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Parité dans les grandes entreprises françaises : où en est-on ?
information fournie par Boursorama avec Media Services28/01/2022 à 15:20

Christel Heydemann a été désigné pour succéder à Stéphane Richard à la tête d'Orange. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Christel Heydemann a été désigné pour succéder à Stéphane Richard à la tête d'Orange. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Si les femmes sont de plus en plus présentes dans les organes dirigeants des 120 plus importantes sociétés cotées, elles restent en revanche largement minoritaires à la direction.

Le conseil d'administration du géant français des télécoms a entériné vendredi 28 janvier le choix de Christel Heydemann, 47 ans, pour succéder à Stéphane Richard au poste de directeur général . L'occasion de faire le point sur la place des femmes dans ces entreprises.

Trois femmes DG d'une entreprise du CAC 40

À ce jour, on ne trouve qu'une seule directrice générale d’un groupe du CAC 40 : Catherine MacGregor , chez Engie depuis le 1er janvier 2021.

Catherine MacGregor, le 25 août 2021, à Paris. ( AFP / ERIC PIERMONT )

Catherine MacGregor, le 25 août 2021, à Paris. ( AFP / ERIC PIERMONT )

À partir du 1er juillet, Estelle Brachlianoff occupera les mêmes fonctions chez Veolia , après sa nomination début janvier 2022. Entretemps, Christel Heydemann aura pris ses fonctions le 4 avril.

Jamais trois femmes n'ont occupé en même temps la direction opérationnelle d'une entreprise de l'indice phare parisien. L'Américaine Patricia Russo avait été la pionnière, à l'issue de la fusion Alcatel-Lucent en 2006, mais il avait fallu attendre 10 ans de plus pour qu'une deuxième femme suive, Isabelle Kocher , déjà chez Engie. Ilham Kadri est PDG de Solvay depuis mars 2019, soit quelques mois après la rétrogradation de l'entreprise belge hors du CAC 40.

La nomination de Mme Heydemann représente "un bon signal de progrès" qui "répond à une attente de la société", avait estimé mi-janvier la vice-présidente et porte-parole de l'organisation patronale Medef, Dominique Carlac'h, également dirigeante d'une PME.

À quand une PDG ?

L'indice phare parisien attend encore sa première présidente-directrice générale (PDG). Il pourrait ne jamais y en avoir car les groupes dissocient de plus en plus les deux fonctions. C'est le choix qu'ont fait Veolia et Orange en janvier.

Le ministère de l'Économie avait publiquement affiché son soutien à Mme Heydemann début janvier, en indiquant donner, "à compétences égales", sa préférence à la nomination d'une femme parmi les trois candidats en lice.

D'autres entreprises importantes, mais non cotées, sont elles aussi dirigées par une femme, à l'image de la RATP avec Catherine Guillouard, ou de France Télévision avec Dephine Ernotte.

À Londres, le FTSE-100, qui regroupe les cent plus grosses valorisations de la place, ne compte actuellement que huit femmes DG, la dernière, Roisin Currie chez la chaîne britannique de fast-food Greggs, nommée le 6 janvier.

Quasi-parité dans les conseils d'administraion, mais pas au Comex

Les femmes sont de plus en plus présentes dans les organes dirigeants des 120 plus importantes sociétés cotées. Elles occupaient 46% des sièges des conseils d'administration et de surveillance en septembre 2021, selon la plateforme de données dédiées à la gouvernance d'entreprise Ethics and Boards, contre 26,2% en 2013. C'est le taux le plus haut en Europe.

En France, la loi Copé-Zimmermann impose depuis 2011 un quota de 40% femmes dans ces conseils.

Toutefois, seuls neuf étaient présidés par des femmes en juillet sur l'indice élargi parisien de 120 entreprises en septembre 2021, dont Legrand (Angeles Garcia-Poveda, conseil d'administration) et Michelin (Barbara Dalibard, conseil de surveillance) pour le CAC 40. Elles n'étaient que trois en 2017.

Et dans les comités exécutifs (Comex) et de direction, pas concernés par la loi, les femmes occupent moins d'un siège sur quatre (23,8%) en janvier 2022, contre 12% en 2013, selon Ethics and Boards.

La plateforme ne comptait à cette date que 14 femmes à la direction d'un groupe du SBF 120. Ces entreprises appartiennent à des secteurs différents, des matières premières (CGG, Eramet) à l'immobilier (Gecina jusqu'en avril, Nexity) en passant par la finance (Amundi, Eurazeo). Le décompte inclut la nomination d'Eva Berneke comme DG de l'opérateur de satellite Eutelsat en janvier 2022.

Avec le vote de la "loi visant à accélérer l'égalité économique et professionnelle" en décembre, les instances dirigeantes des entreprises de plus de 1.000 salariés doivent inclure au moins 30% de femmes d'ici 2027. Ce taux montera à 40% d'ici à 2030.

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12 commentaires

  • 28 janvier19:26

    areva se souvient du passage surtout leur actionnaire: propos ridicule de f07.... comme d'hab