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Ukraine : le cessez-le-feu gravement menacé
Le Parisien17/02/2015 à 01:59

Ukraine : le cessez-le-feu gravement menacé

L'Union européenne a appelé ce lundi à l'arrêt total des combats dans l'Est rebelle pro-russe de l'Ukraine, où les hostilités se poursuivaient dans plusieurs points chauds malgré une trêve très fragile.

En fin d'après-midi lundi, le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le président ukrainien Petro Porochenko ont exprimé «leur préoccupation sur la poursuite des combats à Debaltseve», ville stratégique de l'Est, selon la présidence française.

L'armée ukrainienne et les rebelles séparatistes se sont accusés mutuellement lundi de violer le cessez-le-feu entré en vigueur dans la nuit de samedi à dimanche, chacun prévenant qu'il n'était pas possible, dans ces conditions, de procéder au retrait des armes lourdes de la ligne de front comme convenu.

Une source gouvernementale ukrainienne haut placée a confirmé sous le couvert de l'anonymat que le retrait des armes n'avait pas commencé à minuit. «Le retrait des armes lourdes qui devait commencer à minuit au plus tard n'a pas démarré, mais il pourrait débuter mardi si les conditions nécessaires se réunissent», a assuré cette source sans autre précision.

Les combats font rage à Debaltseve

Les trois dirigeants, qui se sont entretenus par téléphone en fin d'après-midi, ont «aussi marqué leur souhait que les observateurs de l'OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) aient un accès libre pour poursuivre leur travail sur le terrain de manière objective et faire appliquer le cessez-le feu», selon l'Elysée.

«La situation est fragile. On ne pouvait certainement pas s'attendre à autre chose», a reconnu lundi la chancelière allemande Angela Merkel qui, avec le président François Hollande, a arraché un accord sur cette trêve lors de négociations marathons la semaine dernière à Minsk avec leurs homologues ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine.

Sur le terrain, des ...

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