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Vivre au Japon quand on est un moine zen
information fournie par Le Point26/03/2020 à 12:11

Chiken Kawaguchi et Ryûgyô Kurashima sont deux moines zen de l'école Sōtō (15 000 moines et nonnes ; 7 millions de fidèles). Chiken, qui vit avec sa femme et son fils à Yamanashi, s'investit dans la prévention du suicide et forme aux principes d'une alimentation végétale conforme aux préceptes du bouddhisme zen. À Fukushima, Ryûgyô vit seul et fait face aux ravages du tsunami de 2011. Son temple a été détruit. Il accompagne aujourd'hui les victimes relogées dans des préfabriqués et travaille au déblaiement toujours en cours de la région. Venus à Paris en novembre 2019 à l'occasion de la présentation du documentaire Tenzo* du metteur en scène Katsuya Tomita qui les a filmés dans leur quotidien, ils se sont confiés au Point sur leur quotidien, et leurs inquiétudes face à la montée de la pauvreté et le déclin de la religion aujourd'hui dans la société japonaise.

Le Point : Pourquoi avoir décidé de devenir moine  ?

Chiken Kawaguchi : Mon père et mon grand-père étaient moines. Je suis le fils aîné de la fratrie, et conformément à la tradition, c'était à moi de reprendre le temple familial pour continuer à prier pour les familles de fidèles sur plusieurs générations. Cette décision a été mûrement réfléchie après des années de doutes et de refus. Le déclic est venu à la mort de mon grand-père qui s'inquiétait beaucoup de ce que j'allais

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