Ouverture d'une enquête sur la soirée de Champigny

OUVERTURE D'UNE ENQUÊTE SUR LA SOIRÉE DE CHAMPIGNY

PARIS (Reuters) - Le parquet de Créteil (Val-de-Marne) a ouvert une enquête préliminaire pour faire la lumière sur l'organisation de la soirée de Champigny-sur-Marne, qui a donné lieu à de violents débordements durant la nuit du Nouvel An, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Durant les échauffourées qui ont éclaté ce soir-là, deux policiers ont été molestés par une foule de plusieurs dizaines de personnes.

L'enquête a été ouverte pour "mise en danger de la vie d'autrui", "ouverture au public d'un établissement" sans autorisation préalable et "ouverture sans autorisation d'un établissement recevant du public non conforme aux règles de sécurité", précise-t-on de source judiciaire.

Selon franceinfo, le propriétaire de la salle a été entendu mardi par les enquêteurs et a assuré à cette occasion qu'il la louait à une église évangélique.

Les incidents ont commencé lorsque des dizaines de personnes ont voulu s'introduire dans l'établissement, a-t-on dit lundi à Reuters de sources policières.

Une procédure parallèle porte sur l'agression des deux policiers, une scène dont les images ont suscité les réactions indignées de nombreuses personnalités politiques et ravivé la colère des forces de l'ordre.

Le ministre de l'Intérieur, Gérard Collomb, a fait savoir mercredi qu'il recevrait le 10 janvier les syndicats de police.

"Cette rencontre sera l'occasion de revenir sur la situation de Champigny-sur-Marne mais aussi d'aborder plus largement la question des violences envers les forces de l'ordre", peut-on lire dans un communiqué de son ministère.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, a promis "une sévérité sans faille" à l'égard des coupables, tout en rejetant un retour aux "peines plancher" réclamé par l'opposition de droite et certaines organisations syndicales.

(Simon Carraud, édité par Yves Clarisse)

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