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Zelensky à Bruxelles pour signer un accord bilatéral de sécurité
information fournie par AFP 28/05/2024 à 04:04

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 27 mai 2024 à Madrid ( AFP / OSCAR DEL POZO )

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky, le 27 mai 2024 à Madrid ( AFP / OSCAR DEL POZO )

En tournée en Europe, le président ukrainien Volodymyr Zelensky est attendu mardi à Bruxelles où il doit signer un accord bilatéral de sécurité pour renforcer les moyens militaires de Kiev, en difficulté dans la guerre qui l'oppose à Moscou.

Le dirigeant ukrainien doit effectuer un déplacement de quelques heures en Belgique pour signer ce texte avec le Premier ministre belge Alexander De Croo, d'après la Chancellerie belge, puis rencontrer le roi des Belges Philippe.

A la mi-journée, M. Zelensky doit enfin se rendre à l'aéroport militaire de Melsbroek, près de Bruxelles, où la Belgique devrait rappeler son engagement à fournir des avions de combat F-16 à Kiev.

Depuis février 2022, la Belgique a promis d'aider l'Ukraine à hauteur de 1,2 milliard d'euros, dont 916 millions prévus sur la seule année 2024, selon la ministre belge de la Défense Ludivine Dedonder. La Défense belge a aussi formé "près de 2.500 militaires ukrainiens".

La visite en Belgique du président ukrainien intervient lors d'une tournée dans plusieurs capitales européennes qui doit le conduire plus tard mardi à Lisbonne.

Lors de son étape à Madrid lundi, Volodymyr Zelensky a appelé l'Occident à contraindre la Russie à la paix "par tous les moyens", au moment où Kiev réclame de pouvoir utiliser des armes occidentales pour frapper le territoire russe.

- Après Bruxelles, Lisbonne -

Américains et Européens ont refusé jusqu'ici de laisser l'Ukraine frapper les positions et bases-arrières en territoire russe avec des armements occidentaux par crainte d'une escalade, conférant un avantage certain aux forces du Kremlin. Cette question commence cependant à faire débat parmi les alliés.

Interrogé lundi sur le sujet alors qu'il accueillait M. Zelensky, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a déclaré, de façon évasive, ne pas avoir "cette volonté".

Un homme se recueille dans un mémorial pour les soldats tués au combat, le 27 mai 2024 sur la place de l'Indépendance à Kiev ( AFP / Roman PILIPEY )

Un homme se recueille dans un mémorial pour les soldats tués au combat, le 27 mai 2024 sur la place de l'Indépendance à Kiev ( AFP / Roman PILIPEY )

"Nous serons aux côtés de l'Ukraine tout le temps qu'il faudra", a cependant répété M. Sanchez, en annonçant une nouvelle aide militaire d'un milliard d'euros pour 2024, dans le cadre d'un accord de sécurité avec Kiev.

Une nouvelle enveloppe "qui va permettre à l'Ukraine de renforcer ses capacités" selon le dirigeant espagnol, quelque deux ans et trois mois après l'invasion lancée par Moscou.

L'Ukraine réclame notamment des systèmes anti-missiles et anti-aériens Patriot américains, arguant n'avoir à l'heure actuelle qu'un quart des moyens dont elle a besoin.

Il faut "faire pression non seulement sur la Russie, mais aussi sur nos partenaires pour qu'ils nous donnent la possibilité de nous défendre", a déclaré M. Zelensky à Madrid.

Dans la foulée de la Belgique, M. Zelensky doit se rendre mardi au Portugal pour s'entretenir avec le Premier ministre Luis Montenegro et le président Marcelo Rebelo de Sousa, en vue d'un "renforcement de la coopération dans le domaine de la sécurité et de la défense" avec les autorités portugaises, ont-elles annoncé.

M. Zelensky est attendu à 14H45 locales (13H45 GMT) à la résidence du Premier ministre pour signer un "accord bilatéral d'engagement pour la sécurité", selon le cabinet de M. Montenegro.

Le président ukrainien ne s'est jamais rendu en visite au Portugal qui, en février 2023, s'est engagé à livrer à l'Ukraine trois chars lourds Leopard 2.

- Nouvelles avancées russes -

Sur le terrain, face à une armée ukrainienne en difficulté, les forces russes ont continué à progresser, revendiquant la prise de deux nouvelles localités dans l'est de l'Ukraine.

Une nouvelle frappe sur une zone industrielle de Kharkiv a tué une femme lundi, selon le gouverneur de la région où au moins 16 personnes sont mortes lors d'une attaque russe samedi contre un hypermarché de bricolage.

Un pompier à l'oeuvre dans les décombres d'un magasin de bricolage touché par une frappe russe, le 26 mai 2024 à Kharkiv, en Ukraine ( AFP / SERGEY BOBOK )

Un pompier à l'oeuvre dans les décombres d'un magasin de bricolage touché par une frappe russe, le 26 mai 2024 à Kharkiv, en Ukraine ( AFP / SERGEY BOBOK )

Dans le sud du pays, au moins trois personnes ont aussi été tuées et six autres blessées dans une frappe russe sur Snigourivka, un village de la région de Mykolaïv, a annoncé son gouverneur.

La Russie ne cesse depuis le début du mois de mai de grignoter du terrain en Ukraine. Elle a pour cela recruté à tour de bras en proposant des soldes attractives et mobilisé l'industrie militaire pour soutenir son effort de guerre.

A un peu moins de trois semaines d'un sommet pour la paix en Ukraine prévu en Suisse, M. Zelensky a rejeté la proposition de la Chine et du Brésil d'inviter la Russie, estimant que celle-ci allait "tout bloquer".

Par ailleurs, après avoir dans un premier temps annoncé l'arrivée prochaine en Ukraine d'instructeurs militaires français, les autorités militaires de Kiev ont précisé que la question était à l'étude, mais pas encore tranchée.

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