1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Conserver cet article pour le lire plus tard

Fermer

Ce service est réservé aux clients et membres de Boursorama.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

Lycées: 700 interpellations après une nouvelle journée de mobilisation et d'incidents

AFP06/12/2018 à 23:23

Manifestation de lycéens, le 6 décembre 2018 à Paris ( AFP / Thomas SAMSON )

Environ 280 lycées et collèges en France ont été de nouveau perturbés jeudi, dont 45 bloqués, par des élèves et plusieurs incidents ont été recensés, conduisant à plus de 700 interpellations au total.

"On est sur des chiffres à peu près similaires aux jours précédents", a indiqué dans la journée à l'AFP le ministère de l'Éducation nationale. "Selon les établissements, les situations sont très hétérogènes, entre les blocages totaux, partiels, les barrages filtrants, des feux de palettes...".

Plusieurs syndicats (FO, Sgen-CFDT) ou la fédération de parents d'élèves FCPE demandent au ministre d'"entendre" les revendications exprimées par les lycéens, qui appellent notamment à l'abandon des réformes du bac, de la voie professionnelle ou de l'accès à l'université.

Les syndicats lycéens ont appelé jeudi à maintenir la pression et intensifier le mouvement par une "mobilisation générale" avant des manifestations vendredi.

Un jeune asperge de liquide inflammable une voiture renversée lors d'une manifestation de lycéens, le 6 décembre 2018 à Marseille ( AFP / GERARD JULIEN )

Dans les Yvelines, 153 personnes ont été interpellées à Mantes-La-Jolie, selon le procureur de la République de Versailles Vincent Lesclous, essentiellement devant un lycée, pour "participation à un attroupement armé" après des heurts et dégradations a indiqué à l'AFP le commissaire de la ville, assurant vouloir ainsi "interrompre un processus incontrôlé".

Les mains entravées dans le dos ou sur la tête, à genoux ou assis au sol, des dizaines d'entre eux ont été rassemblés dans le jardin d'un pavillon et dans une maison associative par quelque 70 policiers mobilisés pour cette opération, a constaté une journaliste de l'AFP.

Ces arrestations ont eu lieu après de nouveaux incidents à proximité du lycée Saint-Exupéry, où deux voitures ont été incendiées jeudi et où des heurts ont éclaté avec la police, a constaté la journaliste.

Dans les Yvelines, au total 189 jeunes, âgés de 12 à 20 ans, ont été placés en garde à vue, selon le procureur de Versailles.

Dans les Hauts-de-Seine, 35 personnes ont été placées en garde à vue après des échauffourées devant des lycées.

En Seine-Saint-Denis, la situation a été tendue dans la matinée devant plusieurs établissements.

Des manifestants jettent des projectiles en direction des forces de l'ordre à Marseille, le 6 décembre 2018 ( AFP / GERARD JULIEN )

Au lycée Henri-Wallon à Aubervilliers des élèves ont partiellement bloqué l'entrée de l'établissement dans la matinée. "On bloque pour la nouvelle réforme, Parcoursup, l'état du lycée aussi: il est vieux, on n'a pas de foyer", a déclaré l'un d'eux, Zelal.

Pour Majid, lycéen en Essonne, où 29 personnes ont été interpellées, "si ça finit mal, c'est la faute des flics qui nous empêchent de nous rassembler".

Dans le Val-de-Marne, environ 150 jeunes, dont certains portaient des gilets jaunes, se sont rassemblés devant le lycée polyvalent de Cachan. "La hausse des carburants, c'est nous qui allons la payer plus tard", a dit Inès, en Première.

- Pétards et fumigènes -

"Sous prétexte des +gilets jaunes+, on voit surgir toutes sortes d'individus qui se mêlent à des gens qui sont de bonne foi pour manifester, comme les lycéens, et ceci débouche sur des violences graves", a réagi dans la matinée sur BFMTV le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer.

Au lycée Jacques-Monod, à Orléans, où un élève a été grièvement blessé par un tir de lanceur de balles de défense mercredi, la proviseure avait appelé les élèves à "ne pas rejoindre le lycée jeudi et vendredi".

Des tensions ont été constatées à Grenoble et son agglomération, ainsi qu'à Annecy, et la police a procédé à des interpellations.

Les blocages se sont poursuivis à Toulouse où une manifestation a été ponctuée de violences: deux policiers ont été blessés et un journaliste "bousculé", a indiqué la préfecture de la Haute-Garonne.

Des poubelles incendiées lors d'une manifestation de lycéens, le 6 décembre 2018 à Toulouse ( AFP / REMY GABALDA )

Un élève a été blessé à Béziers (Hérault). Quelques incidents ont éclaté dans l'académie de Strasbourg avec des pétards et fumigènes lancés par endroits, ainsi qu'à Mulhouse.

Quelque 900 lycéens ont manifesté dans les rues de Clermont-Ferrand, selon la police. Des manifestations émaillées de heurts avec la police devant plusieurs établissements de la ville.

A Marseille, une vingtaine d'établissements ont été touchés, avec des "blocages plus ou moins filtrants", selon le rectorat. Devant certains lycées, des feux de poubelles ont été allumés et les forces de l'ordre ont été caillassées.

La mobilisation s'est étendue à quelques universités, notamment à Tolbiac (Paris 1) ou Paris 3-Censier.

3 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • rillouto
    06 décembre23:03

    j'aime bien la manipulation de la presse ... en regardant les 3 photos au dessus, on peut facilement apercevoir,qu'en effet, ces individus en jogging,basket,sweet a capuche , nike TM , (barbus), ressemblent a des lyceens ... il serait temps aussi de s'occuper de la " gangrene " de ce pays ...

    Signaler un abus

  • M7060927
    06 décembre13:49

    suffirait de couper le réseau portable ,ils seraient perdus sans leur iphon et pourraient plus allez sur "facecon " pour "s informer" et envoyer des selfi et ça se prends pour des soixantehuitards a l époque on savait lire et écrire .........au fait 99% de c est "jeune ne savent meme pas ce que veut dire " selfi.".....

    Signaler un abus

  • C177571
    06 décembre13:24

    Quand ils sont jeunes, ils sont dans la rue ,quand ils sont plus vieux ils sont sur les ronds points, comme dit Georges Brassens :"Quand on est ...,on est ...!

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer