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Retraite à 67 ans évoquée par Edouard Philippe : "Ce serait une bombe de faire un truc pareil", s'insurge Laurent Berger
information fournie par Boursorama avec Media Services30/09/2021 à 14:43

Si, pour l'ancien Premier ministre, une réforme des retraites et un allongement des cotisations est nécessaire pour réduire la dette de la France, le secrétaire général de la CFDT estime que cette question ne doit pas être traitée "toujours en serrant les boulons et en promettant de la sueur et des larmes".

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, le 1er septembre 2021. ( AFP / THOMAS COEX )

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, le 1er septembre 2021. ( AFP / THOMAS COEX )

La réforme des retraites serait "la première" à faire pour réduire la dette de la France, a estimé, dans un entretien à Challenges l'ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui plaide pour repousser l'âge de départ "à 65, 66 ou 67 ans" . "Dans un pays qui est déjà bien agité, bien fatigué démocratiquement, ce serait une bombe de faire un truc pareil", a rétorqué le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger sur franceinfo jeudi 30 septembre.

Le leader syndical propose plutôt de focaliser l'effort sur les revenus du capital. "Le capital aujourd'hui n'est pas taxé au même niveau que les revenus du travail. Eh bien, il faut le faire", a-t-il estimé. "La décence, c'est que les plus riches qui se sont enrichis pendant cette période participent un peu au bien commun", a-t-il poursuivi. "Ce n'est pas délirant de dire une chose pareille", a-t-il insisté.

La question de la dette en France ne doit pas être traitée "toujours en serrant les boulons et en promettant de la sueur et des larmes, ça ne marchera pas", a argué Laurent Berger. "Il faut que l'on comprenne que cela ne marchera pas aujourd'hui dans notre pays d'avoir des logiques punitives", a-t-il souligné.

Les pensions, "de loin le premier poste budgétaire"

Dans les colonnes de l'hebdomadaire économique, Edouard Philippe a mis l'accent sur le poids de la dette publique, "une question fondamentale de souveraineté nationale" selon lui. "Nous préférons continuer à danser au-dessus du volcan que prendre les mesures, drastiques – et parfois amères –, qui s'imposent", a-t-il regretté, évoquant alors la réforme des retraites, "la première à faire".

L'ancien Premier ministre avait d'ailleurs amorcé cette réforme lors de son passage à Matignon, activant même l'article 49-3, avant de stopper la machine avec la crise du Covid. "A près de 330 milliards (d'euros), les pensions constituent de loin le premier poste budgétaire – plus d'un quart de la dépense publique – et le premier foyer d'économies possibles", a-t-il souligné dans Challenges . Parmi les leviers à disposition, "la seule solution raisonnable est donc d'allonger la durée de vie active en repoussant l'âge de départ à la retraite à 65, 66 ou 67 ans", a-t-il estimé. "Ce n'est pas une mesure facile à porter, cela peut être progressif, mais ceux qui promettent de régler la question des retraites sans augmenter la durée de la vie active mentent aux Français", a-t-il insisté.

17 commentaires

  • 30 septembre17:03

    DE toute façon, Mr CASSE TEXTE l'a dit : les conditions sanitaires ne sont pas réunies pour engager une réforme des retraites. J'oserais ajouter : IL FAUT QUE TOUT CHANGE POUR QUE RIEN NE CHANGE !!!