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Lyon : un détenu épingle les prix de la cantine dans le journal de la prison
Le Parisien20/07/2015 à 18:26

Lyon : un détenu épingle les prix de la cantine dans le journal de la prison

Le journal de la prison de Lyon-Corbas (Rhône), «Corpacabana», titre «Eurest, la grande arnaque» dans son édition d'avril. Il mettait en cause la société chargée de l'approvisionnement de la cantine pénitentiaire pour ses tarifs prohibitifs. La cantine dans l'univers carcéral est un magasin interne auprès duquel les détenus peuvent se fournir en alimentation, vêtements, et autres objets domestiques.

Dans son dossier, le détenu-journaliste compile des interviews avec des détenus, un droit de réponse est même offert à la société. Grâce à un individu extérieur à la prison, il obtient les tarifs pratiqués dans l'hypermarché Auchan de Saint-Priest (Rhône). Résultat, l'eau minérale, les pommes de terre, les lames de rasoir ou encore les œufs, sont plus cher en prison qu'à l'hypermarché. 

IMAGE. Le tableau issu de l'enquête

Les publications du journal de la maison d'arrêt étant soumis à une relecture avant publication, le site Rue89 qui a pu consulter le dossier parle de «coup double» pour la direction de la prison. D'une part elle permet aux détenus de faire part leur frustration via le journal, puis, de mettre la pression sur la société Eurest liée à la prison par contrat.

En juin 2012, l'administration pénitentiaire a décidé de fixer le prix de 200 produits de première nécessité vendus par les cantines. Cette décision visait à supprimer les disparités entre les différents établissements français. Conséquence, les tarifs en-deçà de ceux pratiqués à l'extérieur suscitaient la grogne de certains syndicats de surveillants pénitentiaires. La différence entre le coût des produits à l'extérieur et en prison étant compensée par l'administration pénitentiaire.

Or, cette mesure ne s'est appliquée qu'aux 132 établissements pénitentiaires en gestion publique dans un premier temps. Les structures en gestion privée, et publique-privée n'étant pour l'heure pas concernée par la fixation des ...

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