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Macron boucle sa tournée dans l'Est en attaquant Varsovie
Reuters25/08/2017 à 18:37

MACRON CONSOLIDE L'OFFENSIVE POUR DURCIR LES RÈGLES DU TRAVAIL DÉTACHÉ

VARNA, Bulgarie (Reuters) - Emmanuel Macron a consolidé l'offensive française pour durcir les règles du travail détaché lors d'une tournée de trois jours en Europe centrale et orientale, et attaqué sans détour le gouvernement polonais, farouchement opposé à cette révision.

Interrogé sur l'hostilité de Varsovie, le président français s'est présenté vendredi en champion des valeurs européennes et a semblé inviter les autres Etats membres à choisir leur camp.

Ce refus polonais "manifeste combien ce pays décide aujourd'hui de se mettre en marge de l'histoire, du présent et du futur de l'Europe", a-t-il dit au côté du président bulgare, Roumen Radev, à Varna, dernière étape de sa tournée.

"La Pologne n'est en rien ce qui définit le cap de l'Europe d'aujourd'hui, a fortiori de l'Europe de demain", a-t-il ajouté, jugeant que "le peuple polonais mérite mieux que cela".

"L'Europe est un espace qui s'est créé sur des valeurs, un rapport à la démocratie et aux libertés publiques qu'enfreint aujourd'hui la Pologne", a poursuivi Emmanuel Macron.

Ces attaques ont été fraîchement accueillies en Pologne.

"Peut-être ses propos arrogants sont-ils dus à son manque d'expérience", a répliqué la Première ministre, Beata Szydlo, assurant qu'Emmanuel Macron "ne décidera pas de l'avenir de l'Europe".

PARIS ESPÈRE CONCLURE EN OCTOBRE

Après l'accueil favorable des Premiers ministres tchèque et slovaque à ses demandes sur la directive et une réponse roumaine plus prudente, Emmanuel Macron s'est dit vendredi optimiste quant à la conclusion d'un accord proche de ses positions.

"D'ici la fin de l'année, un accord à la majorité qualifiée pour revoir la directive travailleurs détachés est possible. Et il est possible selon les termes ambitieux mis sur la table par la France", a-t-il dit après une rencontre avec le Premier ministre bulgare, Boïko Borissov.

"L'accord sera incomparable avec la situation actuelle que nous subissons et bien meilleur que l'accord qui était initialement prévu", a-t-il ajouté.

Le chancelier autrichien qui l'a accueilli mercredi à Salzbourg avec les chefs de gouvernement tchèque et slovaque a dit leur volonté de parvenir à un compromis en octobre.

"Il y aura trois points essentiels à résoudre. Tout d'abord une durée raisonnable du détachement de longue durée : ça doit être moins que les 24 mois qu'on a proposés au début", a dit Christian Kern.

"Nous sommes tous convaincus que le principe du même salaire pour le même travail doit être respecté" et prêts à accroître la collaboration en matière de contrôle des fraudes, a-t-il ajouté.

A Bucarest jeudi, le président roumain, Klaus Iohannis, a déclaré que la directive devait être améliorée, sans dire s'il fallait le faire d'ici janvier et selon les termes du président français.

La France, qui a rejeté en juin le projet de révision de la directive car il n'allait, selon elle, pas assez loin, a quelques semaines pour bâtir des compromis.

La présidence estonienne de l'Union européenne fera une nouvelle proposition en septembre et une réunion ministérielle, que la Commission européenne et plusieurs Etats membres souhaitent conclusive, est prévue le 23 octobre.

MACRON FAIT DES GESTES ATTENDUS

La France souhaite limiter la durée du travail détaché à 12 mois sur une période de deux ans, et que toutes les périodes comptent.

Elle veut aussi s'assurer que les travailleurs détachés perçoivent tous les éléments de rémunération obligatoires dans le pays d'accueil. Elle souhaite en outre renforcer la lutte contre la fraude et les abus, avec des sanctions effectives.

La révision de la directive sera au menu des discussions lundi après-midi à l'Elysée avec la chancelière allemande, Angela Merkel, le président du Conseil italien, Paolo Gentiloni, et le président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.

Emmanuel Macron a donné des gages à ses homologues pendant sa tournée, promettant qu'ils seraient pleinement associés aux travaux sur l'avenir de l'Union et de la zone euro, au renforcement de l'Europe de la Défense et répondant à des demandes spécifiques.

Il a pris ses distances avec le système de quotas mis en place au niveau européen pour répondre à la crise des réfugiés, que certains pays continuent de refuser d'appliquer.

Il s'est aussi prononcé pour l'entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans un futur espace Schengen refondé et pour celle de la Bulgarie dans le mécanisme de taux de change ERM-2, perçu comme l'antichambre de la zone euro.

(Jean-Baptiste Vey à Paris, avec Angel Krasimirov et Tsvetelia Tsolova à Varna, Pawel Sobczak à Varsovie, Luiza Ilie à Bucarest et François Murphy à Salzbourg)

3 commentaires

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  • g.cado
    25 août19:57

    C'est bien le premier a avoir des cou illes pour dire la vérité sans langue de bois. La Pologne profite largement de l'Europe, elle n'y est entrée que pour ça.

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