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PORTRAIT-France-Le Roux à l'Intérieur, la fidélité récompensée
Reuters06/12/2016 à 12:17

    * Le Roux se fixe pour mission la "protection totale des 
Français" 
    * Un bilan mitigé comme chef de groupe socialiste 
 
    PARIS, 6 décembre (Reuters) - Bruno Le Roux, qui a succédé 
mardi à Bernard Cazeneuve à l'Intérieur, voit sa fidélité sans 
faille à François Hollande récompensée après avoir présidé 
depuis le début du quinquennat le groupe socialiste à 
l'Assemblée nationale. 
   Il peut mettre en avant le fait d'avoir été délégué national 
du Parti socialiste chargé des questions de sécurité et d'avoir 
inspiré le programme en matière de sécurité du futur Premier 
ministre Lionel Jospin en 1997. 
   C'est "une grande responsabilité dans la période d'être 
ministre de l'Intérieur et d'avoir à assurer, avec le président 
de la République, avec le Premier ministre, la protection totale 
des Français et des débats qui vont avoir lieu dans notre pays", 
a-t-il déclaré après sa nomination. 
   Dans le droit fil de son prédécesseur, Bruno Le Roux a 
exprimé son "grand respect" envers les policiers, "pour la tâche 
que nous leur demandons depuis maintenant de longs mois et qui 
conduit à ce que notre pays soit protégé et bien protégé". 
   Mais les députés socialistes sont plus que mitigés sur 
l'action de Bruno Le Roux à l'Assemblée, déplorant un manque de 
dialogue et lui reprochant son soutien systématique à l'exécutif 
avec un art consommé de la langue de bois. 
   Le député de Seine-Saint-Denis, âgé de 51 ans, faisait déjà 
partie en août 2015 de la liste des ministrables pour remplacer 
François Rebsamen au ministère du Travail. L'entourage de ce 
dernier a d'ailleurs fait savoir que Bruno Le Roux devait sa 
nomination au refus de François Rebsamen de quitter la mairie de 
Dijon pour aller à l'Intérieur. 
   Son nom avait été également cité pour remplacer Jean-Yves Le 
Drian à la Défense si ce dernier avait quitté le gouvernement 
après avoir gagné les régionales en Bretagne, ce qu'il n'a 
finalement pas fait.  
   Du dispositif initial mis en place par François Hollande 
après son élection, il était le seul pion à ne pas avoir bougé, 
notamment après la débâcle des municipales de mars 2014, qui a 
vu Manuel Valls remplacer Jean-Marc Ayrault à Matignon. 
     
   "UNE MISSION INGRATE" 
   De fait, ce personnage tout en rondeur, qui a grandi à 
Epinay-sur-Seine, en Seine-Saint-Denis, a d'abord montré un 
certain savoir-faire pour contrôler l'aile gauche du PS, dosant 
dialogue et rappels à l'ordre. 
   Au fur et à mesure que la fracture s'est creusée entre 
l'exécutif et sa majorité, Bruno Le Roux a cependant peiné à 
contenir la colère des frondeurs, donnant l'impression de 
surnager difficilement entre les courants du PS. 
    Chargé par Manuel Valls de reprendre la majorité en main, 
Jean-Marie Le Guen, alors chargé des relations avec le 
Parlement, a joué sans succès la fermeté tandis que Bruno Le 
Roux continuait à souffler le chaud et le froid. 
    A la fin de l'été 2015, la question de son manque d'autorité 
s'était posée. "C'est une mission très ingrate à laquelle il 
rend beaucoup de noblesse. Il dialogue autant que possible avec 
une fermeté nécessaire", l'avait défendu Razzy Hammadi, député 
de Seine-Saint-Denis, dans l'Opinion. 
    Les frondeurs ne se sont pas privés de s'abstenir ou même de 
voter contre certains textes, une attitude qui a obligé Manuel 
Valls à recourir en février 2015 à l'article 49-3 de la 
Constitution pour faire passer en force la loi Macron sur la 
croissance et l'activité, puis la loi Travail de Myriam El 
Khomri l'année suivante. 
    Bruno Le Roux a commencé sa carrière politique en 1989 en 
devenant adjoint au maire socialiste d'Épinay-sur-Seine. Entre 
1990 et 1992, Pierre Mauroy, alors premier secrétaire du Parti 
socialiste, l'a nommé directeur-adjoint de son cabinet.  
    Il a été élu maire d'Épinay-sur-Seine en 1995, puis député 
de la première circonscription de la Seine-Saint-Denis en juin 
1997. Il y a été systématiquement réélu depuis.  
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clariss) 
 

3 commentaires

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  • mlaure13
    06 décembre14:26

    Une 5è roue de charrette à l'intérieur...dans un moment aussi critique pour la France avec les attentats qui se profilent...c'est vraiment n'importe quoi...;-(((

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