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Les retraites au coeur de la baisse des dépenses

Reuters31/05/2013 à 18:08

LES RETRAITES AU COEUR DU REDRESSEMENT DES COMPTES PUBLICS

par Marc Joanny

PARIS (Reuters) - Avant même le lancement des négociations entre partenaires sociaux, la réforme des retraites en France focalise l'attention de l'Union européenne au point d'irriter Paris, mais elle constitue l'un des principaux leviers de redressement des comptes publics sur la durée.

En contrepartie du délai de deux ans, jusqu'en 2015, accordé à Paris pour ramener son déficit public sous la barre des 3% du PIB, la Commission européenne a demandé une accélération des réformes structurelles, détaillant les mesures à prendre sur le financement des retraites.

Une sollicitude guère appréciée en France où François Hollande a déclaré : "La Commission européenne n'a pas à nous dicter ce que nous avons à faire, elle a simplement à dire que la France doit rétablir ses comptes publics".

Les piètres antécédents de la France sur le respect de ses engagements en la matière contribuent à faire du financement des retraites un enjeu d'autant plus crucial qu'il constitue aussi l'un des principaux postes des dépenses sociales.

La France détient le record de la part des dépenses publiques au sein des pays de l'OCDE, à 56,7% du PIB, mais aussi celui du poids des dépenses de protection sociale - retraite et maladie en tête - à 32,1% du PIB dont 12,3% pour les retraites.

"LA MÈRE DE TOUTES LES RÉFORMES"

"La réforme des retraites est un peu la 'mère de toutes les réformes' parce qu'elle permet de jouer sur deux tableaux", souligne Frédéric Gonand, professeur associé à l'université Paris Dauphine et l'une des chevilles ouvrières de la réforme des retraites de 2010.

"L'allongement de la durée de la vie active permet à la fois d'accroître le potentiel de croissance et de résorber les déficits grâce au changement dans le rapport entre actifs et inactifs", explique-t-il.

Le système de retraite français compte actuellement 1,8 cotisant pour 1 retraité, un rapport qui devrait passer à 1,2 pour 1 en 2050.

"Le système français de retraite est très généreux mais aussi très coûteux par rapport aux autres pays de l'OCDE", rappellent les analystes d'Exane BNP Paribas dans une récente note de recherche.

Le coût du système français d'assurance vieillesse dépasse de 4,6 points de PIB la moyenne des pays de l'OCDE, soulignent-ils, estimant que le financement des retraites constitue le principal poste de réduction des dépenses publiques.

Sans attendre le rapport de la commission d'experts sur les retraites qui doit lui être remis aux alentours du 10 juin, le gouvernement a lancé plusieurs pistes, excluant une refonte globale du système et un nouveau recul de l'âge légal mais annonçant un allongement de la durée de cotisation et évoquant la remise en cause de l'indexation des pensions sur l'inflation.

Une éventuelle hausse des cotisations, traditionnelle pomme de discorde entre partenaires sociaux, devra composer avec les impératifs de maîtrise des coûts salariaux pour redresser la compétitivité.

Une augmentation graduelle de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans et/ou le passage de la durée de cotisation pour toucher une retraite à taux plein de 42 à 44 ans permettrait d'assurer l'équilibre des régimes de retraite à l'horizon 2020 toutes choses étant égales par ailleurs, selon des simulations du Conseil d'orientation des retraites (Cor).

INÉGALITÉS INTERGÉNÉRATIONNELLES

Mais une diminution de la valeur relative des pensions aurait aussi un impact immédiat sur les équilibres financiers et consoliderait la solvabilité du système des retraites sur le long terme.

L'accord conclu entre les partenaires sociaux au mois de mars sur le financement des régimes complémentaire pourrait ainsi faire école. Il prévoit notamment une désindexation des pensions complémentaires qui ne seront plus revalorisées qu'en fonction de l'inflation, moins 1 point de pourcentage sur la période 2013-2015, contre une prise en compte de la hausse des prix dans son intégralité auparavant.

Une mesure de désindexation temporaire équivalente pour l'ensemble des pensions se traduirait par une économie de 2,5 milliards d'euros en 2014 et en 2015, estime Exane BNP Paribas. L'exclusion des "petites retraites" d'un tel dispositif, que le gouvernement s'est engagé à mettre en oeuvre s'il était appliqué, en réduirait toutefois le bénéfice.

La désindexation des retraites permettrait aussi de corriger les inégalités intergénérationnelles qu'entretient le régime de retraite. D'autres mesures comme une harmonisation de la fiscalité des revenus et des prélèvements sociaux entre actifs et retraités y contribueraient aussi tout en facilitant la résorption des déficits.

Le revenu médian des personnes âgées de 65 ans et plus est en effet supérieur à celui du reste de la population, soulevant d'évidentes questions d'équité entre classes d'âge alors que le taux chômage des jeunes atteint des sommets à près de 26%.

Le poids électoral des seniors, dont le taux de participation aux élections est plus élevés que la moyenne de la population, peut toutefois entraver ces réformes à quelques mois de deux scrutins à risque pour le gouvernement, les élections municipales et européennes prévues au printemps prochain.

Edité par Yves Clarisse

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