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Voile intégral : Bruno Retailleau veut supprimer les aides sociales aux femmes récidivistes
Boursorama avec AFP Services22/10/2019 à 13:17

Le patron des sénateurs LR a également réclamé dimanche dernier l'interdiction des "listes communautaristes" aux élections.

Bruno Retailleau à Paris, le 5 février 2019. ( AFP / LUDOVIC MARIN )

Déplorant que les femmes portant le niqab dans l'espace public ne soient pas verbalisées, Bruno Retailleau estime mardi 22 octobre sur BFMTV que ces dernières ne devraient plus recevoir d'aides sociales en cas de récidive.

"Elles ne sont pas verbalisées, s'est exclamé le patron des sénateurs Les Républicains. Alors ce que je propose moi, c'est que en cas de récidive, les choses sont claires, on supprime les aides sociales."

Dimanche, dans une interview au JDD, il avait annoncé qu'il allait déposer une proposition de loi pour interdire les "listes communautaristes" aux élections , "pour contrer ce qui est une forme de sécession".

"Après avoir présenté une liste aux européennes, l'Union des démocrates musulmans français veut maintenant en présenter aux municipales", justifie l'élu de Vendée. Créée en 2012, l'UDMF a recueilli moins de 29.000 voix aux européennes, avec cependant des pics dans quelques communes en région parisienne. "Nous déposerons dans les jours qui viennent au Sénat une proposition de loi pour contrer ce qui est une forme de sécession, puisque ces listes veulent privilégier une partie de la population alors que notre République est 'indivisible '", indique le président du groupe LR.

SOUVERAINETÉ ET LAÏCITÉ

Il propose "d'interdire tout financement public d'un mouvement communautariste, qui ne respecterait pas les principes de souveraineté nationale et de laïcité, et de prohiber, sous le contrôle du juge administratif, les candidatures et la propagande électorale communautaristes".

Cela impliquera "l'interdiction de signes religieux comme le voile sur les affiches ou les professions de foi" et "nous souhaitons aussi que les élus, dans l'exercice de leur mandat, soient désormais tenus à une stricte neutralité, comme c'est le cas pour les fonctionnaires, lorsqu'ils représentent la collectivité, notamment lors des cérémonies officielles ou des réunions des assemblées territoriales", poursuit M. Retailleau. 

Aujourd'hui, la jurisprudence de la Cour de Cassation n'élargit pas aux conseillers municipaux le devoir de neutralité religieuse des agents publics.

Le président de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (ex-LR) a mis la question de ces listes sur la table mi-septembre, demandant au gouvernement de prendre les dispositions pour interdire "qu'il y ait aux prochaines élections municipales des 'listes communautaristes'".

"FRONT RÉPUBLICAIN"

Le ministre chargé des Collectivités territoriales Sébastien Lecornu a plutôt appelé cette semaine à "des fronts républicains locaux" pour faire barrage à d'éventuelles listes communautaires lors des municipales de mars 2020. 

M. Retailleau juge que "l'islam politique tente de construire une contre-société à visée séparatiste et antirépublicaine" et que "face à cela, Emmanuel Macron est d'une formidable ambiguïté". Le sénateur estime en outre que "si la révision constitutionnelle arrive à son terme, il faudra aussi préciser notre définition de la laïcité". 

Il propose "d'inscrire dans la Constitution que 'nul ne peut se prévaloir de sa religion pour se soustraire à la règle commune'", ce qui selon lui "réglera tous les débats sur les horaires différenciés de piscine, par exemple".

16 commentaires

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  • lorifer
    22 octobre18:04

    Hello palvadea, il était au gouvernement Sarkosy, et les problèmes existaient déjà, qu'ont-ils fait ?

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