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Les Etats montent en puissance dans le capital d'EADS

Reuters03/12/2012 à 00:22

LES NÉGOCIATIONS AVANCENT SUR UN NOUVEAU PACTE POUR EADS

par Tim Hepher

PARIS (Reuters) - Le chamboulement imminent du capital d'EADS va entraîner une montée en puissance des Etats dans le premier groupe européen d'aérospatiale et de défense, mais ne fera en réalité que changer les règles de la délicate cohabitation franco-allemande.

Les actionnaires mettaient la dernière main dimanche soir à un accord destiné à faire entrer l'Etat allemand directement dans le tour de table du fabricant des Airbus et de la fusée Ariane avec 12% du capital, comme la France.

Cette réorganisation ouvre la voie à une sortie des deux actionnaires industriels, le constructeur automobile allemand Daimler et le groupe de médias français Lagardère.

L'Etat allemand n'a jamais été actionnaire d'EADS jusqu'à présent, tandis que les intérêts de la France au sein du groupe étaient représentés par Lagardère. L'Espagne conservera une participation proche de 5%, soit une participation totale de près de 30% des trois Etats et un flottant porté à plus de 70%.

Ce n'est pas la solution dont rêvait le président exécutif d'EADS Tom Enders, qui souhaitait réduire l'ingérence des Etats dans la marche du groupe.

Mais selon les experts, cette réorganisation apportera une bouffée d'air frais à EADS en abolissant un pacte d'actionnaires complexe établi entre la France, Lagardère et Daimler, dans lequel il n'était pas toujours aisé de discerner qui tirait les ficelles.

Pour les critiques de l'ingérence des Etats, un exemple évident des risques auxquels est confronté EADS est apparu au moment même où la nouvelle organisation du groupe était en train d'être préparée.

Le gouvernement français a annoncé vendredi soir un accord avec ArcelorMittal sur l'avenir de Florange, évitant ainsi d'avoir à exécuter sa menace de nationalisation du site sidérurgique mosellan.

L'Etat français et le propriétaire de l'aciérie, le magnat indien de l'acier Lakshmi Mittal, ont noué une relation d'amour-haine, illustrée notamment par les déclarations du ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, qui a dit lundi dernier que Mittal n'était plus le bienvenu en France.

Ironie de la situation, Lakshmi Mittal est également l'un des administrateurs indépendants d'EADS, qui construit des missiles nucléaires pour la France.

Des responsables ont déclaré que des efforts particuliers seraient faits pour éviter que les gouvernements exercent des pressions sur EADS via leur présence au capital du groupe.

Premièrement, aucun des Etats actionnaires ne détiendra de pouvoirs stratégiques au sein du conseil d'administration sur les décisions industrielles du groupe, une prérogative dont la France bénéficie dans le pacte actuel mais dont elle s'est rarement servie.

Des mesures telles que le veto français sur des acquisitions de plus de 500 millions d'euros - de petites opérations pour le secteur de l'aérospatiale - disparaîtront.

Deuxièmement, il est question d'exclure les hauts fonctionnaires d'un conseil d'administration totalement remanié afin d'être bâti autour d'un nouveau président et qui devrait être approuvé lors d'une assemblée générale extraordinaire.

Au final, l'ensemble des participations des actionnaires principaux sera bien moindre que le niveau actuel de plus de 50% du capital détenu par des Etats ou leurs mandataires. Il devrait néanmoins y avoir des garanties concernant la sécurité nationale.

PUISSANCE DES ETATS

Selon les analystes, la réorganisation pourrait supprimer une certaine ambiguïté en encourageant les gouvernements à traiter ouvertement plutôt que de se dissimuler derrière des mandataires.

"C'est à peu près la meilleure gouvernance d'entreprise que vous pouvez attendre dans la défense en Europe", estime Nick Cunningham, analyste chez Agency Partners.

On pourrait néanmoins voir cette réorganisation comme une victoire du pouvoir des Etats sur celui des actionnaires.

Quelques semaines après le blocage par la chancelière allemande Angela Merkel du projet de fusion d'EADS avec le groupe britannique de défense BAE Systems, l'Allemagne obtient un statut équivalent à celui de la France dans le groupe européen.

A Berlin, certains responsables réclament une plus grande influence de l'Allemagne au sein d'Airbus, considéré comme étant trop français. Mais il reste encore à savoir comment cela va se traduire au sein du conseil d'administration, étant donné qu'il y a peu d'exemples de participations directes de l'Etat fédéral allemand dans des entreprises.

La perception du nouvel actionnariat d'EADS pourrait également susciter des réticences aux Etats-Unis, où EADS veut se développer.

"On va dire à EADS : 'Vous voyez ? On vous avait bien dit que vous étiez un groupe public'", a dit à Reuters une source américaine haut placée.

Selon les analystes, cette présence étatique pourrait gêner EADS dans sa tentative de réaliser d'autres grosses acquisitions avec une exposition aux Etats-Unis après la tentative avortée de fusion avec BAE, obligeant le groupe à revenir à une stratégie basée sur ses fondamentaux - du moins pour l'instant.

TEST AU CONSEIL

EADS sera confronté à trois tests immédiats qui pourraient déterminer la manière dont les investisseurs et ses partenaires considèreront la nouvelle ère de cohabitation.

Le groupe tient lundi une réunion d'investisseurs à Londres au cours de laquelle il abordera son orientation stratégique pour la première fois depuis l'échec de la fusion avec BAE, le 10 octobre. Les analystes attendent un point sur la stratégie d'EADS visant à équilibrer ses activités civiles et militaires, qui semble désormais caduque.

Le deuxième test consistera à composer le nouveau conseil d'administration. John Parker, président d'Anglo-American, qui dirige le comité des nominations d'EADS, est considéré comme un acteur clé face aux tentatives de tenir autant que possible les personnalités politiques hors du processus de sélection.

Jean-Claude Trichet, l'ancien président de la Banque centrale européenne, figure parmi les candidats cités pour prendre la tête du conseil d'administration. A la BCE, il a combattu l'ingérence des Etats mais il peut apparaître un peu trop comme un technocrate français classique, malgré un passage dans l'aérospatiale au début de sa carrière dans la fonction publique.

Le troisième test sera de savoir de quelle manière le rôle du président exécutif d'EADS sera géré. Tom Enders a obtenu le soutien des gouvernements français et allemand après l'échec de la fusion avec BAE, son premier grand projet depuis sa nomination fin mai. Mais des rumeurs insistantes laissent entendre qu'il mécontente toujours les cercles proches d'Angela Merkel.

Si EADS peut surmonter la plus vaste réorganisation de sa gouvernance depuis sa création et orchestrer la sortie en bon ordre de Lagardère et Daimler de son capital, les investisseurs pourraient apprendre à cohabiter avec les Etats au sein d'EADS, estiment les analystes. L'action a progressé pendant les discussions sur la réorganisation du capital.

La raison est probablement plus pratique qu'idéologique. Selon les experts, la réorganisation modifie peu l'équilibre des pouvoirs parce que les Etats tendent à exercer davantage leur influence dans le rôle de clients de grands programmes de défense comme l'avion de transport militaire A400M d'Airbus ou l'avion de combat Eurofighter.

De fait, l'Etat allemand a bloqué le projet de fusion avec BAE sans détenir une seule action dans EADS.

Le groupe a été protégé ces dernières années par le boom de l'aéronautique civile. Même si la tendance commence à ralentir, le secteur a encore devant lui des années de production à un rythme élevé.

Mais personne ne peut prévoir si les pouvoirs politiques parviendront à résister à toute envie d'ingérence si les marchés de l'aéronautique civile se retournaient.

Avec Cyril Altmeyer, édité par Marine Pennetier


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