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Tensions avec Emmanuel Macron : "Je n'ai pas envie qu'on m'emmerde", lâche Edouard Philippe
information fournie par Boursorama avec Media Services17/01/2022 à 15:24

(Photo by GUILLAUME SOUVANT / AFP) ( AFP / GUILLAUME SOUVANT )

(Photo by GUILLAUME SOUVANT / AFP) ( AFP / GUILLAUME SOUVANT )

"Je n'ai pas envie qu'on m'emmerde, puisque c'est un terme à la mode", a lâché l'ancien Premier ministre Edouard Philippe en interview à l'Opinion ce lundi 17 janvier.

Edouard Philippe a lancé samedi à Niort les premiers comités locaux d'Horizons, plus que jamais "déterminé" à avancer dans la structuration de son parti, malgré l'épisode de guerre froide l'opposant à Emmanuel Macron.

Dimanche, dans une interview à L'Opinion , Edouard Philippe n'a pas mâché ses mots. "Je ne veux pas être ministre. Je ne veux pas aller à l’Assemblée. Je ne demande rien. Mais je n’ai pas envie qu’on m’emmerde, puisque c’est un terme à la mode", a-t-il lâché. Une référence aux propos du président sur les non-vaccinés qui ont récemment défrayé la chronique.

Le président de la République a en effet refusé la fusion entre Horizons et Agir, formation du ministre Franck Riester, qui aurait offert la mainmise à Edouard Philippe sur la droite de la majorité.

Une manoeuvre qui a suscité la consternation dans les rangs philippistes, et avivé les bruits de friction entre les entourages alors même que la majorité s'était mise en ordre de marche pour la présidentielle en se rassemblant dans une structure, "Ensemble citoyens !".

Une popularité qui reste élevée depuis juillet 2020

Par conséquent, Horizons a "suspendu sa participation" à cette "maison commune", explique l'eurodéputé Gilles Boyer, "car on a considéré qu'empêcher la fusion avec Agir contrevenait directement à une clause que l'on s'était collectivement fixée dès le début : à savoir pouvoir se rapprocher entre partis".

Difficile pour Edouard Philippe de se cramponner à son slogan - "enraciner" son parti Horizons, et "élever le débat collectif" - quand il est sans cesse ramené aux bisbilles internes à la majorité. A commencer par la défiance supposée que le chef de l'Etat entretiendrait envers son ancien Premier ministre, dont la popularité depuis son départ de Matignon en juillet 2020 reste élevée.

Un sujet sur lequel il ne veut "pas y passer des heures", a-t-il prévenu samedi, alors qu'il vient d'inaugurer devant une centaine de Niortais, dont le maire Jérôme Baloge, la première déclinaison locale d'Horizons. Environ 130 comités sont étrennés le même jour, et une centaine d'autres doivent champignonner d'ici à la fin janvier, se réjouit Edouard Philippe, attendu dans la foulée à La Roche-sur-Yon puis Guérande.

Une manière pour lui d'afficher que sa "détermination est totale", tout comme sa "loyauté est totale". "Il y a peut-être des gens que ça angoisse mais c'est leur problème, pas le mien", ironise-t-il encore, répétant ne pas être "dans une logique de confrontation, qui serait absurde".

Un réseau d'édiles

En filigrane se prépare aussi la bataille des législatives, et la possibilité qu'Horizons, qui aurait, de sources internes, déjà rallié une trentaine de députés d'étiquettes diverses, constitue son propre groupe à l'Assemblée, réduisant d'autant l'influence de LREM.

Toujours dans l'expectative sur sa place dans le futur dispositif de campagne d'Emmanuel Macron, Edouard Philippe compte intervenir ponctuellement durant les trois prochains mois sur des sujets spécifiques, à l'image de sa récente prise de position en faveur de la vaccination obligatoire.

Surtout, le maire du Havre cultive soigneusement l'un de ses atouts maîtres en politique, à savoir son réseau d'édiles, à qui il veut "redonner la parole sur les enjeux nationaux", en créant notamment d'ici fin janvier "une assemblée des maires".

6 commentaires

  • 17 janvier17:31

    "Une popularité qui reste élevée depuis juillet 2020 " : Surtout connu pour le 80km/h !