Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace client
    2. Connexion
Accès membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

REPORTAGE-Premier bilan positif pour le centre pour migrants de Paris

Reuters01/12/2016 à 15:43
    * Objectif : éviter la reconstitution de campements sauvages 
    * Pari réussi, selon la mairie et Emmaüs France 
    * 1.253 personnes accueillies au 24 novembre 
    * 700 hommes hébergés, la moitié renvoyés vers des centres 
en province 
 
    par Chine Labbé 
    PARIS, 1er décembre (Reuters) - Pour Osman, cette énorme 
"bulle" gonflable blanche, jaune et grise, posée depuis trois 
semaines dans le nord de Paris, constitue une halte salutaire 
sur le chemin de l'exil.  
    Après une orientation dans ce "sas", ce Soudanais de 19 ans, 
passé par la Libye et l'Italie, sera logé quelques jours dans 
une "halle" de 400 places, où il partagera une cabane en bois 
avec trois autres demandeurs d'asile. Le temps que l'Etat lui 
trouve un hébergement plus pérenne.  
    C'est ici, dans le 18e arrondissement de Paris, qu'a ouvert 
le 10 novembre dernier le centre de premier accueil pour 
migrants voulu par la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. 
    À quelques encablures des quartiers où se sont succédé ces 
18 derniers mois des campements sauvages, donnant lieu à plus de 
30 évacuations et 22.000 mises à l'abri, selon la mairie. 
    "L'objectif était d'éviter la reconstitution des campements 
de migrants et d'offrir un dispositif de premier accueil", 
explique Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs Solidarité, qui 
gère le centre.  
    Un pari réussi, selon le maire du 18e arrondissement.  
    "Il n'existe plus de campements de personnes migrantes à 
Paris", assure Eric Lejoindre. "Il y a encore des hommes seuls 
qui dorment à la rue, mais pas de campements." 
    A deux kilomètres au sud de ce centre, dans le 19e 
arrondissement de Paris, plus de 3.800 migrants campaient encore 
récemment. Les tentes ont désormais disparu.  
    "Le dispositif parisien a amélioré la situation", confirme 
Pierre Henry, directeur général de France terre d'asile. "Mais 
il est trop tôt pour tirer un bilan. C'est une offre qui est 
nécessaire et souhaitable. Est-elle suffisante? Je ne le pense 
pas", ajoute-t-il, mettant en garde contre un possible report 
des campements vers la proche banlieue.  
    Au 24 novembre, 1.253 personnes s'étaient présentées dans la 
"bulle" d'accueil du centre parisien, posée sur le site 
d'anciens entrepôts de la SNCF. Des hommes surtout (1.000), mais 
aussi des femmes (24), des familles (une cinquantaine) et des 
mineurs isolés (160). 
     
    BESOIN D'APAISEMENT 
    Ici, les migrants sont orientés en fonction de leur profil : 
à gauche, les femmes, les familles et les mineurs, envoyés vers 
d'autres structures dans l'attente de l'ouverture d'un second 
centre en janvier à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne); à droite, les 
hommes seuls, qui pourront trouver refuge cinq à dix jours dans 
la "halle". 
    Là, les migrants vont et viennent entre leurs cabanes en 
bois, réparties en huit villages de 50 places. Certains dorment, 
d'autres boivent du thé. Un groupe d'Afghans regarde du football 
américain à la télévision.  
    "Par rapport à tous les parcours difficiles qu'ont eu ces 
personnes, on sent qu'il y a vraiment une réponse à un besoin 
d'apaisement", se réjouit Bruno Morel, qui espère désormais 
pouvoir les aider à "élaborer un projet". 
    C'est dans le village bleu, au rez-de-chaussée - chambre 2, 
lit 3 - qu'Osman déposera son sac à dos noir.  
    Cet ancien chercheur d'or, qui aspire à étudier les langues, 
a demandé l'asile à Marseille. Mais faute de logement sur place, 
il est venu à Paris, à la recherche de ce "centre humanitaire" 
dont l'existence commence à être connue parmi les migrants.  
    "Je suis arrivé dans ce centre après cinq jours passés 
dehors, près d'un pont", raconte-t-il en arabe.  
    Tala, l'une des 500 bénévoles du site, l'accompagne dans la 
halle. Là, l'un des 120 employés d'Emmaüs Solidarité lui donne 
des draps, une serviette, du dentifrice, un shampooing, une 
brosse à dents et quelques autres objets indispensables.  
     
    VOCATION À ESSAIMER 
    Un cadenas lui est également remis pour ranger ses effets 
personnels dans une armoire. Pour le reste, un "magasin", 
approvisionné via des collectes en mairie et le réseau Emmaüs, 
est à sa disposition. 
    Comme Osman, 700 hommes majeurs avaient été hébergés ici à 
la date du 24 novembre. Plus de la moitié (356) avaient été 
réorientés, à 75% vers des Centres d'accueil et d'orientation 
(CAO) en province.  
    Ce matin, un bus a emmené 20 demandeurs d'asile en 
Franche-Comté. A 14H, un nouveau bus doit en emmener 35 autres à 
Bobigny, en Seine-Saint-Denis.  
    "C'est un peu stressant, on se demande ce qu'on va trouver", 
dit Thierno, un Guinéen de 57 ans. "Je n'ai pas d'exigence", 
ajoute-t-il toutefois. "C'est un nouveau départ." 
    Comme à Calais, la plupart de ces individus sont éligibles à 
l'asile. Ils viennent d'Érythrée, de Somalie, du Soudan, et 
surtout d'Afghanistan, pour près de 40%. 
    La mairie de Paris craignait une saturation du dispositif 
durant les premiers jours. "Finalement, ça a été plutôt fluide", 
avec environ 85 arrivées par jour, se félicite Bruno Morel.  
    Certains migrants rencontrés par Reuters racontent s'être vu 
refuser l'accès faute de places, mais ils ont pu revenir le 
lendemain ou le surlendemain, assure Emmaüs Solidarité.  
    Les autorités espèrent que ce centre fera des émules, et que 
d'autres capitales de régions voudront s'en inspirer.  
    "C'est nécessaire que sur l'ensemble des chemins de 
l'immigration on trouve ce type d'équipement", estime Eric 
Lejoindre. "Si dans quelques mois, il n'y a plus de campements 
dans les rues, la fluidité est là, les personnes sont 
accueillies et bien accueillies, je pense qu'on pourra dire que 
ça a fonctionné. Alors ce sera un bon exemple à suivre." 
 
 (édité par Yves Clarisse) 
 

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.