Bienvenue sur le nouveau Boursorama. Découvrez tout ce qui a changé
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Pakistan : Imran Khan au révélateur de la politique étrangère

AFP22/08/2018 à 10:05

Le nouveau Premier ministre pakistanais Imran Khan à l'Assemblée nationale à Islamabad le 17 août 2018 ( NA/AFP / Handout )

Tensions avec l'Afghanistan et l'Inde, dialogue en berne avec les Etats-Unis, partenariat économique avec la Chine... les chantiers diplomatiques ne manquent pas pour le nouveau Premier ministre pakistanais Imran Khan, qui aura du mal à redorer l'image du Pakistan sur la scène internationale.

"Le Pakistan ne peut pas prospérer tant que la paix n'est pas restaurée", a affirmé l'ex-champion de cricket dimanche pour sa première intervention télévisée. Le message, guère novateur, prend tout son sens dans un pays accusé d'intriguer en Afghanistan et en Inde.

"Nous nous sommes mis nos voisins à dos, nous avons perdu notre prestige", regrettait récemment Bilawal Bhutto-Zardari, jeune leader de l'opposition, devant l'Assemblée nationale. "Le Pakistan est vu comme une partie du problème et non comme une partie de la solution".

Washington et Kaboul affirment que le pays sert de "refuge" à des extrémistes qui combattent les troupes américaines et afghanes en Afghanistan, ce qu'Islamabad nie.

Début janvier, Donald Trump a accusé le Pakistan de "mensonges" et de "duplicité". Puis il a suspendu son assistance militaire, privant Islamabad de plusieurs centaines de millions de dollars par an.

Mais le président afghan Ashraf Ghani, qui a offert dimanche un nouveau cessez-le-feu aux talibans - ceux-ci ne lui avaient toujours pas répondu mercredi -, pourrait trouver une oreille attentive en la personne d'Imran Khan.

A domicile, l'ancien sportif a été affublé du sobriquet de "Taliban Khan" pour sa volonté maintes fois répétée de négocier avec les insurgés.

- Voix crédible -

"Imran Khan est très bien positionné pour rebâtir la confiance avec les Afghans, observe Huma Yusuf, analyste du Wilston center, à Washington. Il est vu comme un visage nouveau avec une voix crédible".

Le nouveau Premier ministre pakistanais Imran Khan passe en revue une garde militaire d'honneur le 18 août 2018 à Islamabad ( PID/AFP / Handout )

Il n'en sera pas forcément de même avec les Etats-Unis, dont il a critiqué les "politiques cruelles", quand leurs drones provoquaient des ravages parmi les civils pakistanais.

Fin 2013, ses supporteurs ont même réussi à bloquer les convois logistiques approvisionnant les bases américaines en Afghanistan lorsque ceux-ci passaient par le nord-ouest du Pakistan.

"Imran Khan cherchera à avoir une approche plus équilibrée avec les Etats-Unis", pronostique Huma Yusuf. "Mais la dérive pakistanaise du camp des Américains vers le camp de la Chine se poursuivra."

Depuis le lancement en 2013 du Corridor économique Chine-Pakistan (CPEC), un projet multiforme de 54 milliards de dollars prévoyant la construction de nombreuses infrastructures et de centrales électriques, Pékin est devenu le partenaire incontournable d'Islamabad.

Mais les contrats sont opaques et l'exécutif d'Imran Khan affirme vouloir davantage de "transparence".

"Il faut voir s'ils poursuivront sur cette ligne", remarque Andrew Small, spécialiste des relations Chine-Pakistan. "Le nouveau gouvernement essayera d'éviter tout embarras lié au CPEC", estime-t-il.

L'enjeu est de taille alors que le Pakistan, qui importe beaucoup trop, se trouve au bord de l'insolvabilité. Le pays doit impérativement se refinancer à l'étranger.

Un prêt auprès du Fonds monétaire international est envisagé. Mais les Etats-Unis, principaux contributeurs du FMI, pourraient dicter des conditions très strictes pour cet emprunt. Pékin pourrait alors suppléer le Fonds, espère-t-on à Islamabad.

"La Chine n'accepterait de financer (le Pakistan) que si elle avait un haut niveau de confiance dans l'agenda économique et le management du nouveau gouvernement", analyste Andrew Small, pour qui l'ampleur du prêt - plus de 10 milliards de dollars - "excède" dans tous les cas "les volontés" chinoises.

- Dialogue -

Reste la thématique indienne, la plus clivante au Pakistan. Depuis leur partition en 1947, les voisins ont connu trois guerres, dont deux autour du Cachemire, vaste territoire montagneux qu'ils revendiquent tous deux et où leurs soldats s'accrochent encore.

Lundi, le nouveau ministre des Affaires étrangères Shah Mehmood Qureshi a appelé à un "dialogue ininterrompu" avec New Delhi. "Nous sommes deux puissances atomiques. (...) Nous n'avons pas, à mon avis, d'autre solution que de discuter".

Le précédent Premier ministre Nawaz Sharif souhaitait aussi l'apaisement avec l'Inde. Mais de nombreux observateurs estiment que ses efforts en ce sens lui ont valu l'hostilité de la puissante armée pakistanaise, qui déciderait des politiques étrangère et de défense.

"Sur l'Inde, Imran Khan sera limité. Il ne voudra pas énerver l'armée", affirme Pervez Hoodbhoy, un éditorialiste pakistanais, qui n'attend "rien de significatif en terme de politique étrangère" de la part d'Imran Khan. "Ce n'est pas à lui de décider", assène-t-il.

Interrogé sur cette question, le ministre Qureshi a balayé ces critiques lundi. Si les "contributions précieuses" des institutions sécuritaires seront prises en compte, "la politique étrangère sera faite ici, au ministère des Affaires étrangères", a-t-il assuré.

0 commentaire

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer

Note d'information importante

Chère Cliente, Cher Client,

Nous souhaitons vous donner quelques règles à suivre pour investir dans les meilleures conditions et vous présenter les risques potentiels auxquels vous êtes susceptibles d'être exposés.

Vos connaissances, Votre profil d'investisseur
Tout d'abord évaluez vos connaissances boursières et financières et formez-vous en consultant le Guide de l'Investisseur, véritable introduction à la bourse et à l'épargne qui est disponible sur votre site Boursorama Banque sous la rubrique «Aide/Formation».
Définissez ensuite votre profil d'investisseur (prudent, équilibré, dynamique) et vos objectifs (durée de placement, rentabilité …). Ce constat vous permettra de vous orienter vers les produits et les marchés qui vous sont le mieux adaptés.

Pensez à vos besoins de liquidité
Adaptez votre durée de placement (1 mois, 1 an, 5 ans, …) à vos besoins de liquidités (projets, impôts …) et en tout état de cause, n'investissez pas en Bourse une partie trop importante de votre patrimoine.

La composition de votre portefeuille
Etudiez la composition de votre portefeuille : diversifiez vos placements afin de réduire au maximum le risque inhérent à un support ou à un secteur en particulier et n'investissez pas dans les produits optionnels (warrants, certificats), fortement risqués, si votre portefeuille n'est pas suffisamment important.

Connaître la vie des Sociétés
Renseignez-vous sur la société au sein de laquelle vous envisagez d'investir (actualités, santé financière, opérations à venir, …).

Agir en connaissance de cause
Soyez conscient des risques auxquels vous êtes exposés : de fait, si certains produits (actions volatiles, warrants, certificats, future…) ou certains modes d'investissement (Service de Règlement Différé) augmentent les espérances de gain, ils accroissent aussi fortement le risque de perte (totale). Ainsi, une connaissance technique préalable approfondie est requise, c'est pourquoi nous conseillons aux néophytes de s'écarter de ce type de produits.

Des risques différents selon les marchés
Prenez connaissance des caractéristiques des marchés sur lesquels vous allez investir : vous êtes confrontés à un risque variable (liquidité, volatilité, niveau d'information, change…) selon les marchés sur lesquels vous décidez d'intervenir (Premier Marché, Second Marché, Nouveau marché, Marché Libre, Marché étranger…).

Figez vos pertes
Enfin, la règle d'or à retenir est de savoir figer ses pertes : à vous de définir le montant de perte acceptable dès le début et une fois ce niveau atteint agissez en conséquence.

En appliquant ces quelques règles de bonnes conduite vous serez à même de mieux appréhender votre risque lorsque vous allez investir sur les Marchés

Un ensemble de cours complets sur la Bourse est également mis à votre disposition gratuitement et que vous pouvez retrouver sur votre site Boursorama Banque dans la rubrique «Aide/Formation». Si des questions resteraient en suspend, n'hésitez pas à contacter votre agence qui est à votre disposition.

Cordialement,
L'équipe de Boursorama Banque.