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Vigneron du dimanche, un engouement illégal

Reuters10/10/2011 à 13:52

par Marion Douet

PARIS (Reuters) - Mathieu Gauquelin fait partie des quelque 200 habitants d'Ile-de-France qui, au fond de leur jardin, dans leur garage ou dans leur cave, mènent discrètement une activité illégale, pourtant reconnue comme un fleuron du patrimoine national.

En 2003, ce cartographe amateur de bons vins a cédé à l'envie de planter quelques pieds de vignes près du potager familial. Et, à force d'attentions, de rigueur et de longues heures passées à genoux, il en a tiré quelques litres d'un vin blanc mousseux.

"Ça m'a pris à 30 ans. Mon neveu est né, j'ai planté les 10 premiers pieds, puis il y eu ma fille, j'en ai planté d'autres. Aujourd'hui il y en a 45 !" explique-t-il, précisant que le terrain d'un voisin ami a du être réquisitionné pour que les vignes ne dévorent pas le potager.

Après 2 heures et 45 minutes de transport quotidien entre son village de la Vallée de la Marne et son bureau de l'Institut géographique national (au bord du bois de Vincennes), l'oenologue en herbe se rend au chevet de ses 300 m2 de vignes situés à Chalifert, un village voisin du sien.

A quelques kilomètres de là s'agitent les manèges colorés d'un célèbre parc d'attractions hollywoodien mais les pieds de vignes poussent dans le calme, en bordure de forêt. Quelques rares raisins subsistent sur les branches.

Aidée par la sécheresse du printemps dernier, la récolte de mi-septembre a été fructueuse.

"Il y a eu plusieurs fois des ratés, de la grêle, des sangliers qui ont détruit la moitié des pieds", admet le quadragénaire. "Mais mon plaisir c'est d'être ici, de tailler, de désherber, d'aérer la vigne. Et moi aussi de m'aérer!"

Dans une modeste cuve en inox qui trône dans le garage repose le fruit de la récente récolte. Comme les autres années, ses enfants et neveux ont été mis à contribution pour fouler, pieds nus dans une vieille barrique, les 65 kilos de raisins vendangés.

L'année dernière, Mathieu Gauquelin a pu apporter fièrement aux repas de famille une cinquantaine de bouteilles de son "champagne" qui reposait au frais depuis neuf mois, derrière la lourde porte en bois de la cave.

"L'année 2010 a été très bonne, il n'en reste plus une goutte ! De toute façon, il était bon mais contrairement aux grands crus je doute qu'il s'arrange avec le temps !" sourit-t-il.

"2011 ? Jusqu'au dernier moment on ne peut pas savoir, c'est la surprise. On fait sauter la capsule de la première bouteille, et paf, c'est la surprise."

FAUCHER LES VIGNES

Pour le plaisir de cette surprise-là quelque 200 particuliers franciliens exploitent quelque mètres carrés de vigne hérités de leur famille ou plantés à dessein, selon la fédération des viticulteurs franciliens.

Le règlement européen en vigueur, qui date de 2008, interdit les plantations nouvelles sauf dans des conditions extrêmement restrictives dans le but de réguler le marché du vin, explique Patrice Bersac, président de cette fédération.

"On a pris une décision qui dans son aspect global de maîtrise du marché est positive mais dans son aspect excessif, et disproportionné, devient absurde", dit-t-il.

"Ce ne sont pas 1.000 hectares qui vont déstabiliser le marché français et, au contraire, ça coupe l'objectif de rapprocher les gens du vin, du patrimoine culturel"

L'association aide ses adhérents -- dont un tiers sont des particuliers-- à échanger leurs connaissances autour du vin mais vient aussi en aide à ceux qui rencontreraient des problèmes avec l'administration.

Selon Patrice Bersac, l'engouement date des années 1990.

"Ils étaient déjà 100 au début des années 2000, et le double aujourd'hui. Cet engouement concerne surtout les régions non viticoles, l'Ile-de- France en tête", explique-t-il.

La tolérance des autorités est cependant réelle, car peu de cas de litiges sont recensés. Trois ou quatre fois au total, Patrice Bersac a dû voler au secours d'un amateur sur le point de faucher sa vigne sur demande des douaniers ou de l'organisme public FrancAgrimer qui délivre les droits de plantation).

A chaque fois, sa médiation a permis de résoudre l'affaire.

L'interdiction devrait même être levée d'ici 2015, anticipe Patrice Bersac. D'ici là, Mathieu Gauquelin restera membre de la fédération, pour apprendre mais aussi pour "se protéger" car il avoue sans fanfaronner craindre la venue des douaniers.

Edité par Marie Maitre et Muriel Boselli


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