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Présidentielle : Anne Hidalgo, Yannick Jadot et Fabien Roussel "portent la responsabilité de l'extrême droite au second tour", estime Ségolène Royal
information fournie par Boursorama avec Media Services13/04/2022 à 12:31

L'ancienne ministre de la Transition écologique Ségolène Royal. ( AFP / ERIC PIERMONT )

L'ancienne ministre de la Transition écologique Ségolène Royal. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Selon Ségolène Royal sur RTL ce mercredi 13 avril, Fabien Roussel du PCF, Yannick Jadot d'EELV et Anne Hidalgo du PS, "auraient dû se retirer" au profit du candidat LFI Jean-Luc Mélenchon.

Gros revers pour le parti socialiste au premier tour de la présidentielle : la candidate Anne Hidalgo n'a remporté qu'1,75% des suffrages, le pire score du parti depuis la création de la SFIO en 1905. "C'est triste pour l'histoire du socialisme", a regretté Ségolène Royal sur le plateau de RTL ce mercredi 13 avril.

"C'est un courant de pensée qui a remporté des victoires électorales en Europe, il ne fait pas l'oublier, et qui, dans un contexte de crise telle que celle que nous avons connue, notamment la crise sanitaire, a prouvé que les valeurs qui sont les siennes sont des valeurs extrêmement modernes par rapport aux problématiques qui se posent aujourd'hui, en particulier la défense des services publics, de la santé, etc.", a rappelé l'ancienne ministre de la Transition écologique, arrivée au second tour de la présidentielle en 2007 face à Nicolas Sarkozy.

Selon elle, trois des autres candidats de gauche, Fabien Roussel du PCF, Yannick Jadot d'EELV et Anne Hidalgo du PS, "auraient dû se retirer" au profit de Jean-Luc Mélenchon, candidat LFI, troisième homme du scrutin avec 21,9% des suffrages. "Ils portent la responsabilité de l'arrivée de l'extrême droite au second tour de la présidentielle", a-t-elle jugé.

Après cet échec, "cela va être difficile à relever", selon Ségolène Royal. "Dans une logique politique historique, la gauche se réorganise autour de celui qui a réussi à presque être au second tour. La gauche doit se restructurer autour de LFI, même s'il y a des divergences", a-t-elle estimé, tout en reconnaissant que, "pour la gauche, c'est encore plus difficile de s'unir parce que les différents courants qui la composent sont attachés à ce qu'ils défendent. C'est ce qu'avait réussi à faire François Mitterrand, en réunissant des gauches très différentes."

LFI veut un "regroupement" autour du programme de Mélenchon pour les législatives

La France insoumise est favorable à des discussions avec les autres partis de gauche pour les législatives, mais à condition que le "regroupement se fasse autour du programme porté par Jean-Luc Mélenchon" et à la proportionnelle des résultats du premier tour de la présidentielle, a indiqué ce mercredi Manuel Bompard.

"On est favorable à faire en sorte qu'il puisse y avoir éventuellement un regroupement autour du programme qui a été porté par Jean-Luc Mélenchon à l'élection présidentielle et autour des résultats tels qu'ils ont été choisis par les électeurs au premier tour", a expliqué sur France Info l'ancien directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.

"Quand on est favorable à la proportionnelle dans les élections, nous on propose de l'appliquer pour les élections législatives" dans le calcul des équilibres entre forces de gauche pour les investitures, a-t-il insisté, entérinant ainsi un rapport de force extrêmement favorable à LFI. Jean-Luc Mélenchon a obtenu 21,95% des suffrages exprimés dimanche, contre 4,63% pour Yannick Jadot (EELV), 2,28% pour Fabien Roussel (PCF) et 1,75% pour Anne Hidalgo (PS).

Interrogé sur la possibilité de négocier avec Yannick Jadot ou Fabien Roussel, l'eurodéputé LFI a confirmé y être "favorable". Mais concernant le PS, "c'est un peu plus compliqué, j'ai écouté quand même ce qu'ils disent depuis dimanche, c'est : 'Jean Luc Mélenchon, on ne peut pas travailler avec lui', c'est à eux de clarifier leur position sur le sujet", a-t-il précisé.

Selon Manuel Bompard, Jean-Luc Mélenchon "décidera et il vous dira quand il aura décidé" s'il veut être candidat aux législatives, et "la décision n'est pas prise à cette heure". Les résultats du second tour devraient peser dans la balance, avait affirmé un proche du tribun lundi à l'AFP. Mais "c'est pas parce qu'on n'est pas candidat à l'élection présidentielle de 2027 qu'on disparaît du paysage politique", a-t-il expliqué.

"Jean Luc Mélenchon n'a pas dit : 'je mets un terme à mon engagement politique'. Il sera présent dans les prochaines échéances, je ne sais pas encore à quelle place, il le décidera lui-même" mais "il aura un rôle extrêmement actif dans les prochains mois et dans les prochaines semaines", a-t-il ajouté.

Dans l'Humanité , Fabien Roussel s'est dit "prêt" à échanger avec Jean-Luc Mélenchon sur les législatives, qui auront lieu les 12 et 19 juin. Mais il espère que dans les discussions à gauche soient sanctuarisés "les députés sortants derrière lesquels je souhaite que l'on puisse tous se retrouver".

20 commentaires

  • 13 avril18:03

    COUCOU, c'est moi la dame des portiques ECOMOUV. avec les bonnets rouges en prime. Et j'ai fait dépenser 1 milliard d'euros au budget de l'Etat en perte et profit !!! Ce n'est pas donné à tout le monde de pouvoir "cramer" un milliard d'euros. Gainsbourg avait cramé un billet de 500 FF à l'époque, mais ce n'était pas la caisse !!!