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Renault critiqué en France pour son usine du Maroc

Reuters09/02/2012 à 17:35

L'OUVERTURE D'UNE USINE RENAULT AU MAROC SUSCITE DES CRITIQUES EN FRANCE

PARIS (Reuters) - L'ouverture d'une usine Renault géante au Maroc relance dans une France en pleine campagne présidentielle le débat sur la désindustrialisation du pays et les conséquences de la mondialisation.

Le Parti socialiste, une partie de la majorité et l'extrême droite ont fustigé l'initiative du constructeur automobile, dont l'Etat français est - à égalité avec Nissan - le premier actionnaire, avec 15% du capital.

Cette inauguration survient alors que la défense de l'emploi industriel national est au centre de la campagne, le centriste François Bayrou parlant de défendre le "made in France", le socialiste François Hollande évoquant le "patriotisme industriel" et Nicolas Sarkozy multipliant les tentatives de sauvetage de sites menacés.

Quelque 880 sites industriels ont été fermés en France depuis 2009 et environ 100.000 emplois industriels ont été perdus durant la même période, selon une étude de la société Trendeo. Pendant la même période, 494 nouveaux sites ont été créés, ce qui laisse donc un solde négatif de 385 usines en moins, dit l'étude.

Le chômage est par ailleurs au plus haut depuis douze ans en France et beaucoup de candidats font le rapprochement entre les deux phénomènes.

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, deuxième syndicat français, a exprimé un point de vue mitigé, exprimant en premier lieu sa satisfaction de voir des emplois créés dans un pays pauvre proche de la France.

"Beaucoup de gens disent qu'il y a trop d'immigration en France, c'est bien aussi que les Marocains aient du travail", a-t-il dit sur France info. Selon lui, les salaires payés localement, de l'ordre de 240 euros par mois, soit quatre fois moins que le smic français, finiront fatalement par augmenter, comme cela fut le cas en Roumanie, où Renault s'est implanté.

"AMORAL", SELON ESTROSI

La CGT n'a pas réagi au niveau national, mais son délégué central Renault s'est montré très inquiet.

"On considère que c'est l'usine de tous les dangers", a dit Fabien Gache. "Les deux véhicules, qui sont des Scenic et des Kangoo 'loganisés', vont venir télescoper les parts de marché de Renault en Europe en cas de réimportation massive."

François Chérèque exige toutefois des éclaircissements.

"La CFDT demande qu'il y a ait un débat au niveau du groupe sur les conséquences de cette ouverture au Maroc sur les gammes assemblées en métropole, les achats, l'investissement en recherche et développement, l'emploi", a-t-il dit.

La direction réplique qu'aucun site français n'est fermé pour ouvrir ces nouvelles capacités. Le PDG de Renault-Nissan Carlos Ghosn, sur la radio RTL, a dit que le plan stratégique de Renault à moyen terme prévoyait chaque année une augmentation de la production du constructeur en France.

L'ancien ministre de l'Industrie Christian Estrosi (UMP) a pourtant fustigé le comportement de la société.

"Cette annonce est tout à fait insupportable voire scandaleuse", a-t-il dit sur RTL. "C'est un comportement amoral."

Lorsqu'il était ministre, Christian Estrosi avait protesté en vain en 2010 après l'annonce d'un possible développement de la production de Renault en Turquie.

L'ancien président UMP du Sénat Gérard Larcher a lui aussi exprimé des réserves.

"J'ai envie que Renault produise aussi en France, à Douai comme en vallée de Seine, j'ai aussi envie que Renault travaille avec des sous-traitants français", a-t-il dit sur LCI.

Le vice-président du Front national Louis Aliot parle de "système absolument fou". "Nos territoires se vident avec l'argent prêté par la France et l'Union européenne, c'est un véritable scandale", a-t-il dit sur Europe 1.

L'équipe du candidat PS François Hollande a rappelé que Renault avait reçu en 2009 trois milliards d'euros sous forme de prêts avantageux de l'Etat en échange d'engagements sur le maintien de la production en France.

"Une fois encore, Nicolas Sarkozy n'a pas été capable de faire respecter les engagements pris. Renault part désormais réaliser du dumping social au Maroc (...) une stratégie que l'Etat actionnaire ne peut ignorer, malgré les protestations effarouchées de certains anciens ministres de l'Industrie", dit dans un communiqué Bruno Le Roux, porte-parole du candidat.

Thierry Lévêque, édité par Patrick Vignal et Yves Clarisse


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