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Marine Le Pen s'élève contre la quête des voix FN
Reuters26/04/2012 à 15:59

Marine Le Pen s'élève contre la quête des voix FN

PARIS (Reuters) - Marine Le Pen s'est élevée jeudi contre le "mépris" dont Nicolas Sarkozy et François Hollande font preuve, selon elle, envers les électeurs qui se sont portés sur son nom à la présidentielle, jugeant la quête de ces voix "particulièrement illégitime".

Dans une lettre ouverte aux finalistes de la présidentielle, transmise jeudi à Reuters, la présidente du Front national juge inadmissible de dire que ses électeurs ne voulaient pas la porter à l'Elysée et qu'il s'agit d'un "vote de crise", de "désespérance", "d'extrême droite" ou "xénophobe".

"Je ne suis en rien propriétaire de mes voix du 22 avril. Je n'en revendique aucunement la propriété. Ce serait parfaitement contraire à l'idée que je me fais de la liberté du peuple", écrit-elle.

"Mais je considère qu'il est de mon devoir de défendre l'honneur de mes électeurs, et de demander qu'on cesse de les mépriser. J'estime que votre attitude jusqu'ici rend votre quête de ces voix particulièrement illégitime", ajoute-t-elle.

Marine Le Pen avait auparavant demandé jeudi au président-candidat et aux dirigeants de l'UMP, sur RTL, une réponse claire sur ce que l'UMP ferait en cas de duel entre des candidats du PS et du FN aux élections législatives de juin.

La dirigeante du FN, qui doit annoncer sa position personnelle pour le second tour le 1er mai, semble avoir laissé la porte ouverte à une prise de position, alors que les cadres de son parti évoquaient jusque-là un vote blanc.

"En cas de duel entre un Front national et un socialiste, est-ce que l'UMP et le président préfèrent faire élire un député mariniste ou un député socialiste?", s'est-elle interrogée.

"Je n'ai toujours pas de réponse à cette question et je l'attends (...) Si je pose des questions (...) c'est que j'attends des réponses".

Nicolas Sarkozy, qui a souligné que l'UMP aurait "des candidats partout", a estimé que la question de duels PS-FN ne se posait pas et a rappelé à l'ordre les membres de sa majorité qui ont fait savoir, comme l'ancienne ministre des Sports Chantal Jouanno, qu'ils voteraient socialiste dans de tels cas.

"FUITE EN AVANT"

Il a indiqué que tous les candidats de l'UMP en position de se maintenir au second tour des législatives le feraient, même s'ils arrivaient derrière ceux du FN et du Parti socialiste.

Plusieurs éditorialistes ont estimé que Nicolas Sarkozy avait franchi une ligne jaune dans la course aux voix FN.

Le candidat socialiste a dit pour sa part comprendre la prise de distance du candidat centriste François Bayrou avec le président sortant, qu'il a accusé de "valider" les thèses du Front national.

"Il a compris que l'attitude de Nicolas Sarkozy était une vraie fuite en avant, c'est-à-dire une course derrière les thèses du Front national et qu'il y a des limites à poser", a dit François Hollande sur France Info.

Marine Le Pen, troisième à l'issue du premier tour, dimanche, avec 17,9% des voix, s'était posée le soir même en chef de l'opposition, prédisant la défaite de Nicolas Sarkozy le 6 mai et un implosion à terme de l'UMP.

Dans sa lettre ouverte, la dirigeante du FN juge que les propos de campagne, tant de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, sont "très irrespectueux envers ses électeurs".

Elle avait déjà souligné que, selon plusieurs instituts de sondage et analystes, une grande majorité de ses électeurs avaient fait un vote d'adhésion.

"Je ne peux laisser la campagne d'entre-deux-tours se dérouler sans m'adresser à vous et vous inviter à cesser l'insulte et le mépris", écrit-elle.

"Il est inadmissible de dire que mes électeurs ne voulaient pas me porter à l'Elysée. Le vote en ma faveur n'est pas un 'cri, un vote 'de crise', 'de souffrance' ou de 'désespérance' comme j'ai pu l'entendre. Il est encore moins un vote 'd'extrême droite' ou 'xénophobe'", ajoute-t-elle.

"Je ne peux tolérer de voir leur choix réduit à un comportement irréfléchi ou animé par de mauvais sentiments", insiste Marine Le Pen, dénonçant un "comportement d'élites arrogantes et méprisantes" qu'elle a combattu dans sa campagne.

"Désormais, plus rien ne sera comme avant, des millions de Français ont redressé la tête. Il est peut-être encore temps de vous en rendre compte", ajoute-t-elle.

Gérard Bon, avec Chine Labbé, édité par Yves Clarisse

6 commentaires

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  • balthaz
    26 avril15:44

    M4841131 Tu confirmes ce que dit M8637171. Il y a quelques relents de déjà vu dans ce que tu écris ;>))) on appelait ça le National socialisme :>)) et si on se contentait d'être tout simplement gouverné par des hommes et des femmes ...enfin par un peut d'humanité (au sens optimiste du terme, pas comme tu le conçois ;>)))

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