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Traînées de poudre à travers l'Hexagone
Le Monde16/05/2019 à 01:25

Expédiée de Cayenne, réceptionnée  à Orly, la cocaïne est désormais prête à inonder la France. Les Guyanais revendent la marchandise à des réseaux rompus à la distribution au détail, qui, depuis Paris, arrosent l'ensemble du territoire métropolitain.

Cocaïne, les filières guyanaises (3/3). « Salut, C Mehdi, dispo 24/24 avec de la frappe ! 60 € le gr. Offre spéciale guyanaise 70 €. Ponctualité aux rdv. » Mehdi - les noms de certains témoins et de tous les trafiquants cités dans cette enquête ont été modifiés -, dealeur en région parisienne, a envoyé ce message à ses clients par WhatsApp, l'une des messageries qui résistent aux interceptions de la police.

Tous les jours, à partir de 17 heures, il livre de la cocaïne à domicile dans le nord de la capitale. Ce soir, le voici dans le 11e arrondissement. Il sonne chez Eric, un traducteur indépendant âgé d'une trentaine d'années. La porte s'ouvre sur un deux-pièces envahi de poils de chat. « Tu me fais la guyanaise à 60 euros ? », essaie le client. « Pas moyen, répond le livreur. C'est de la foudre ! » Eric devra débourser 70 euros pour son gramme de « guyanaise ».

Mehdi a 24 ans et un CV judiciaire déjà bien rempli. Il sort juste de prison, où il purgeait une peine de quatorze mois. « J'avais une petite centrale téléphonique, confie-t-il. En mode autoentrepreneur. » Au centre pénitentiaire de Fresnes (Val-de-Marne), il était en cellule avec un Guyanais, incarcéré pour transport de cocaïne entre Cayenne et Paris. Ce codétenu lui a glissé le numéro d'un fournisseur, qu'il s'est empressé d'appeler une fois libre. Les clients ont aussitôt plébiscité la marchandise. A telle enseigne qu'Eric, le traducteur, le rappelle une semaine plus tard. Sauf que cette fois, la ligne du livreur...

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