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Retraites: Berger déplore les "atermoiements" de l'exécutif, Delevoye persiste
Reuters08/11/2019 à 14:33

RETRAITES: BERGER DÉPLORE LES "ATERMOIEMENTS" DE L'EXÉCUTIF, DELEVOYE PERSISTE

PARIS (Reuters) - Laurent Berger, qui soutient le principe d'un futur système universel des retraites à points, a dénoncé vendredi les "atermoiements" du gouvernement sur la réforme et l'a pressé de "sortir du bois" sans délai au risque de s'aliéner l'ensemble des organisations syndicales, CFDT y compris.

Les tiraillements au sein de l'exécutif sur le calendrier et les modalités du système censé entrer en vigueur en 2025 ont paru au grand jour après que le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, eut exprimé son opposition à l'option dite de la "clause du grand-père" avancée par Emmanuel Macron pour limiter l'application de la réforme aux seuls nouveaux entrants sur le marché du travail à partir de cette date.

Dans un rappel à l'ordre voilé, la porte-parole du gouvernement a déclaré jeudi qu'il n'y avait qu'une seule ligne dans l'équipe gouvernementale sur ce dossier qui menace d'aggraver un climat social déjà très tendu.

"Aujourd'hui, le gouvernement, par ses atermoiements, donne à penser que cette réforme, ils en auraient peur parce qu'elle serait punitive", a réagi le secrétaire général de la CGT sur RTL.

L'épisode Delevoye, pour Laurent Berger, "révèle qu'ils ne sont pas calés".

"Je dis au gouvernement, 'maintenant il faut que vous sortiez du bois sur un certain nombre de sujets'" - pénibilité, carrières des femmes..., a-t-il poursuivi.

Interrogé sur "la clause du grand-père", le dirigeant syndical, qui milite pour un système "plus juste", estime que la réforme doit s'appliquer "à tout le monde" avec de possibles "spécificités professionnelles", par exemple les cheminots.

"Tous ceux qui ont une promesse à un moment donné, notamment sur la question de l'âge de départ, c'est leur contrat de départ, il faut des périodes de transition suffisamment longues", a-t-il dit.

"EST-CE QUE J'AI L'AIR D'UN ENFANT PUNI?"

Le projet de réforme en l'état prévoit que le nouveau système, qui supprime les régimes spéciaux, entre en vigueur à partir de la génération née en 1963, âgée de 62 ans en 2025.

"Si on fait entrer juste les nouveaux entrants, ça veut dire que les femmes, il faut qu'elles acceptent encore pendant une quarantaine d'années d'avoir une retraite en moyenne inférieure de 30% à celle des hommes", a expliqué Laurent Berger.

Le secrétaire général de Force ouvrière Yves Veyrier, qui s'oppose pour sa part à tout régime à points, a abondé dans ce sens en estimant sur BFM TV que le scénario d'une application progressive aboutirait à un système inique.

"Si on dit 'clause du grand-père', qu'on n'appliquera le futur régime qu'aux nouveaux entrants et que les droits de ceux qui sont en activité sont préservés, ça signifie que le nouveau régime ne sera pas aussi favorable", a-t-il avancé.

Jean-Paul Delevoye, qui campe sur ses positions, a relativisé vendredi les désaccords gouvernementaux.

"Est-ce que j'ai l'air d'un enfant puni?", a-t-il plaisanté devant la presse en marge d'un déplacement dans la commune de Le Wast (Pas-de-Calais). "Rien n'est changé, tout est écrit", a-t-il dit.

Sa prise de position sur la "clause du grand-père", a expliqué le haut-commissaire, est "une contribution à un débat, (...) que j'estime nécessaire pour éclairer, nourrir le débat."

"Je pense que cette hypothèse n'est pas celle qui pourrait donner l'efficacité maximale", a-t-il insisté, tout en soulignant qu'il se rangerait in fine à l'arbitrage du Premier ministre.

Selon un sondage pour Les Echos, Radio Classique et l'Institut Montaigne, près d'un Français sur deux (47%) est hostile à la réforme des retraites, et seulement 29% y sont favorables, soit une progression des opposants de quatre points en l'espace d'un mois et de 12 points pour la catégorie des actifs de 25 à 49 ans.

(Sophie Louet, édité par Henri-Pierre André)

5 commentaires

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  • mlaure13
    08 novembre18:54

    A bas les régimes spéciaux...à bas les prés carrés...à bas les prébendes...à bas les privilèges...à bas tout ce qui va à l'encontre d'une justice sociale...Je sais y a du boulot... Il faut se faire une raison ...la France est ingouvernable...ça devrait ns rappeler qq chose et qq'un...;-)

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