Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Votre compte a été clôturé.

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Pour des raisons de sécurité et pour continuer à accéder à votre espace membre, nous vous remercions de bien vouloir valider votre compte membre en cliquant sur le lien suivant : Je valide mon compte membre
Vous allez recevoir un email à l'adresse indiquée lorsque vous aviez créé votre compte.
Cliquez ensuite sur le lien présent dans le mail. Vous pourrez alors de nouveau accéder à votre compte membre.
Si vous n'avez pas reçu cet email, contactez-nous

Un email de confirmation vient de vous être adressé.

  • 8 caractères minimum

  • 1 majuscule

  • 1 minuscule

  • 1 chiffre

  • 1 caractère spécial

  • Différent de votre pseudo

  • Les deux mots de passe sont identiques

Mot de passe oublié ?

Bénéficiez gratuitement de fonctionnalités et de services additionnels. Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Premier vote historique au Congrès américain pour réparer les torts de l'esclavage
AFP15/04/2021 à 16:03

Un homme agite un drapeau américain, haranguant la foule devant le commissariat de police du centre de Brooklyn lors d'une manifestation de protestation contre la mort de Daunte Wright, tué par la police à Minneapolis au Minnesota, le 14 avril 2021 ( AFP / Kerem Yucel )

Un homme agite un drapeau américain, haranguant la foule devant le commissariat de police du centre de Brooklyn lors d'une manifestation de protestation contre la mort de Daunte Wright, tué par la police à Minneapolis au Minnesota, le 14 avril 2021 ( AFP / Kerem Yucel )

Une commission du Congrès américain a adopté mercredi un projet de loi portant le principe d'une compensation financière pour réparer les méfaits de l'esclavage aux Etats-Unis, un premier vote historique dans un pays encore marqué par les discriminations raciales.

Le texte a été adopté par la commission des  affaires judiciaires de la Chambre des représentants par 25 voix contre 17, les démocrates votant tous pour et les républicains tous contre.

La Chambre basse du Congrès, où les démocrates sont majoritaires, devra ensuite l'approuver en séance plénière, à une date indéterminée. Mais le sort du texte est incertain au Sénat, où les démocrates devront obtenir les voix d'au moins dix républicains pour qu'il soit finalement adopté.

Le projet de loi prévoit la création d'une commission d'experts qui serait chargée de faire des propositions sur l'indemnisation par le gouvernement des descendants des quelque quatre millions d'Africains amenés de force aux Etats-Unis entre 1619 et 1865, date de l'abolition de l'esclavage.

Il s'attaque à "l'injustice, la cruauté, la brutalité et l'inhumanité fondamentale de l'esclavage" et aux disparités dont souffre encore aujourd'hui la minorité noire américaine.

Ce vote "historique" est destiné à "poursuivre un débat national sur la façon de combattre les mauvais traitements subis par les Afro-Américains pendant l'esclavage, la ségrégation et le racisme structurel qui reste aujourd'hui endémique dans notre société", a déclaré avant le vote le président de la commission des affaires judiciaires, le démocrate Jerry Nadler.

La démocrate afro-américaine Sheila Jackson Lee a imploré ses pairs de ne pas "ignorer la douleur, l'histoire, et la sagesse de cette commission".

Le président Joe Biden, lui aussi démocrate et qui a rencontré mardi des élus afro-américains au Congrès, s'est "engagé" à soutenir ce texte, a-t-elle dit.

Mais les membres républicains de la commission, tout en reconnaissant la brutalité de l'esclavage, s'opposent à cette législation.

"Elle nous éloigne de l'important rêve de juger quelqu'un sur le contenu de sa personnalité et non la couleur de sa peau", a déclaré un représentant républicain, Chip Roy.

La législation, dont une première version avait été rédigée il y a près de 30 ans, est redevenue centrale depuis que la mort de plusieurs Afro-Américains lors d'interventions policières a poussé les Etats-Unis à se pencher davantage sur leur passé esclavagiste et sur les multiples discriminations subies par la minorité noire, qui constitue près de 13% de la population.

Le vote est intervenu alors qu'un policier blanc est jugé à Minneapolis, accusé d'avoir tué lors d'une interpellation un quadragénaire noir, George Floyd, devenu un symbole mondial des victimes de violences policières.

- Initiatives locales -

Malgré les avancées de la lutte pour leurs droits civiques dans les années 1960, les Afro-Américains sont toujours moins diplômés, ont une couverture sociale moins bonne et vivent moins longtemps que les Blancs. Ils sont aussi incarcérés de manière disproportionnée par rapport au reste de la population américaine.

Militants pour l'égalité des droits de Noirs devant la Maison Blanche (Washington, 1963) - AFP (  /  )

Militants pour l'égalité des droits de Noirs devant la Maison Blanche (Washington, 1963) - AFP ( / )

En 2019, le revenu médian annuel d'un foyer noir était de 43.771 dollars, contre 71.664 dollars pour un foyer blanc, selon des statistiques officielles.

Un groupe de 13 experts devra ainsi faire des propositions de compensations "pour l'institution de l'esclavage et (les) discriminations raciales et économiques contre les Afro-Américains".

Ces experts doivent faire des recommandations sur la façon de calculer cette indemnisation, la forme qu'elle devra prendre et qui seront les personnes éligibles.

La question des compensations avait été évoquée par plusieurs candidats à la primaire démocrate de 2020 dans le débat plus large sur les inégalités raciales et les différences de revenus.

Avant une décision au niveau fédéral, la question des réparations a déjà été abordée au niveau local.

La petite ville d'Evanston, près de Chicago, est devenue en mars la première à décider d'indemniser ses habitants noirs à hauteur de 10 millions de dollars sur les 10 prochaines années.

Les habitants correspondant aux critères recevront 25.000 dollars chacun pour financer leur crédit immobilier ou la rénovation de leurs logements.

Et en 2019, les étudiants de la prestigieuse université de Georgetown, à Washington, avaient approuvé symboliquement la création d'un fonds au profit des descendants d'esclaves vendus au XIXe siècle par les jésuites ayant créé l'établissement.

cyj/mlm/plh/ybl

13 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • sense78
    15 avril23:07

    Vous reprendrez bien une dose de repentance ?

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer