Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Votre compte a été clôturé.

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Pour des raisons de sécurité et pour continuer à accéder à votre espace membre, nous vous remercions de bien vouloir valider votre compte membre en cliquant sur le lien suivant : Je valide mon compte membre
Vous allez recevoir un email à l'adresse indiquée lorsque vous aviez créé votre compte.
Cliquez ensuite sur le lien présent dans le mail. Vous pourrez alors de nouveau accéder à votre compte membre.
Si vous n'avez pas reçu cet email, contactez-nous

Un email de confirmation vient de vous être adressé.

  • 8 caractères minimum

  • 1 majuscule

  • 1 minuscule

  • 1 chiffre

  • 1 caractère spécial

  • Différent de votre pseudo

  • Les deux mots de passe sont identiques

Mot de passe oublié ?

Bénéficiez gratuitement de fonctionnalités et de services additionnels. Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Tchad: après la mort de Déby, les rebelles promettent de marcher sur N'Djamena
AFP20/04/2021 à 20:58

Le président du Tchad Idriss Deby Itno le 30 juin 2020 à Nouakchott ( POOL / Ludovic MARIN )

Le président du Tchad Idriss Deby Itno le 30 juin 2020 à Nouakchott ( POOL / Ludovic MARIN )

Le président tchadien Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans et partenaire-clé des Occidentaux contre les jihadistes au Sahel, est mort de blessures reçues au combat contre des rebelles qui ont promis de marcher sur N'Djamena, et un de ses fils lui a succédé mardi à la tête d'un conseil militaire.

Un Conseil militaire de transition (CMT) présidé par le général quatre étoiles Mahamat Idriss Déby, 37 ans, jusqu'alors chef de la redoutable Garde présidentielle, unité d'élite et garde prétorienne du régime, a dissous gouvernement et Assemblée nationale et juré que de nouvelles institutions verraient le jour après des élections "libres et démocratiques" dans un an et demi. 

Mahamat Idriss Déby a nommé les 15 généraux qui composent le CMT. Dans ce décret signé par le fils du défunt président, s'ensuivent, en plus du sien, les noms de 14 généraux connus pour être dans le cercle des plus fidèles du chef de l'Etat.

Le général Mahamat Idriss Déby, chef de la garde présidentielle et fils du président défunt Idriss Déby Itno le 9 avril 2021 à N'Djamena ( AFP / MARCO LONGARI )

Le général Mahamat Idriss Déby, chef de la garde présidentielle et fils du président défunt Idriss Déby Itno le 9 avril 2021 à N'Djamena ( AFP / MARCO LONGARI )

Les rebelles, qui mènent depuis neuf jours une offensive contre le régime tchadien, ont promis de marcher sur N'Djamena et rejeté "catégoriquement" ce conseil militaire. "Nous comptons poursuivre l'offensive", a assuré Kingabé Ogouzeimi de Tapol, porte-parole du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad (FACT).

Les obsèques nationales d'Idriss Déby Itno, mort lundi selon la présidence, auront lieu vendredi à N'Djamena avant son inhumation dans sa région natale dans l'extrême Est.

La France "perd un ami courageux", a annoncé l'Eysée dans un communiqué, soulignant l'importance d'une "transition pacifique" et son "ferme attachement à la stabilité et à l'intégrité territoriale" du Tchad.

Le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a appelé à une transition militaire d'une "durée limitée" qui conduise à un "gouvernement civil et inclusif". La ministre française des Armées Florence Parly a de son côté affirmé que la France "perd un allié essentiel dans la lutte contre le terrorisme au Sahel".

Après avoir écarté par l'intimidation ou la violence quelques rares ténors d'une opposition divisée, le maréchal Déby avait été proclamé lundi soir - l'annonce de sa blessure n'avait pas encore été rendue publique - vainqueur de la présidentielle du 11 avril pour un sixième mandat, avec 79,32% des voix, une annonce en avance sur le programme prévu.

Localisation des régions tchadiennes de Tibesti et Kanem, où se sont déroulés des affrontements entre armée et rebelles au cours desquels le président Idriss Déby a été mortellement blessé ( AFP /  )

Localisation des régions tchadiennes de Tibesti et Kanem, où se sont déroulés des affrontements entre armée et rebelles au cours desquels le président Idriss Déby a été mortellement blessé ( AFP / )

Ce militaire de carrière, puis rebelle qui s'était emparé par les armes du pouvoir en 1990, n'avait de cesse de se présenter, souvent en battle-dress, comme un "guerrier". Il a été grièvement blessé en allant diriger lui-même, à 68 ans, les combats de son armée contre une colonne de rebelles infiltrés, comme souvent, depuis la Libye, à plusieurs centaines de kilomètres de N'Djamena.

Dans la capitale mardi, quelques heures après que l'armée a annoncé sa mort, les écoles ont fermé et les parents sont venus, paniqués, chercher leurs enfants. Les fonctionnaires, dont les administrations ont également fermé, sont repartis précipitamment chez eux.

De nombreux membres de la Garde présidentielle arpentent la ville en civil, reconnaissables à l'arme de poing glissée sous leurs vêtements et à leur talkies-walkies. Les policiers ont revêtu leur "tenue de combat", comme ils l'appellent: entièrement noire, cagoule ne laissant entrevoir que les yeux. La présence militaire n'est pas plus visible que depuis le début de l'offensive rebelle le 11 avril, jour de la présidentielle.

-fermeture des frontières-

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, lors d'une cérémonie à l'Assemblée nationale lui octroyant le titre de maréchal, le 11 août 2020 à N'Djamena  ( AFP / Renaud MASBEYE BOYBEYE )

Le président du Tchad, Idriss Déby Itno, lors d'une cérémonie à l'Assemblée nationale lui octroyant le titre de maréchal, le 11 août 2020 à N'Djamena ( AFP / Renaud MASBEYE BOYBEYE )

Le maréchal Déby "a pris la tête des opérations lors du combat héroïque mené contre les hordes terroristes venus de la Libye. Il a été blessé au cours des accrochages et a rendu l'âme une fois rapatrié à N'Djamena": en début de matinée mardi, un porte-parole annonçait la nouvelle en lisant un communiqué à la télévision d'Etat.

Le CMT "présidé par le général de corps d'armée Mahamat Idriss Déby, garantit l'indépendance nationale, l'intégrité territoriale, l'unité nationale, le respect des traités et accords internationaux et assure la transition pour une durée de 18 mois", a précisé l'armée.

Un couvre-feu a été instauré et les frontières terrestres et aériennes ont été fermées.

Un char T-55 tank posté à une intersection à N'Djamena, le 19 avril 2021. ( AFP / - )

Un char T-55 tank posté à une intersection à N'Djamena, le 19 avril 2021. ( AFP / - )

M. Déby avait renversé Hissène Habré (au pouvoir de 1982 à 1990) dont il était l'ancien commandant de l'armée. Puis sa Garde présidentielle avait, des années durant, réprimé sévèrement toute opposition avant qu'il n'assouplisse son régime et l'ouvre à un multipartisme "contrôlé", selon les experts.

Il avait été promu au rang de maréchal en août dernier, pour faits d'armes, après avoir, il y a un an, commandé en personne une offensive de son armée en profondeur au Nigeria voisin pour y poursuivre des jihadistes de Boko Haram qui venaient d'attaquer un camp militaire au Tchad.

Le président tchadien Idriss Déby, décédé mardi, en cinq chiffres clés ( AFP /  )

Le président tchadien Idriss Déby, décédé mardi, en cinq chiffres clés ( AFP / )

Le régime d'Idriss Déby était considéré par les Occidentaux, en particulier la France, l'ancienne puissance coloniale, comme un partenaire essentiel dans la guerre contre les jihadistes au Sahel. Le Tchad, enclavé entre des Etats faillis tels que Libye, Soudan et Centrafrique, est un contributeur de poids en soldats et armements dans ce conflit.

L'armée tchadienne fournit également aux Casques bleus de l'ONU au Mali un de leurs principaux contingents et passe pour la plus aguerrie de la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad).

- Mort au combat -

Le président tchadien Idriss Déby Itno le 6 février 2008, à N'Djamena ( AFP / Pascal GUYOT )

Le président tchadien Idriss Déby Itno le 6 février 2008, à N'Djamena ( AFP / Pascal GUYOT )

L'histoire du Tchad indépendant est ponctuée d'épisodes de rébellions armées venues du Nord, de la Libye ou du Soudan voisin. Idriss Déby était lui-même arrivé au pouvoir à la tête de forces rebelles ayant foncé sur N'Djamena.

Durant le week-end, il avait rejoint son fils Mahamat pour diriger les combats dans le Nord contre la coalition rebelle du FACT.

Lundi, l'armée assurait les avoir écrasés mais des rumeurs persistantes avaient filtré sur de violents combats laissant de nombreux morts et blessés de part et d'autre. L'armée n'avait reconnu que six tués dans ses rangs et affirmé avoir tué plus de 300 "ennemis".

Le FACT avait donné lundi une liste des officiers supérieurs tués, portés disparus, blessés et en fuite, blessés parmi lesquels figurait un certain "colonel Idriss Déby Itno", le dernier grade que lui reconnaissaient ses détracteurs. L'information n'avait pas été confirmée de source officielle.

Dans le massif du Tibesti, frontalier avec la Libye, mais aussi dans le Nord-Est qui borde le Soudan, des rebelles tchadiens affrontent régulièrement l'armée, depuis leurs bases arrières dans ces pays.

Des rebelles présumés faits prisonniers par l'armée tchadienne, selon des images qu'elle a transmis aux médias le 18 avril 2021. ( Chadian Army / Handout )

Des rebelles présumés faits prisonniers par l'armée tchadienne, selon des images qu'elle a transmis aux médias le 18 avril 2021. ( Chadian Army / Handout )

En février 2019, venus de Libye pour tenter de renverser le régime, ils avaient été stoppés par des bombardements d'avions de combats français sur demande de N'Djamena.

En février 2008, une attaque rebelle avait déjà atteint les portes du palais présidentiel avant d'être repoussée, là aussi grâce au soutien militaire décisif de Paris.

yas-dwi-amt-gir/sba

3 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • kozlow67
    21 avril12:12

    265023: une autre idée géniale, à part ça?

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer