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Les ministres européens évoquent une riposte à Moscou
Reuters30/08/2014 à 00:36


(Actualisé avec réactions Lituanie, Italie, France § 4-6) MILAN/BRUXELLES, 29 août (Reuters) - Les ministres des Affaires étrangères des pays de l'Union européenne se sont retrouvés vendredi en Italie, à la veille d'un conseil européen à Bruxelles, pour définir un message clair que pourraient adresser les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Huit à la Russie, en matière de sanctions, du fait de son rôle dans le conflit ukrainien, déclarait-on de source diplomatique. "Nous devons réagir, nous devons faire preuve de solidarité avec nos voisins", a déclaré le ministre danois des Affaires étrangères, Martin Lidegaard, au début de la réunion présidée par l'Italie, qui assume la présidence tournante de l'UE. Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte, s'exprimant à Amsterdam, a déclaré dans la journée qu'il importait d'envisager un durcissement des sanctions à l'encontre de la Russie. "Les Russes ont franchi la ligne rouge à de nombreuses reprises et ils continueront à le faire jusqu'à ce qu'on les arrête", a estimé le ministre lituanien Linas Linkevicius, partisan de sanctions renforcées. "De nombreux ministres ont dit aujourd'hui que les sanctions contre la Russie devaient être étendues". Pour la ministre italienne Federica Mogherini, qui pourrait devenir la nouvelle représentante de la diplomatie européenne, il faut envisager une stratégie à long terme et non une réaction à court terme pour résoudre la crise ukrainienne. Pour sa part, Laurent Fabius a jugé que si la Russie ne modifiait pas en urgence son comportement, il était probable que les sanctions européennes seraient renforcées. A la fin juillet, l'UE et les Etats-Unis ont annoncé des sanctions contre la Russie, ciblant les secteurs de l'énergie, des banques et de la défense. Auparavant, l'UE n'avait imposé des sanctions que contre certaines personnalités et organisations accusées d'implication directe dans le conflit ukrainien. La Pologne a estimé que l'"agression" russe avait engendré la plus grave crise pour la sécurité en Europe depuis des décennies et le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a mis en garde contre un élargissement du conflit entre la Russie et l'Ukraine. "Si la situation continue de s'aggraver, il sera de plus en plus difficile de trouver une solution politique", a-t-il dit. Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a condamné les "incursions importantes" des troupes russes en territoire ukrainien lors d'une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine. "Dans un échange de vue très franc, le président de la Commission a exprimé sa profonde préoccupation face aux événements actuels et à la situation sur le terrain en Ukraine", a indiqué la Commission dans un communiqué. Le texte réaffirme que "toute déstabilisation supplémentaire de l'Ukraine et de la région entraînera un coût élevé". (Francesca Landini et Lisa Jucca; Eric Faye pour le service français)

4 commentaires

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  • ZvR
    01 septembre12:51

    L'UE va être avalée par les US à terme. Pas nécessairement une bonne nouvelle.

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