Aller au contenu principal Activer le contraste adaptéDésactiver le contraste adapté
Plus de 40 000 produits accessibles à 0€ de frais de courtage
Découvrir Boursomarkets

Matignon : Emmanuel Macron avait prévenu Édouard Philippe dès 2017 qu'il le remplacerait
information fournie par Boursorama avec Media Services06/05/2021 à 10:22

"C'est une forme de respiration dans la vie du pays au bout de trois années", que de changer de Premier ministre, selon le président.

Édouard Philippe et Emmanuel Macron à Paris, le 29 juin 2020. ( POOL / CHRISTIAN HARTMANN )

Édouard Philippe et Emmanuel Macron à Paris, le 29 juin 2020. ( POOL / CHRISTIAN HARTMANN )

Édouard Philippe savait qu'il serait remplacé au poste de Premier ministre à la mi-mandat, a confié Emmanuel Macron dans un livre qui paraît jeudi 6 mai.

"La durée de vie d'un Premier ministre n'est pas forcément celle du président" , "je lui en avais parlé", explique le chef de l'État au journaliste du Figaro Arthur Berdah, dans son livre "Emmanuel Macron, Vérités et légendes (Ed. Perrin).

Édouard Philippe a donc quitté Matignon le 3 juillet, parce que, assure Emmanuel Macron, "c'est une forme de respiration dans la vie du pays au bout de trois années" , "sans qu'il y ait aucun critère personnel ou de confiance qui rentre en jeu".

Les Français, "un peuple de jacqueries"

Dans cet entretien réalisé pour le livre en septembre 2020, le chef de l'État répond aussi à des questions plus personnelles, comme la difficulté pour un président de nouer des amitiés désintéressées. "Il faut être lucide, on a les amis qu'on avait avant", reconnaît-il. "La politique, ce n'est pas des moments où on (s'en) fait. En tout cas de manière sincère. Ce qui va avec l'amitié, c'est-à-dire le désintéressement, […] est faussé par la fonction".

Il répond aussi à ceux qui font de la surenchère sur le champ "régalien", en premier lieu la sécurité.

"Ceux qui prétendent être 'régaliens' sont les meilleurs alliés de leurs ennemis. Parce qu'ils exacerbent des tensions, ils ne s'attaquent pas au cœur du problème et ils rabattent une partie de la population vers la caricature qu'ils font des sujets", réplique-t-il. "Au fond, les gens pensent qu'être 'régalien', c'est être brutal avec une partie de la société. D'ailleurs, ceux qui ont les mots les plus forts ont généralement eu des actions très faibles. Moi, je crois à l'efficacité. Je n'ai jamais été dans l'hystérisation de ce sujet".

Revenant sur les Gilets jaunes, il voit toujours les Français comme "un peuple de jacqueries", "un pays monarchiste et régicide. On aime avoir un chef – et maintenant l'élire ! – pour pouvoir le tuer quand les choses vont mal". Tant qu'il n'aura pas "réussi à recréer un cadre commun", estime-t-il, la crise "reviendra".

6 commentaires

  • 06 mai12:53

    alors les 80 km/h, macaron savait