrement préoccupant. S’établissant à 8,5 mois, il permettrait aux compagnies aériennes de tenir jusqu'à l'été 2021, en tenant compte du rythme de consommation de cash de 13 milliards de dollars en octobre et d’un niveau autour de 6,8 milliards par mois au premier semestre 2021.

Valeurs associées

ADP
Euronext Paris -3.42%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 22/06/2021 à 16:59:00.

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1 commentaire

  • 22 juin17:46

    C'est qui Citi ?


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