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A suivre aujourd'hui... ADP
information fournie par AOF03/10/2022 à 08:21

(AOF) - Le groupe ADP a confirmé ses perspectives de trafic à Paris pour 2022 et 2023 et précisé s'attendre à une "bonne dynamique" sur la deuxième partie de l'année en cours et l'an prochain. "Le groupe ADP a enregistré cet été de très bons niveaux de trafic tant à Paris que dans le reste du monde et cette dynamique se confirme depuis la rentrée", a expliqué le PDG d'ADP, Augustin de Romanet, cité dans un communiqué.

"Dans un contexte macro-économique incertain, le groupe anticipe que le trafic des mois à venir sera tiré tout d'abord par le retour progressif des voyageurs en provenance et à destination de l'Asie, mais aussi par la réalisation de voyages, largement entravée durant deux années par les restrictions sanitaires", a ajouté le dirigeant.

"Le groupe reste ainsi confiant et confirme ses hypothèses d'un trafic, à Paris, compris pour 2022 entre 72% et 82% du niveau de 2019 et pour 2023 entre 85% et 95%" du niveau de 2019, a rappelé Augustin de Romanet.

AOF - EN SAVOIR PLUS

Points clés

- Numéro 1 mondial de la gestion aéroportuaire avec près de 300 millions de passagers ;

- Chiffre d’affaires de 2,8 Mds€ réparti en 5 pôles – les activités aéronautiques des 3 aéroports de Paris, les commerces & services, l’activité immobilière des terminaux (ADP étant l’un des plus grands propriétaires fonciers d’Ile-de-France), l’international et les autres activités ;

- Modèle économique visant à devenir leader dans la conception, la construction et l’exploitation d’aéroports et s’appuyant sur les 3 aéroports de Paris, les 27 aéroports gérés dans le monde ainsi que sur les accords avec les compagnies aériennes ;

- Capital détenu à 50,6 % par l’Etat français, devant le néerlandais Shiphol (8 %) et le groupe Vinci (8 %), Augustin de Romanet, directeur général, présidant le conseil d’administration de 15 membres ;

- Situation financière tendue, avec une dette de 8,3 Mds€ au 30 juin, soit un effet de levier de 6,4 mais garantie de la dette par l’Etat.

Enjeux

- Stratégie « 2025 Pionneers » : infrastructures : + 80 % des départs à l’heure, connexions multimodales / concessions : maturité moyenne stabilisée à 30 ans, ;

- Stratégie d'innovation focalisée sur les prestations télécom & mobilités via le Hub One : écosystème digital global et centré sur la donnée, via 100 routes internationales et la smartisation des aéroports / 120 expérimentations dont 30 industralisées ;

- Stratégie environnementale de neutralité carbone en 2030 pour les aéroports parisiens : amélioration de la qualité de l’air, valorisation des déchets, usage de 10 % d’énergies bas carbone et préservation des surfaces pour la biodiversité ;

- Lancement de 3 co-entreprises : avec Air Liquide dans l’offre de services et ingénierie pour la transition vers l’hydrogène des aéroports, avec JC Decaux pour la gestion des activités publicitaires et avec Lagardère pour celle points de vente détail des aéroports de Paris ;;

- Poursuite des réductions de coûts mais reprise des investissements à 1 Md€ par an jusqu’en 2025, dont 550 à 600 M€ pour Paris en 2022.

Défis

- Forte corrélation aux variations de la pandémie et à la santé financière des compagnies aériennes, notamment EasyJet et AirFrance-KLM, 1 er et 2 ème opérateurs à Paris ;

- Fin de la coopération industrielle HubLink entre les Aéroports de Paris et le néerlandais Schiphol, débouchant d’ici mai 2023 sur la fin des participations croisées ;

- Revue des activités à l’international ;

- Après un doublement du chiffre d’affaires et une sortie du rouge du résultat net à 160 M€ au 1 er semestre, relèvement des objectifs 2022 d’une marge opérationnelle de 32 % à 37 % et d’un levier de la dette entre 6 et 6,5 % avec, pour hypothèses de trafic 74 % à 84 % du niveau de 2019 pour Groupe ADP et entre 72 % et 82 % pour, Paris Aéroport ;

- Anticipations de court terme 2023 et 2024 : trafic à 85-95 % de celui de 2019, marge de même niveau qu’en 2022 et dividende minimal de 1 €, puis trafic à 85-95 % de celui de 2019, marge opérationnelle de 35 à 40 % et dividende minimal de 3 €.

Des résultats à nouveau fragilisés pour les compagnies européennes

Alors que le carburant représente jusqu'à 35% de leurs coûts, les professionnels estiment que les compagnies aériennes européennes ne devraient pas revenir aux bénéfices avant 2023 ou 2024 au plus tôt. Ces acteurs prévoient que les prix de l'énergie resteraient élevés au moins jusqu'en 2023. L'Association internationale du transport aérien (IATA) a annoncé une prévision de pertes cumulées de 9,7 milliards de dollars en 2022 pour les compagnies aériennes à travers le monde il faudra encore attendre 2023 pour voir le retour aux bénéfices à l'échelle globale du fait notamment de la flambée des coûts du pétrole et de la hausse des coûts de main-d'œuvre. Point positif : la demande de voyage semble résister aux incertitudes provoquées par la situation économique et politique internationale. Toutefois les incertitudes concernant le Covid, la guerre en Ukraine, ainsi que la hausse des prix renforcent les réservations de dernière minute. Selon l'Iata, seulement 8 % des réservations internationales passées fin mai allaient au-delà de septembre.

Le climat social se dégrade dans les compagnies low-cost

Ces compagnies bénéficient d'un redémarrage très fort. Elles avaient déjà réussi à accaparer 40% du trafic aérien en 2021, cette proportion pouvant même monter à 50% cette année. Toutefois des mouvements de grève ont affecté l'activité de Volotea, d'EasyJet et de Ryanair, avec des confrontations sur les rémunérations et les conditions de travail. De façon générale, le secteur se heurte à une pénurie de personnel. Après avoir coupé sévèrement dans leurs effectifs en 2020 et 2021, les compagnies et les aéroports doivent recruter urgemment pour accompagner le redécollage de l'activité.

Valeurs associées

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Euronext Paris +0.73%

Cette analyse a été élaborée par AOF et diffusée par BOURSORAMA le 03/10/2022 à 08:21:00.

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