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A suivre aujourd'hui... Rubis
information fournie par AOF06/05/2022 à 08:09

(AOF) - Rubis a réalisé un chiffre d'affaires au premier trimestre 2022 de 1,473 milliard d'euros, en hausse de 49% sur un an. L'activité a été portée principalement par la hausse des cotations du pétrole, mais aussi par la forte croissance des volumes (+10%), en hausse sur les niveaux pré-Covid. Le distributeur d'hydrocarbure a globalement bénéficié de la reprise du tourisme dans la région des Caraïbes, de réservoirs de croissance spécifiques (GPL-carburant) en Europe et d’une bonne dynamique commerciale dans le réseau de stations en Afrique de l’Est.

Le début de l'exercice 2022 fait preuve d'un bon développement des volumes et des résultats. Le Groupe se dit confiant sur sa capacité à délivrer de la croissance à moyen/long terme grâce aux leviers que constituent sa présence dans des zones géographiques à fort développement démographique et à forte demande d'énergie, l'amélioration de son positionnement en Afrique de l'Est et les perspectives du secteur bitume, porté à long terme par la forte demande d'infrastructures.

Le groupe Rubis Énergie n'a pas d'activité ni d'actifs, ni d'approvisionnement en provenance des pays sous sanctions. L'exposition de la JV Rubis Terminal se limite à la France avec des contrats de stockage de fioul et de gazole en provenance de Russie de l'ordre de 3 millions d'euros, représentant moins de 2% de ses recettes stockage.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Numéro un français du stockage de fioul et GPL (15 % du marché national) et de la distribution de GPL (5 % du marché) ;

- Groupe pesant 4 Mds€ de chiffre d’affaires organisé en 2 branches : la distribution d’énergie pour 87 %, les supports et services pour 13 % ;

- Présence internationale forte, concentrée sur l’Afrique pour 42 %, les Caraïbes pour 41 % puis l’Europe (France, Espagne et Portugal) ;

- Modèle d’affaires alliant faible exposition au cycle économique, maitrise de l’endettement et décentralisation via les circuits courts et l’autonomie des managers, 60 % des facturations provenant de contrats ajustés aux variations du cours de brut et maintenant un taux de marge constant ;

- Capital éclaté mais non opéable, en raison de la présence d’associés commandités et gérants avec 2,46 % du capital (Gilles Gobin et Jacques Riou), le groupe Marcel Dassault étant présent avec 5,33 % des titres) ;

- Structure financière très saine avec un autofinancement libre proche de 300 M€, d’où une croissance régulière du dividende et un effet de levier maintenu à moins de 3 après l’acquisition de Photosol.

Enjeux

- Croissance portée par des facteurs structurels à l’industrie pétrolière : complexité toujours plus importante de la logistique, réglementation accrue des normes en matière de stockage et tendance à des cessions des activités de distribution par les majors ;

- Stratégie environnementale « Feuille de route 2022-2025 » : focalisée sur la prévention des risques (pollution des eaux et des sols), la certification des sites, la limitation des rejets dans l’air et la promotion de l’usage du GPL ;

- Expertise en croissance externe, accélérée depuis trois ans : Caraïbes : raffineries Sara en Martinique et SRPP à la Réunion puis Bermuda Gas aux Bermudes et Dinasa à Haïti / Afrique : Afrique du sud, Burundi, Djibouti, Ethiopie, îles de Madère, Madagascar, Nigéria, Ouganda, Rwanda, Sénégal,Togo et Zambie ;

- Bonne tenue de l’activité de stockage, déconsolidée dans la société commune avec I Squared Capital et remodelage du portefeuille d’activités, recentré sur l’Europe de l’ouest d’une part, les produits chimiques et les biocarburants d’autre part ;

- Après la prise de participation minoritaire dans Hydrogène de France, numéro 1 mondial de l’électricité produite à partir de l’éolien ou du solaire associés à des piles à hydrogène puis le rachat du français Photosol, spécialiste des centrales solaires avec 313 MW en exploitation, lancement au printemps d’une nouvelle division, Rubis renouvelables.

Une gestion des déchets aux forts enjeux

350 millions de tonnes de déchets sont générés annuellement en France. Si 66% sont recyclés, les taux varient selon la nature du déchet. Ainsi seuls 21% des plastiques le sont. Afin de renforcer l'économie circulaire, l'Etat soutient massivement la R&D dans le cadre de la stratégie 3R (« Recyclabilité, Recyclage et Réincorporation des matériaux »). Une enveloppe de 370 millions d'euros va y être consacrée. Concernant les déchets dangereux, cette activité est très rentable. En France, les capacités de stockage et de traitement sont tendues comparées aux besoins annuels.

Valeurs associées

Euronext Paris -1.67%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 06/05/2022 à 08:09:00.

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