Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
  1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Votre compte a été clôturé.

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Pour des raisons de sécurité et pour continuer à accéder à votre espace membre, nous vous remercions de bien vouloir valider votre compte membre en cliquant sur le lien suivant : Je valide mon compte membre
Vous allez recevoir un email à l'adresse indiquée lorsque vous aviez créé votre compte.
Cliquez ensuite sur le lien présent dans le mail. Vous pourrez alors de nouveau accéder à votre compte membre.
Si vous n'avez pas reçu cet email, contactez-nous

Un email de confirmation vient de vous être adressé.

  • 8 caractères minimum

  • 1 majuscule

  • 1 minuscule

  • 1 chiffre

  • 1 caractère spécial

  • Différent de votre pseudo

  • Les deux mots de passe sont identiques

Mot de passe oublié ?

Bénéficiez gratuitement de fonctionnalités et de services additionnels. Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Même décrié, le projet de loi climat voté sans encombre par l'Assemblée
AFP04/05/2021 à 20:02

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili (c), à l'Assemblée nationale après le vote de la loi Climat, le 4 mai 2021 ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili (c), à l'Assemblée nationale après le vote de la loi Climat, le 4 mai 2021 ( AFP / Christophe ARCHAMBAULT )

Voté sans difficulté mais par la seule majorité: le projet de loi climat a franchi mardi le cap de l'Assemblée, malgré les vives critiques de la gauche et des écologistes sur ses "insuffisances".

Adopté en première lecture par 332 voix contre 77, et 145 abstentions, dont 6 LREM, le texte est attendu au Sénat courant juin. "Le combat écologique n'est jamais terminé mais avec cette loi nous marquons un tournant", s'est réjouie la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili après le scrutin.

Inspiré des travaux de la Convention citoyenne pour le climat (CCC) voulue par Emmanuel Macron, le projet gouvernemental comprend une batterie de mesures, comme la suppression de certaines lignes aériennes intérieures en cas d'alternatives de moins de 2h30 en train, la création d'un délit d'écocide ou l'interdiction de la mise en location des logements passoires thermiques en 2028.

Barbara Pompili a rappelé le "processus inédit" de la CCC. Mais le gouvernement se retrouve en porte-à-faux avec ses membres qui jugent leurs propositions "détricotées". 

Malgré "quelques avancées", des ONG du Réseau action climat dénoncent aussi un "formidable gâchis". Une nouvelle "marche climat" est annoncée dimanche, après celle du 28 mars.

Fumigènes à la main et cadenas au cou, une dizaine de militantes d'Extinction Rebellion se sont enchaînées aux grilles du Palais Bourbon mardi, fustigeant un texte "indigent".

- "Les grosses bagnoles" -

Dans l'hémicycle, la gauche a regretté "l'autosatisfaction" du gouvernement (Guillaume Garot, PS), malgré un "empilement de mesures anecdotiques" (Hubert Wulfranc, PCF). C'est une loi "de communication" (Loïc Prud'homme, LFI), "pas à la hauteur de l'urgence" climatique selon l'écologiste Delphine Batho.

Plusieurs élus déplorent le manque d'ambition du volet publicité, qui ne restreint pas la réclame pour les véhicules les plus polluants, comme les "grosses bagnoles", dixit François-Michel Lambert (Libertés et Territoires).

Marquée par la crise des "gilets jaunes" née d'une taxe carbone sur les carburants, la majorité a insisté sur la "ligne de crête" entre "ambition écologique" et "acceptabilité sociale".

Ce mouvement social "nous a rappelé comment l'acceptation de la population à la transition était cruciale et n'allait pas de soi", a redit Marie Lebec (LREM) dans l'hémicycle.

Une prudence manifeste au sujet de la filière poids lourds, très hostile au texte. Les LREM soulignent ainsi les nombreuses "étapes" avant la mise en place éventuelle d'une écotaxe régionale dans les collectivités volontaires.

Le président Emmanuel Macron lors d'une réunion avec les membres de la Convention citoyenne sur la climat, le 14 décembre 2020 à Paris ( POOL / Thibault Camus )

Le président Emmanuel Macron lors d'une réunion avec les membres de la Convention citoyenne sur la climat, le 14 décembre 2020 à Paris ( POOL / Thibault Camus )

Remontée contre une "écologie punitive", de "taxes" et de "culpabilisation permanente" (Jean-Marie Sermier, LR), la droite a majoritairement choisi l'abstention, promettant la défense d'une "écologie positive" lors de la présidentielle 2022. Les élus RN se sont également abstenus.

- "30 milliards du plan de relance" -

Fin février, le Haut Conseil pour le climat, une instance indépendante, avait pointé "la portée réduite" de certaines mesures, au regard des objectifs de réduction de 40% des émissions de gaz à effet de serre en France, en 2030, par rapport à 1990. 

L'Union européenne vient en outre de renforcer ses ambitions en 2030, pour baisser les émissions de 55% par rapport à 1990.

"Ce n'est pas ce projet de loi seul" qui permet d'atteindre les objectifs français, mais "la somme" de plusieurs lois et les "30 milliards de l'axe verdissement du plan de relance", nuance le ministère de la Transition écologique.

Le rapporteur général Jean-René Cazeneuve (LREM) insiste sur les "avancées significatives" obtenues durant les débats, au retentissement limité par la crise sanitaire.

L'interdiction de la mise en location des "passoires thermiques" (logements classés F et G en performance énergétique) en 2028 a été élargie aux logements classés E en 2034.

Les députés ont aussi voté un "accompagnement individualisé" des ménages à chaque étape de la rénovation et une garantie partielle pour des prêts ("avance-mutation") de familles modestes.

Ont également été ajoutées des mesures en faveur du vélo, comme l'élargissement de la prime à la conversion à l'acquisition de vélos électriques.

Des avions Air France sur le tarmac de l'aéroport d'Orly, le 24 juin 2020 ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Des avions Air France sur le tarmac de l'aéroport d'Orly, le 24 juin 2020 ( AFP / STEPHANE DE SAKUTIN )

Pour l'aérien, la suppression de certaines lignes intérieures (entre Paris-Orly et Nantes, Bordeaux ou Lyon) a animé les débats, bien qu'elle entérine des décisions déjà prises avec Air France. La disposition a été contestée par une poignée de députés de tous bords, principalement élus du Sud-Ouest, où Airbus et ses sous-traitants irriguent l'activité économique.

adc-laf/reb/jk/rhl

5 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • azert0
    04 mai21:05

    Plus d'avion pour les députés aller à Paris, difficile de prendre le train avec le peuple.........

    Signaler un abus

Voir plus de commentaires

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer