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Philippe annonce une loi de programmation pour la recherche
Reuters01/02/2019 à 18:05

PHILIPPE ANNONCE UNE LOI DE PROGRAMMATION POUR LA RECHERCHE

PARIS (Reuters) - La recherche scientifique sera dotée d'une loi de programmation pluriannuelle à partir de 2021, a annoncé vendredi le Premier ministre, Edouard Philippe, à l'occasion du 80e anniversaire du Centre national de la recherche scientifique (CNRS).

Destinée à "rendre justice au temps long" nécessaire à la recherche et à conforter la place de la France dans une compétition mondiale pour l'intelligence et l'innovation, cette loi de programmation doit permettre d'"engager dans la durée les transformations dont notre recherche a besoin".

"Nous devons vous donner des perspectives (...) du temps, des moyens et de la visibilité", a dit Edouard Philippe devant les directeurs et directrices d'unités.

Des groupes de travail composés de parlementaires, scientifiques, présidents d'université et industriels se pencheront sur le renforcement de la capacité de financement des projets, l'attractivité des carrières scientifiques et consolider la recherche partenariale avec l'industrie.

Ces groupes feront des propositions à la fin du premier semestre et la loi de programmation sera rédigée d'ici la fin de l'année, pour une adoption au cours de l'année 2020 et une entrée en vigueur au 1er janvier 2021, a dit Edouard Philippe.

"On ne peut se contenter que 4% seulement de la recherche publique soit financée par le monde socio-économique", a-t-il souligné, concernant le troisième axe de réflexion.

En matière de financement, "la France ne postule pas assez aux appels à projets européens et n'obtient pas suffisamment de résultats lorsqu'elle postule", a-t-il déclaré en soulignant la nécessité de renouveler les modèles de financement en lien avec l'Agence nationale de la Recherche et à l'échelle européenne, pour les rendre moins chronophages pour les chercheurs.

"ÉTIOLEMENT PROGRESSIF"

"Je ne crois pas que nous puissions nous contenter du statu quo, et je compte sur vous pour faire des choix, car (...) gouverner c'est choisir, et je dirais même que choisir c'est renoncer, nous devons donc faire des choix et décider de ce qui est le plus important", a poursuivi Edouard Philippe.

Ces annonces interviennent sur fond de réduction du nombre de recrutements annuels prévu en 2019 au CNRS, 250 postes au lieu de 300 lors des campagnes précédentes, dénoncée en décembre par les sections et commissions interdisciplinaires de l'organe d'évaluation du centre, dans une tribune publiée dans le Monde.

"Cette politique désastreuse organise l'étiolement progressif de la recherche publique française", estimaient-ils, jugeant que la dynamique de diminution des recrutements allait conduire au non-remplacement d'un quart des départs (80 sur 330 environ), à l'heure où les effectifs ont déjà diminué de plus de 1.200 (-5%) en dix ans.

Le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU) regrettait jeudi que "le CNRS fête ses 80 ans en promettant la perte de 80 postes par an" et dénonçait un "décrochage" de la France contraire à l'objectif européen d'investir 3% du PIB dans la recherche et le développement, fonds publics et privés mêlés.

"Pour contrer ce décrochage, l'État doit réinvestir de manière forte et durable dans la recherche publique", estimait le syndicat dans un message, qui demandait "une loi de programmation pluriannuelle, avec un budget de l'enseignement supérieur et de la recherche en augmentation de trois milliards d'euros par an pendant dix ans".

Le budget du ministère a été fixé à 25,1 milliards d'euros en 2019. La France consacrait en 2016 2,25% de son PIB en recherche et développement, selon la Banque mondiale.

(Julie Carriat, édité par Yves Clarisse)

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