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Loi Alimentation : la rémunération des agriculteurs n'a pas assez progressé, selon Didier Guillaume
Boursorama avec AFP Services21/10/2019 à 15:02

Le gouvernement se félicite par ailleurs de la hausse des prix limitée pour les consommateurs, crainte par les opposants à la loi Alimentation.

Didier Guillaume et Agnès Pannier-Runacher à Paris, le 21 octobre 2019. ( AFP / JACQUES DEMARTHON )

"Le compte n'y est pas". Le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, a estimé lundi 21 octobre que le rééquilibrage des relations commerciales entre producteurs, industriels et distributeurs n'était pas au rendez-vous malgré la loi Alimentation.

"Il n'est plus possible que les agriculteurs soient rémunérés à un prix inférieur à ce que ça leur revient" , a déploré M. Guillaume lors d'une conférence de presse à l'issue du Conseil des ministres. "Quand un producteur de lait vend un litre de lait à 33-34 centimes, la construction du prix du litre de lait fait qu'il est à 39 centimes dans le contrat de filière, on le retrouve à un euro dans la GMS (les supermarchés, ndlr), le compte n'y est pas", a-t-il expliqué.

"IL FAUDRA DURCIR LES CHOSES"

"Il faut absolument que tout le monde joue le jeu, peut-être que les coûts de production dans certaines filières sont arrivés un peu tardivement, (...) maintenant ils sont là, tout le monde sait à quoi s'en tenir, donc pour ceux qui ne joueront pas le jeu, il faudra durcir les choses, les durcir politiquement", a-t-il assuré.

La secrétaire d'État à l'Économie, Agnès Pannier-Runacher, a pour sa part rappelé que les autorités contrôlaient l'application du seuil de revente (SRP) et de la limitation des promotions: "La DGCCRF effectuera 6.000 contrôles d'ici la fin de l'année, elle en est aux alentours de 3.500 aujourd'hui".

HAUSSE LIMITÉE POUR LES CONSOMMATEURS

Par ailleurs, la secrétaire d'État a assuré que le SRP n'avait causé qu'une hausse des prix de 0,3% pour les consommateurs "contrairement à ce qu'on a pu lire ici ou là".

Grâce à cette augmentation de 0,3% des prix, "vous avez en fait de la valeur qui a été redonnée notamment aux produits frais transformés, le lait et dans certaines filières de produits semi-brut", même si, "bien sûr, ce n'est pas suffisant", a-t-elle admis.

Selon le ministre de l'Agriculture, "il n'y a jamais eu autant (...) de conversion en bio" que depuis le vote de la loi il y a un an, et "71% de la restauration collective met des produits sous signe de qualité et des produits bio" dans ses menus.

2 commentaires

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  • 300CH
    22 octobre11:08

    http://www .leparisien.fr/oise-60/ces-belges-qui-viennent-cultiver-la-pomme-de-terre-illegalement-dans-l-oise-09-06-2019-8089836.php

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