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Manuel Valls prend le risque d'en faire trop

Reuters21/08/2013 à 18:40

MANUEL VALLS PREND LE RISQUE D'EN FAIRE TROP

par Chine Labbé

PARIS (Reuters) - Manuel Valls a occupé le devant de la scène médiatique tout l'été, irritant à droite comme à gauche, au risque de lasser une opinion publique qui a fait de lui le ministre le plus populaire du gouvernement.

De la Camargue à Cannes en passant par Marseille, le ministre de l'Intérieur a multiplié les déplacements de terrain pour parler sécurité, trafic de drogue, vols à main armée et noyades.

Il s'est également fait remarquer par ses prises de position parfois à contre-courant de son propre camp, notamment sur le voile à l'université, la réforme pénale, le regroupement familial et l'islam.

Une omniprésence souvent raillée qui a poussé certains à le comparer à Nicolas Sarkozy, qui fut un ministre de l'Intérieur très médiatique et tout autant critiqué avant son accession à la présidence.

"C'est sûr que parfois, on a l'impression que Manuel Valls veut refaire du Sarkozy", déclarait récemment sur BFM-TV François de Rugy, co-président du groupe écologiste à l'Assemblée nationale.

Ses proches, eux, assurent qu'il n'y a rien d'étonnant à ce qu'un ministre de l'Intérieur "fasse du 24/24".

"Son objectif reste le succès du gouvernement et la réélection de François Hollande en 2017, c'est ce que certains semblent oublier", dit le sénateur Luc Carvounas, ancien directeur de campagne de Manuel Valls pendant la primaire d'octobre 2011.

La période estivale, calme et donc propice à la médiatisation de nombreux faits divers, a d'ailleurs contribué à redonner de l'ampleur à ce que certains perçoivent comme "l'activisme" de Manuel Valls, soulignent les sondeurs.

"C'est une attitude qui était déjà la sienne depuis son entrée en fonction", dit Jérôme Fourquet, directeur du département opinion de l'Ifop. "Plus qu'un tournant, je vois dans cet été une montée en puissance", ajoute-t-il, le décrivant comme un "stakhanoviste du terrain, de la com' et des prises de position musclées."

"AU SERVICE DE SA POPULARITÉ"

Une stratégie encore payante pour Manuel Valls, qui, parti d'un faible score à la primaire, jouit désormais de la cote de popularité la plus forte du gouvernement, avec des approbations importantes jusque dans les rangs du Front national.

Plus de six Français sur dix (61%) et 75% des sympathisants de gauche sont satisfaits de son action au ministère de l'Intérieur, selon un récent sondage Ifop pour le JDD.

"Il sait être au service de sa popularité", déclarait cet été au JDD le sénateur PS François Rebsamen.

Mais en s'opposant frontalement à Christiane Taubira, autre poids lourd du gouvernement, et en remettant en cause le regroupement familial, l'un des piliers de la politique migratoire française, Manuel Valls a franchi un cap cet été, s'accordent à dire les politologues.

Dans la majorité, nombreux sont ceux qui ont soutenu la ministre de la Justice au sujet de la réforme pénale, espérant que l'exécutif tranche en sa faveur. Trois ministres se sont par ailleurs opposés à un débat sur le regroupement familial, qu'a suggéré Manuel Valls à l'occasion du séminaire sur la France de 2025.

L'exécutif s'est efforcé de jouer les pompiers tout au long de l'été, assurant que ses ministres travaillaient main dans la main.

François Hollande a dit mercredi en conseil des ministres qu'il ne fallait "pas inventer de faux débat" au sujet du regroupement familial. "Il n'y a pas de problème Manuel Valls", assurait la veille sur Europe 1 le ministre de l'Agriculture Stéphane Le Foll, proche du président.

RISQUE DE DÉCROCHAGE AVEC L'OPINION

Mais les fissures causées par le ministre de l'Intérieur au sein de la majorité sont de plus en plus difficiles à cacher.

Pour le député socialiste Razzy Hammadi, Manuel Valls "ne rend pas service à la gauche". Le Parti de gauche de Jean-Luc Mélenchon l'accuse, lui, de "nourrir" le Front national.

"Il faut qu'il rentre dans les dialogues collectifs et qu'il arrête de faire de la surenchère au sujet de la sécurité", juge Pascal Durand, secrétaire national d'Europe écologie-Les Verts.

En multipliant les passe d'armes avec d'autres membres du gouvernement, Manuel Valls, qui, contrairement à Nicolas Sarkozy de 2005 à 2007, joue la carte de la loyauté, court le risque de s'aliéner un exécutif en début de mandat, souligne Jérôme Fourquet.

"Contrairement à Arnaud Montebourg (le ministre du Redressement productif) il n'a jamais affronté bille en tête le couple exécutif, et là où il y a eu un changement cet été, c'est qu'il n'a pas hésité à rompre sa lance contre l'un des piliers du gouvernement", dit-il.

"Tant qu'il ne rentre pas en conflit évident avec l'exécutif, il n'y a pas vraiment de danger, d'où l'importance de l'arbitrage fait par Jean-Marc Ayrault et François Hollande sur la loi pénale."

Mais l'ambitieux ministre de l'Intérieur risque en attendant de lasser l'opinion, estime Dominique Wolton, directeur de l'Institut des sciences de la communication du CNRS.

"Les politiques sous-estiment complètement l'usure qu'ils suscitent par l'hyper médiatisation. Au bout d'un moment ça décroche", dit-il. Un risque d'autant plus grand que Manuel Valls pourrait perdre sa légitimité en cas d'arbitrages en sa défaveur, souligne-t-il.

L'accueil du ministre aux universités d'été du PS, qui se tiennent de vendredi à dimanche à la Rochelle et où il a été ovationné l'année dernière, sera un premier test.

Avec Elizabeth Pineau, édité par Patrick Vignal

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