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"Nous ne travaillons pas assez" : Bruno Le Maire analyse les difficultés industrielles françaises
Boursorama avec AFP Services15/10/2019 à 10:44

Le ministre a identifié "trois difficultés structurelles : temps de travail, impôts et formation.

Bruno Le Maire à Paris, le 3 octobre 2019. ( AFP / ERIC PIERMONT )

La France court le risque d'un "déclassement productif" et de "perdre sa qualité de nation productive", handicapée par des difficultés structurelles, a estimé lundi 14 octobre Bruno Le Maire. Le ministre de l'Économie assure que les Français doivent travailler plus, et que les impôts de production doivent baisser.

À la veille d'une présentation à Bercy des grandes orientations du Pacte productif annoncé en avril par Emmanuel Macron, M. Le Maire a déclaré que la France avait "de bons résultats économiques", mais que "si on regardait la situation structurelle du pays, le risque était un risque de déclassement productif" .

"Nous sommes en train de perdre notre qualité de nation productive, dans le secteur industriel comme dans le secteur agricole, par défaut d'innovation, de positionnement, de compétences", a expliqué le ministre à des journalistes.

TROIS GRANDES FILIÈRES SEULEMENT

"Notre production, quand on regarde uniquement la production industrielle, ne repose que sur trois grandes filières, qui sont les vins et spiritueux, le luxe et l'aéronautique", a détaillé M. Le Maire. Or, "on ne fait pas une grande production et une grande nation économique uniquement sur la base de trois filières" , a-t-il insisté.

La présentation du Pacte productif réunira mardi plusieurs ministres, après près de six mois de consultations avec des administrations, des cabinets de conseil, des parlementaires, le patronat et les syndicats, ainsi que des élus locaux.

M. Le Maire a identifié "trois difficultés structurelles françaises" auquel le Pacte devra chercher à remédier. "Nous ne travaillons pas assez" , a affirmé le ministre de l'Economie, selon lequel "le volume global d'heures travaillées en comparaison de nos voisins du G7 et des grands pays de l'OCDE est insuffisant".

TROP D'IMPÔTS DE PRODUCTION

Un point également souligné par le Medef, tout comme la question des impôts de production, sur laquelle M. Le Maire veut avancer prudemment avec les collectivités locales, dont les ressources dépendent en grande partie de cette manne fiscale. "Nous avons aujourd'hui des impôts de production, qui pénalisent les entreprises, qui sont sept fois plus élevés qu'en Allemagne et deux fois plus élevés que la moyenne des pays de la zone euro", a regretté le ministre.

Enfin, "nous devons aller plus dans la formation des compétences que ce qui a déjà été fait depuis le début du quinquennat pour pourvoir les centaines de milliers d'emplois qui aujourd'hui ne sont pas pourvus", une difficulté là aussi fréquemment pointée du doigt par les chefs d'entreprise.

M. Le Maire a aussi évoqué la nécessité d'une "production décarbonée et respectueuse de l'environnement", alors que le bilan de la France n'est "pas bon" si l'on tient compte des produits importés fortement carbonés.

ÉCONOMIE VERTE

Par ailleurs, "il n'y a pas de cohérence à favoriser la finance verte, à réduire les émissions de CO2 à l'intérieur de nos frontières si c'est pour que le Trésor public apporte des garanties à hauteur de dizaines de milliards d'euros à des projets d'exportation qui augmentent la trace carbone à l'étranger", a encore dit le ministre.

Après la présentation de mardi, la phase de consultation du Pacte productif doit se poursuivre pendant au moins six mois et les Français pourront donner leur avis par internet.

46 commentaires

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  • M3366730
    20 octobre01:35

    Rillouto: alignons pour les régimes spéciaux et fonctionnaires le temps de travail, le nombre de jours de congés et de RTT sur le privé et des centaines de milliers de jours récupérés chaque année......... Idem pour les cotisations retraites, les retraites versées que dans le privé. C'est fait pour les cotisations URSSAF/ASSEDIC depuis 2018 puisque vous ne cotisiez pas avant :-)

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