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Tsipras met des conditions à une coopération avec la Turquie
Reuters16/10/2015 à 19:50


ATHENES, 16 octobre (Reuters) - La Grèce est prête à fournir un soutien à la Turquie dans la gestion de la crise des migrants mais pas au prix de concessions sur les questions nationales et notamment sur la partition de Chypre, a déclaré vendredi le Premier ministre grec Alexis Tsipras après avoir participé au Conseil européen à Bruxelles. Les Européens ont offert jeudi aux autorités turques trois concessions pour les inciter à coopérer sur le contrôle de l'afflux de réfugiés et de migrants vers l'Europe. Les Vingt-Huit ont avancé l'idée d'une aide financière qui pourrait atteindre trois milliards d'euros, ils ont évoqué la perspective d'un assouplissement de l'octroi de visas aux ressortissants turcs et une relance des discussions sur une adhésion à l'UE. ( ID:nL8N12F5DA ) Ces propositions ont été accueillies fraîchement par le président turc Recep Tayyip Erdogan. ( ID:nL8N12G2PO ) Alexis Tsipras a précisé vendredi qu'il attendait de la Turquie qu'elle remplisse toutes les obligations exigées d'un Etat postulant au statut de membre de l'Union européenne. "Si la Turquie fait des progrès, des progrès substantiels, en particulier dans le domaine des droits de l'homme et de la démocratisation, cela constituera à nos yeux une avancée importante", a dit le chef du gouvernement grec. "Mais nous ne devons pas oublier que ces progrès doivent également inclure un changement d'attitude de la Turquie concernant l'occupation de la partie nord de Chypre", a-t-il affirmé devant les parlementaires de la Vouli. Chypre, également membre de l'UE, est un proche allié de la Grèce depuis la division de l'île en 1974 en deux territoires séparés par une "ligne verte" contrôlée par l'Onu. La partie sud a intégré l'Union européenne en 2004 tandis que la partie nord, autoproclamée République turque de Chypre du Nord en 1983, a été annexée militairement par la Turquie en 1974. Cette intervention de l'armée turque a été décidée pour empêcher un rattachement de l'île à la Grèce que voulaient opérer des putschistes de la garde nationale chypriote qui avaient mené un coup d'Etat. La partie nord de l'île n'est pas reconnue par la communauté internationale à l'exception de la Turquie. (Michele Kambas; Pierre Sérisier pour le service français)

2 commentaires

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  • aperalma
    16 octobre21:28

    Depuis quand un leader politique enfermé dans la spirale d'une dette de 170% du PIB et réclamant un assouplissement voire une suprerssion partielle de cette dette, peut-il se permettre d'avoir des exigences de politique étrangère et y mettre des conditions notamment vis à vis de la Turquie? MDR

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