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Paris pose ses conditions à Fincantieri sur STX France
Reuters04/01/2017 à 12:11

    PARIS, 4 janvier (Reuters) - L'Etat français entend obtenir 
des garanties du groupe italien Fincantieri  FCT.MI , retenu par 
la justice sud-coréenne pour reprendre STX France, mais ne 
nationalisera pas ces chantiers navals florissants, a déclaré 
mercredi le secrétaire d'Etat à l'Industrie Christophe Sirugue. 
    Fincantieri, leader européen de la construction navale et 
propriété à plus de 70% de l'Etat italien, est le seul repreneur 
à avoir déposé une offre pour les chantiers de Saint-Nazaire, en 
Loire-Atlantique, où Christophe Sirugue était attendu mercredi 
après-midi, notamment pour rassurer les syndicats.   
    "Nous voulons conserver le site de Saint-Nazaire, nous 
voulons conserver la filière, c'est-à-dire le lien avec les 
sous-traitants", a-t-il expliqué sur RMC. 
    "Et nous voulons conserver deux éléments vraiment très 
importants, qui sont la stratégie (et) la propriété industrielle 
pour éviter qu'on ne nous prenne notre savoir-faire." 
    L'Etat français dispose d'une minorité de blocage de 33% 
dans STX France et défendra ces quatre exigences dans les 
négociations avec Fincantieri, a-t-il ajouté. 
    Il a en revanche écarté l'idée d'une nationalisation, 
suggérée par des syndicats et des responsables politiques, parce 
qu'elle aurait notamment pour conséquence des discussions 
difficiles avec les clients des chantiers de Saint-Nazaire. 
    "Les clients ont envie d'avoir un industriel en face d'eux 
et c'est d'un industriel dont nous avons besoin dans ce 
dossier", a fait valoir Christophe Sirugue. 
    Il n'a cependant pas exclu une entrée au capital des 
chantiers de Saint-Nazaire du groupe DCNS, propriété à 62% de 
l'Etat, spécialisé dans la construction navale militaire. 
    Jusqu'à quelle hauteur ? "Ça fait partie de l'objet des 
discussions (avec Fincantieri) mais en tout cas pas jusqu'à 
50%", a ajouté le secrétaire d'Etat à l'Industrie. 
    Pour l'heure, le gouvernement français fait plutôt bon 
accueil à la perspective d'une reprise de STX France par le 
groupe italien. 
    "Nous avions dit que nous voulions un industriel européen 
(...) Fincantieri est un industriel européen. On aurait quand 
même des difficultés aujourd'hui à lui dire non", a souligné 
Christophe Sirugue. 
    "L'intérêt de Fincantieri aujourd'hui, ce n'est pas d'aller 
au blocage ; l'intérêt de Fincantieri c'est de pouvoir monter 
son projet industriel", a-t-il ajouté. "L'intérêt de l'Etat 
français, c'est de préserver notre fleuron. Je pense que c'est 
sur cette base-là que se fait la discussion." 
 
 (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse) 
 

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1 commentaire

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  • M5723741
    04 janvier12:51

    C'est pas les syndicats qu'il faut rassurer mais les personnels. Les représentants syndicaux sont protégés eux.

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