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A suivre aujourd'hui... VIVENDI
AOF23/04/2021 à 08:00

(AOF) - Le chiffre d'affaires de Vivendi au premier trimestre 2021 s'élève à 3,901 milliards d'euros, en hausse de 5% sur un an, à taux de change et périmètre constants (tcpc) par rapport au premier trimestre 2020. Cette augmentation résulte principalement de la hausse de 9,4% d'Universal Music Group (UMG) et d'un bond de 40,1% d'Editis (à 163 millions d'euros), partiellement compensée par le ralentissement des autres activités, en particulier Vivendi Village, toujours impactées par les conséquences de la crise sanitaire. En données réelles, il a progressé de 0,8 %.

Le chiffre d'affaires d'UMG s'élève à 1,809 milliard d'euros, en hausse de 9,4 % à tcpc (+2,2 % en données réelles). Le chiffre d'affaires de la musique enregistrée progresse quant à lui de 10,8 % à tcpc grâce à la croissance des revenus liés aux abonnements et au streaming (+19,6 %). Les ventes physiques augmentent de 14,8 % portées par une amélioration des ventes liées aux nouveaux albums et aux catalogues.

Canal+ a pour sa part réalisé un chiffre d'affaires de 1,357 milliard d'euros, quasiment stable sur un an (-0,1 % à tcpc). La télévision en France a enregistré un léger repli, alors qu'à l'international, la croissance est de 1,6 %. Le chiffre d'affaires de Studiocanal enregistre une hausse significative (+8,9 % à taux de change et périmètre constants), porté par les bonnes performances du chiffre d'affaires du catalogue et de celui des séries TV.

Havas a vu son revenu net s'élever à 478 millions d'euros, en baisse de 5,7 %. Les effets de change sont négatifs de 5,9 % (+1,8 % au premier trimestre 2020) et la contribution des acquisitions est de +1,0 %.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Holding de 3 pôles, la culture avec Editis, le divertissement culturel avec Universal Music Group (1/3 du marché mondial), Canal Group, DailyMotion et Gameloft, et les médias avec Havas ;

- Revenus de 16,9 Mds€ générés par UMG (50%), par le groupe Canal + (33 %), par Havas (12 %) et Editis (4,5 %) ;

- Modèle économique visant à devenir n° 1 mondial dans les contenus, les médias et la communication à partir de 4 axes de création de valeur : la détention de talents, leur valorisation mondiale, la valorisation des catalogues et droits de propriété intellectuelle et l'attractivité de la ligne éditoriale ;

- Capital contrôlé à 26,28 % et 28,51 % des droits de vote par le Groupe Bolloré, le conseil de surveillance de 12 membres étant présidé par Yannick Bolloré.

- Situation financière maîtrisée avec une dette nette en hausse à 5 Mds€ pour des fonds propres de 15,8 Mds€.

Enjeux

- Stratégie fondée sur la valorisation des propriétés intellectuelles et des contenus par franchises, « live » (festivals), sur la pénétration des marchés africains, indien et chinois et sur la distribution en ligne ;

- Stratégie d'innovation fondée sur l'émergence de créateurs locaux, sur l'offre de plateformes et d'incubateurs de création dans plusieurs pays et sur des partenariats ;

- Stratégie environnementale intégrée dans la démarche de création de valeur ;

- Pénétration de la Chine après la vente à Tencent de 10 % du capital d'UMG et possible renforcement des liquidités en raison de l'option de vente de 10 % supplémentaire exerçable jusqu'à mi-janvier 2021 ; 

- Bonne visibilité de l'activité, les abonnements représentant près des 2/3 des revenus ;

- Evolution du portefeuille de participations, dont Telecom Italia, de 5,7 Mds€.

Défis

- Remontée du chiffre d'affaires publicitaires de Havas et de Vivendi Village;

- Introduction en Bourse, d'ici 2023 au plus tard, d'une nouvelle part du capital d'UMG ;

- Spéculations sur un rachat de M6 et des actifs éditoriaux (Europe 1) de Lagardère, détenu à 20 % ;

- Impact de la pandémie : hausse de 3% du chiffre d'affaires et de 4,4 % du bénéfice net ;

- Difficultés avec les participations italiennes -Telecom Italia  (29,94 % des droits de vote, dont 19,94 % portés par une société fiduciaire italienne) et Mediaset- entraînant un bras de fer avec le fonds activiste Elliot pour Telecom Italia, et un conflit juridique pour participation dans Mediaset ;

- Absence de perspectives 2021 ;

 - Maintien du dividende ordinaire de 0,60 € et projet de distribution aux actionnaires après la cession de 20 % d'UMG.

La presse magazine en effervescence

En deux ans cette presse a considérablement évolué en France. Les trois groupes leaders (Lagardère, Bertelsmann et Mondadori) se sont quasiment désengagés pour laisser la place à de nouveaux acteurs. Le groupe Lagardère ne conserve aujourd'hui que « Paris Match » et le « JDD ». Les titres « Elle », « Version Femina », « Télé 7 Jours », « France Dimanche », « Ici Paris » ont été cédés à un nouvel entrant, Czech Media Invest (CMI), contrôlé par le tchèque Daniel Kretinsky.

Pascal Chevalier, issu de la Net économie, s'est, lui, emparé de Mondadori France (« Grazia », « Biba », « Closer », « Science & Vie ») l'an passé, après avoir repris « Marie France » en 2013. Son groupe dispute désormais la position de leader avec Prisma Media qui pourrait tomber dans le giron de Vivendi, contrôlé par Vincent Bolloré. Prisma Media détient notamment les titres « Femme Actuelle », « Geo », « Gala », « Voici », « Télé-Loisirs » et « Capital ».

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Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 23/04/2021 à 08:00:00.

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