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Marche blanche à Echirolles, 12 suspects en garde à vue
Reuters02/10/2012 à 23:28

INTERPELLATIONS À GRENOBLE APRÈS LES MEURTRES DE KEVIN ET SOFIANE

par Catherine Lagrange

GRENOBLE (Reuters) - Près de 10.000 personnes se sont rassemblées mardi à Echirolles (Isère) pour une marche blanche en mémoire des deux jeunes de 21 ans tués vendredi dernier par une bande du quartier voisin de la Villeneuve, à Grenoble.

Douze personnes, dont deux militaires, ont été placées en garde à vue pour assassinats dans le cadre de l'enquête, a annoncé le procureur de la République de Grenoble.

Trois suspects "particulièrement dangereux" et connus des services de police pour des faits de violences aggravées sont en fuite, a précisé à la presse Jean-Yves Coquillat.

Les familles des deux victimes, qui portaient comme de nombreux autres participants des tee-shirts blancs avec les photos de Kevin et Sofiane imprimées, ont ouvert la "marche blanche" en lâchant colombes et ballons blancs. En tête du cortège, une grande banderole blanche sur laquelle étaient inscrits en noir les prénoms des deux jeunes.

"Je ne les connaissais pas personnellement, mais une chose pareille ne doit pas recommencer", témoignait Anaïs, une jeune fille participant à la marche.

"Non à la violence, non à la barbarie. Nous porterons tous un tissu blanc signe de paix", pouvait-on lire sur des affichettes.

Deux militaires originaires du quartier de la Villeneuve ont été interpellés lundi après-midi respectivement dans les bases de Varces (Isère) et Hyères (Var).

"Les deux qui sont militaires et qui sont en garde à vue depuis hier ont, sur les conseils de leur avocat, décidé de garder le silence", a dit le procureur.

Neuf autres personnes, parmi lesquelles la mère des deux militaires, ont été interpellées mardi matin dans le quartier de la Villeneuve. Une personne s'est par ailleurs présentée spontanément aux services de police mardi après-midi.

Le procureur a précisé qu'il s'agissait de jeunes adultes, âgés de 19 et 20 ans et de deux mineurs de 17 ans.

"PAS DE PLACE POUR LA BARBARIE"

"La plupart sont connus des services de police et ont des condamnations et tous sont sans travail. (...) Ils se disent innocents et disent qu'il n'étaient pas présents sur les lieux", a déclaré Jean-Yves Coquillat.

Les suspects devaient être confrontés mardi soir aux témoins du crime par l'intermédiaire d'un "tapissage" (derrière une vitre sans tain). Ils devaient être présentés mercredi à un juge d'instruction en vue de mises en examen.

"Il y a eu des interpellations, il y en aura peut-être d'autres, et maintenant il faut savoir qui a agi, qui a frappé, qui a tué, qui a massacré Kevin et Sofiane", a déclaré le ministre de l'Intérieur sur France 2.

"Il n'y a pas de place dans la République pour la barbarie", a souligné Manuel Valls.

Le ministre, qui s'était rendu lundi soir avec François Hollande à Echirolles pour rencontrer les familles des victimes, était resté sur place pour passer une partie de la nuit aux côtés des forces de l'ordre.

Il a annoncé qu'Echirolles et La Villeneuve seraient classés en "zones de sécurité prioritaires".

Les deux victimes, Kevin et Sofiane, tous deux âgés de 21 ans, ont été tués de plusieurs coups de couteau vendredi dernier.

Une querelle d'adolescents devant un lycée, pour un regard de travers, semble à l'origine de la rixe.

Les jeunes venus de La Villeneuve armés de couteaux, de battes de base-ball, de manches de pioche, de marteaux et d'un pistolet à grenaille s'en sont pris à Sofiane et Kevin, qui tentaient de protéger deux adolescents.

Les deux victimes n'avaient jamais eu de problème avec la police ni la justice.

Pendant l'été 2010, La Villeneuve, quartier sensible du coeur de Grenoble, avait été le théâtre de scènes de violences urbaines. Nicolas Sarkozy, alors président, avait prononcé dans la foulée son discours dit "de Grenoble" dans lequel il liait immigration et délinquance.

édité par Sophie Louet

10 commentaires

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  • nayara10
    02 octobre21:09

    Immigration rapporte 70 mlliard$ à l'immigration...

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