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Les politiques condamnent l'agression contre le député de Saint-Pierre et Miquelon
information fournie par AFP10/01/2022 à 13:32

L'actuel député LREM Stéphane Claireaux, à Saint-Pierre, le 17 juin 2017 ( AFP / Chantal BRIAND )

L'actuel député LREM Stéphane Claireaux, à Saint-Pierre, le 17 juin 2017 ( AFP / Chantal BRIAND )

Des responsables politiques ont condamné lundi l'agression dont a été victime la veille le député Stéphane Claireaux (LREM) devant son domicile à Saint-Pierre-et-Miquelon, le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau mettant même en garde contre le risque du "totalitarisme".

"J'ai trouvé ces images assez effrayantes, c'est un degré supplémentaire dans la violence qui est faite aux élus", a déploré le ministre sur Public Sénat.

"Il faut condamner ces actes-là parce qu'au bout, c'est le totalitarisme quand vous mettez des élus nationaux ou locaux à la pression physique, ça veut dire que c'est la loi du plus fort qui s'impose, c'est le totalitarisme et ça n'est pas acceptable en démocratie", a dénoncé M. Fesneau.

Il a aussi "mis en garde les responsables publics qui jettent à la vindicte populaire" des élus.

Le député (LREM) Stéphane Claireaux a annoncé lundi son intention de porter plainte après avoir été visé la veille par des projectiles devant son domicile de Saint-Pierre-et-Miquelon lancés par des manifestants contre le pass sanitaire, une attaque qui selon lui "ressemblait à une lapidation".

Le patron du groupe LREM à l'Assemblée Christophe Castaner a condamné sur France Inter la "lâcheté face à un homme seul, qui était pacifique, sans défense, et qui a fait face, qui est sorti, a voulu parler".

"Il y a eu en 2021 de ce que j’ai compté 322 menaces contre des députés, dont les deux tiers contre des députés de mon groupe", a rappelé l'ancien ministre de l'Intérieur.

Le délégué général de LREM Stanislas Guerini a appelé sur Twitter à "faire front commun" car "on ne peut pas laisser monter ainsi la violence contre les élus".

"Inacceptable", a tweeté la présidente du groupe PS à l'Assemblée Valérie Rabault: "notre démocratie ne devrait pas s'abîmer ainsi face à la crise sanitaire".

Pour le patron du Parti socialiste Olivier Faure, "certains anti vax prennent pour alibi les provocations du président pour justifier leur violence. Mais non, rien ne peut la justifier. Ces actes sont profondément choquants, encore plus devant le domicile privé qui est aussi celui d’une famille".

C'est "absolument inacceptable !", a réagi sur Twitter le patron d'EELV Julien Bayou.

Le député LR Eric Ciotti a dénoncé sur RMC "ces excès qui prennent une tournure extraordinairement inquiétante et dangereuse", réclamant des "sanctions lourdes à l'encontre de ceux qui utilisent de façon un peu folle, avec des arguments qui sont délirants, la violence".

Il a aussi dénoncé "ceux qui les ont conduits dans ces délires, y compris pour des raisons politiciennes, qui aujourd'hui font leur miel électoral sur la santé des Français", en citant notamment "les discours délirants de M. (Florian) Philippot".

Mais il a critiqué aussi les "provocations du chef de l'État" qui, selon lui, "pour des raisons politiciennes, cherche le conflit, cherche la tension, cherche à cliver".

el-ggy/eb

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4 commentaires

  • 10 janvier17:16

    janaliz et la justification de l'injustifiable !