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Les promotions sur les prix de l'alimentation régulées
Reuters21/12/2017 à 20:04

LES PROMOTIONS SUR LES PRIX DE L'ALIMENTATION RÉGULÉES

LES PROMOTIONS SUR LES PRIX DE L'ALIMENTATION RÉGULÉES

par Marine Pennetier et Sybille de La Hamaide

PARIS (Reuters) - Le gouvernement va imposer en 2018 aux distributeurs un seuil de revente à perte de 10% sur les produits alimentaires et limiter à 34% les promotions dans les supermarchés afin de rééquilibrer les relations commerciales entre agriculteurs, transformateurs et distributeurs, a annoncé jeudi Edouard Philippe.

Ces deux mesures, qui avaient été annoncées par Emmanuel Macron en octobre sans être chiffrées, ont été confirmées par le Premier ministre en clôture des Etats généraux de l'alimentation, vaste concertation promise par le chef de l'Etat pendant la campagne présidentielle et lancée en juillet.

Elles feront l'objet d'un projet de loi visant à mettre fin à une guerre des prix mortifère pour l'ensemble des acteurs de la filière, qui sera présenté d'ici la fin du premier semestre 2018.

"Nous proposons d'habiliter le gouvernement à relever le seuil de revente à perte de 10% et à encadrer les promotions à titre expérimental, pour une durée de deux ans", a dit le chef du gouvernement.

La hausse du seuil de revente à perte (SRP) - le prix en dessous duquel un distributeur ne peut pas revendre un produit - doit permettre de "rééquilibrer les relations commerciales au profit du revenu des agriculteurs", a-t-il expliqué.

"En clair, on modifie un peu les termes de l'équation qui sert de base au calcul des péréquations des distributeurs entre les produits qu'ils vendent à un prix plancher et les autres."

En ce qui concerne l'encadrement en valeur et en volume des promotions de produits alimentaires, "il ne s'agit pas d'interdire les promotions", a-t-il poursuivi. "Les Français veulent en profiter, et c'est d'ailleurs assez normal, mais l'idée c'est de dire que ces promotions ne peuvent pas se faire au détriment du producteur."

Les promotions ne pourront excéder 34% du prix de vente et 25% des volumes, a précisé le ministre de l'Agriculture Stéphane Travert.

"ESSOUFFLEMENT"

Face à un modèle agricole montrant de "vrais signes d'essoufflement", Emmanuel Macron s'était engagé pendant la campagne - une promesse réitérée depuis - à assurer "un revenu décent" aux agriculteurs et à "répondre aux nouvelles attentes des consommateurs".

Pour y parvenir, le gouvernement mise sur l'inversion de la construction des prix qui devra désormais partir des coûts de production, via la mise en place d'une contractualisation rénovée avec un contrat proposé par les agriculteurs et non plus par les acheteurs.

L'objectif de 50% de produits bio, locaux ou écologiques dans la restauration collective d'ici la fin du quinquennat sera quant à lui inscrit dans la loi.

Le plan du gouvernement a reçu un accueil mitigé de la part des observateurs et des acteurs de l'agroalimentaire qui ont signé en novembre une charte de bonne conduite - non contraignante - par laquelle distributeurs, industriels et producteurs s'engagent à rééquilibrer leurs contrats commerciaux.

Invitée sur BFM TV mercredi, la présidente de la FNSEA Christiane Lambert a accusé les distributeurs de "tricher" et de ne pas respecter la charte.

"Les grands distributeurs ont repris leurs vieilles habitudes et se comportent comme des prédateurs, prédateurs de prix", a-t-elle dit. "Aujourd'hui dans 75% des négociations, ils demandent des baisses situées entre 2% et 10% alors que dans les Etats généraux il a été dit qu'en raison de l'effondrement du revenu des producteurs il fallait augmenter les prix."

"Donc ils se sont tous engagés la main sur le cœur le 14 novembre, et nous sommes catastrophés de voir un tel irrespect de leur engagement", a-t-elle ajouté.

Dans son discours, Edouard Philippe a estimé que chacun devait mesurer "les engagements pris" et a annoncé la tenue d'une réunion en début d'année du groupe de suivi des négociations commerciales.

L'association de consommateurs UFC-Que Choisir a pour sa part émis des doutes sur l'efficacité de la hausse du SRP.

"On va augmenter de 10% certains produits, en promettant que miraculeusement cet argent, pris sur le dos des consommateurs, descendrait vers l'industrie agroalimentaire et que cette industrie redonnerait cet argent aux agriculteurs", a estimé Olivier Andrault, chargé de l'alimentation, sur Europe 1. "Par quel miracle, on ne sait pas, il n'y a pas d'outils".

(Edité par Sophie Louet)

2 commentaires

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  • heimdal
    21 décembre21:03

    Libéraux quand il s(agit de voter et Bolchos quand ça,les arrange .Le consommateur sort toujurs perdant de ces combines .

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