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Macron réunit depuis Brégançon un sommet virtuel sur le terrorisme en ligne
AFP15/05/2021 à 10:31

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern et Emmanuel Macron le 15 mai 2019 à l'Elysée pour lancer l'"appel de Christchurch"  ( POOL / YOAN VALAT )

La Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern et Emmanuel Macron le 15 mai 2019 à l'Elysée pour lancer l'"appel de Christchurch" ( POOL / YOAN VALAT )

Emmanuel Macron a réuni vendredi depuis le Fort de Brégançon (Var), où il passe le week-end, une visioconférence avec les leaders signataires de "l'appel de Christchurch" contre les contenus terroristes en ligne, en se félicitant d'avoir fédéré "55 Etats dont tous ceux de l'UE, deux organisations internationales et dix grandes entreprises".

Le président français avait lancé cet appel avec la Première ministre de Nouvelle-Zélande Jacinda Ardern le 15 mai 2019, après un massacre qui avait fait 51 morts dans deux mosquées le 15 mars 2019. Équipé d'une caméra, le tueur avait filmé ses meurtres en direct et ses images avaient été partagées sur internet et largement diffusées.

"Je suis heureux de vous annoncer que les Etats-Unis, la Tunisie, le Pérou, la République Tchèque, la Slovaquie, la Croatie et l'Estonie ont rejoint la communauté de l'appel de Christchurch", a-t-il déclaré lors d'un propos introductif - en anglais - dont les images ont été publiées en ligne. Egalement, 47 organisations de la société civile se sont jointes au mouvement ainsi que la Commission européenne.

L'adhésion récente des Etats-Unis a apporté un poids nouveau aux membres de l'appel de Christchurch, mais ni la Russie, ni la Chine, qui abritent des réseaux numériques majeurs, n'ont rejoint le réseau, qui par ailleurs ne produit pas de décisions contraignantes pour les entreprises. 

Emmanuel Macron a vanté l'efficacité de cette méthode "originale" réunissant Etats, société civile et plateformes numériques même si, a-t-il reconnu, depuis deux ans "d'autres attaques terroristes se sont servies d'Internet". 

"A Conflans-Saint-Honorine, à Nice, à Vienne, à Halle en Allemagne, Glendale (USA) et ailleurs, Internet a été utilisé à chaque fois par des terroristes comme une arme, afin de faire la propagande d'idéologies haineuses, parfois a inspiré d'autres attaques, comme celle qui a conduit à l'assassinat d'un professeur français. Il s'appelait Samuel Paty. Cela ne peut être oublié", a déclaré le chef de l'Etat.

"Il nous faut renouveler nos ambitions pour une action collective" contre la diffusion du terrorisme en ligne, a-t-il réclamé, en insistant sur l'effort nécessaire sur les algorithmes, "pour empêcher qu'il ne dirigent les internautes vers ces contenus". Mais en respectant les droits fondamentaux et les valeurs démocratiques, a-t-il relevé.

L'objectif est en particulier d'obtenir des plateformes numériques le blocage des messages ou des contenus produits par les groupes terroristes lors d'attentats. Depuis quelques années, sous la pression des Etats et de l'opinion, les plateformes surveillent davantage leurs contenus et ferment des millions de comptes, mais le blocage d'images en "live" reste très difficile à appliquer.

Ce mouvement a notamment débouché sur une réforme du Forum mondial d'internet contre le terrorisme (GIFCT), initialement fondé par Facebook, Microsoft, Twitter et YouTube, et désormais devenu un lieu d'échange entre gouvernements et acteurs de l'internet pour bloquer la diffusion de contenus terroristes et mettre en place des protocoles de crise qui s'appliquent juste après un attentat.   

Vendredi dernier, les Etats-Unis ont annoncé se joindre à ce mouvement auquel Donald Trump avait refusé de s'associer.

leb/jk/dch   

13 commentaires

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  • mxnagg
    15 mai20:18

    il faut aller plus et supprimer tous les contenus d'internet autre que les discours ou moment de vie de notre ingenieur generale docteur qui sauve des vies

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