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SNCF : "Les cheminots ne sont pas sanctionnables", affirme la CGT, qui dénonce une "provocation du gouvernement"
Boursorama avec AFP Services21/10/2019 à 13:03

Le gouvernement a interdit à la SNCF de négocier avec les syndicats, assure la CGT.

La gare du Nord à Paris, le 11 janvier 2019. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Le droit de retrait exercé par les cheminots, après un accident de train mercredi, est légitime et ils "ne sont pas sanctionnables", a assuré lundi 21 octobre le secrétaire général de la CGT-Cheminots, Laurent Brun.

"Nous considérons que les cheminots ne sont pas sanctionnables et c'est une provocation du gouvernement qui vise à pourrir un peu la situation" en parlant de grève illégale, a déclaré M. Brun sur RMC. "Selon notre analyse, au regard du droit, ils ne peuvent pas être sanctionnés puisqu'il ont fait usage de leur droit de retrait sur des motifs légitimes et ils expliqueront les motifs", a indiqué le responsable du premier syndicat de la SNCF. Et "dans certaines régions, l'inspection du travail est intervenue et a considéré effectivement que les motifs étaient légitimes" , a-t-il ajouté.

"DIRECTION COMPLÈTEMENT DÉSORGANISÉE"

La SNCF constatait une nette amélioration du trafic ferroviaire lundi, avec des perturbations limitées aux TER et Intercités, au quatrième jour d'un bras de fer entre syndicats et direction autour du "droit de retrait".

Selon M. Brun, "cette situation, il y a quatre ou cinq ans, aurait été réglée dès le premier jour". Si elle ne l'a pas été cette fois-ci dans ce délai, c'est "parce que la direction de l'entreprise est complètement désorganisée" et à cause de "cette intervention politique du gouvernement" vendredi: "interdiction de négociations, interdiction d'apporter des réponses", a-t-il assuré.

"Un droit de retrait, ça se traite en 24 ou 48 heures" car "on part en droit de retrait pour" obtenir "des mesures immédiates", des "mesures très concrètes", a-t-il encore souligné. "Vendredi soir, nous étions à deux doigts de trouver des solutions" avec la direction et "c'est le gouvernement qui a interdit toutes négociations et donc qui nous en a fait prendre pour deux jours de plus", a accusé M. Brun.

24 commentaires

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  • decoutte
    22 octobre11:58

    Comme d'habitude la CGT raconte n'importe quoi! ils oublient de dire que les inspecteurs du travail etaient eux memes syndiqués à la CGT! toute cette ma ; fia payée avec nos impots il y a de quoi etre en colere!

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