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Syrie: plus de 370.000 morts depuis le début de la guerre, selon l'OSDH
AFP15/03/2019 à 09:52

Bombardement de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis sur le dernier réduit à Baghouz (Syrie) du groupe Etat islamique, le 11 mars 2019 ( AFP / Delil SOULEIMAN )

Plus de 370.000 personnes sont mortes depuis le début de la guerre en Syrie qui entre vendredi dans sa neuvième année, selon un bilan dévoilé par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Parmi elles, on compte 112.623 civils, dont plus de 21.000 enfants et 13.000 femmes, selon cette ONG, qui dispose d'un vaste réseau de sources à travers le pays en guerre.

Déclenché avec la répression sanglante par le régime de manifestations prodémocratie pacifiques, le conflit en Syrie s'est transformé au fil des ans en guerre complexe, impliquant groupes rebelles, mouvements jihadistes et puissances étrangères sur un territoire de plus en plus morcelé.

Le dernier bilan établi en septembre par l'OSDH faisait état de plus de plus de 360.000 morts.

Plus de 125.000 soldats de l'armée syrienne et membres de milices qui lui sont alliées ont été tués, selon le nouveau bilan de l'OSDH. En outre, 67.000 combattants d'autres forces, notamment des rebelles et des combattants kurdes ont péri, d'après l'OSDH.

Près de 66.000 jihadistes, notamment du groupe Etat islamique (EI) et de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), ex-branche d'Al-Qaïda en Syrie, ont aussi été tués, selon la même source.

Le conflit a aussi jeté sur les routes de l'exil des millions de Syriens. Et les ONG dénoncent toujours les exactions et atteintes aux droits humains perpétrées par le régime, accusé d'attaques chimiques meurtrières, mais aussi de tortures et d'arrestations arbitraires.

Au total, quelque 13 millions de Syriens ont été déplacés et ou se sont réfugiés dans d'autres pays.

Ces dernières années, le régime de Bachar al-Assad a réussi à reconquérir de nombreux territoires qu'il avait perdus face aux rebelles et jihadistes grâce à l'appui de ses principaux alliés la Russie et l'Iran, mais un tiers du territoire échappe encore à son contrôle.

La guerre a entraîné des destructions massives d'infrastructures et a réduit à néant plusieurs secteurs cruciaux pour l'économie, dont celui du pétrole.

Ces destructions sont estimées à 400 milliards de dollars (353 milliards d'euros).

Le président syrien Bachar al-Assad a estimé dimanche que son payse est soumis à un "siège économique" en raison des sanctions internationales imposées à son régime depuis le début de la guerre.

Totalement isolé sur le plan diplomatique à partir de 2011, le régime syrien a opèré depuis quelque temps un timide retour sur la scène régionale avec l'annonce récemment par les Emirats arabes unis et Bahreïn de la réouverture de leurs ambassades à Damas.

lar/hj/iw

1 commentaire

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  • homlib
    15 mars09:24

    Toujours le même vocabulaire : "régime" syrien; "rebelles" au lieu de terroristes mercenaires; "ONG" pour l'OSDH qui n'est que le porte parole des terroristes, basé à Londres. Pour un peu, ils mettraient les 370 000 morts sur le dos d'Assad. Si les USA étaient restés chez eux, la Syrie serait toujours un pays laïque, prospère, multiethnique et multireligieux.

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