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Manuel Valls dit regretter ses propos sur le terrorisme
Reuters14/11/2012 à 12:13

LE MINISTRE DE L'INTÉRIEUR DIT REGRETTER SES PROPOS SUR LE TERRORISME ET LA DROITE

PARIS (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a dit mercredi regretter ses propos de mardi à l'Assemblée nationale où il paraissait imputer un retour du terrorisme à la droite et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault lui a demandé simultanément de renoncer à toute polémique à ce sujet.

L'échange à l'Assemblée, parti d'une polémique sur une supposée flambée de la délinquance depuis le retour de la gauche au pouvoir au printemps, avait provoqué un incident et une suspension de séance, la droite suggérant le limogeage de Manuel Valls.

Sur BFM TV et RMC mercredi, le ministre de l'Intérieur a imputé ses propos à une mauvaise expression. "Dans le chaudron de l'Assemblée nationale, on peut être emporté par le verbe. Je le regrette bien évidemment (...) Bien sûr, la droite n'est pas responsable du terrorisme", a-t-il dit, refusant toutefois de présenter des excuses.

Simultanément, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a estimé qu'il fallait s'interdire toute attaque politique sur ce dossier, suggérant une réconciliation.

"On ne polémique pas sur le terrorisme. Je demande que l'opposition fasse de même. S'il faut réunir à Matignon les chefs des groupes parlementaires pour faire le point sur ces dossiers sensibles je le ferai car il y a une question de sécurité nationale", a-t-il dit.

"Il faut que, quand il s'agit des valeurs de la République et des intérêts de la France, les Français soient rassemblés", a-t-il ajouté.

Manuel Valls faisait allusion, dans ses propos contestés, aux erreurs imputées à la DCRI (Direction centrale du renseignement intérieur) dans le suivi de Mohamed Merah, un jeune Français qui a abattu sept personnes en mars à Toulouse et Montauban en se réclamant d'Al Qaïda.

Il est apparu que la DCRI, service créé par Nicolas Sarkozy et présenté comme un "FBI à la française", avait ignoré des alertes sur la dangerosité de cet homme qu'elle avait pourtant interrogé fin 2011 après un voyage dans la zone pakistano-afghane, où on sait aujourd'hui qu'il a dialogué avec des extrémistes.

Thierry Lévêque

2 commentaires

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  • LeRaleur
    14 novembre11:27

    Il est trop tard, fallait tourner sa langue... T'es un pôv ONC.

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