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Tour de France : « Je pense donc je suis », par Guillaume Martin
Le Monde22/07/2018 à 09:36

Italy's Gianni Moscon (Front) and Great Britain's Luke Rowe (R) lead the pack during the 14th stage of the 105th edition of the Tour de France cycling race, between Saint-Paul-Trois-Chateaux and Mende on July 21, 2018. / AFP / Marco BERTORELLO

Quelles implications peut bien avoir la formule de Descartes dans une course cycliste ? La réponse de Guillaume Martin, coureur du Tour et diplômé de philosophie.

Cogito ergo sum, « je pense donc je suis » : la formule de Descartes est à ce point connue qu'elle apparaît parfois austère. Et si nous nous amusions à envisager les implications de cette formule dans le cadre d'une course cycliste ?

Soit une situation où un coureur attaque à côté de moi. Que faire ? Être ou ne pas être (dans l'échappée) ? Suivre ou ne pas suivre ? Je pense, pèse le pour et le contre... Y aller, c'est se donner l'opportunité de jouer la gagne ; mais c'est aussi risquer de se fatiguer pour rien. Rester dans le peloton serait plus sûr. Et en même temps, qui ne tente rien n'a rien... Donc je suis ! Je décide de prendre la roue du coureur qui vient de passer à l'offensive. Mince : j'ai pensé trop longtemps, et quand je viens à bout de ma délibération intérieure, l'attaquant est déjà trop loin devant, hors de portée. J'ai trop cogité, je n'ai pas pu suivre, je ne peux pas en être...

Je pédale donc je suis Moralité vélosophique : le cyclisme ne peut se résumer à une simple réflexion, à un calcul rationnel. Si je pense trop, je n'agis pas. Les briefings dans le bus avant le départ, les grands plans de bataille, les consignes à l'oreillette, c'est bien beau. Mais cela ne remplacera jamais l'expérience immédiate du coureur sur le terrain. In fine, l'important c'est de pédaler ! On me demande par exemple souvent à quoi je pense sur le vélo ou ce que la philosophie m'apporte dans ma pratique. Au risque de décevoir, ma crainte est plutôt que la philosophie me desserve ...

Retrouvez cet article sur LeMonde.fr

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