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Les églises trop chères à entretenir en sursis

Reuters19/09/2013 à 19:14

LE SORT INCERTAIN DES ÉGLISES DE FRANCE TROP CHÈRES À ENTRETENIR

par Pierre-Henri Allain

GESTE, Maine-et-Loire (Reuters) - De l'église néo-gothique de Gesté, petite commune de 2.600 habitants du Maine-et-Loire, il ne reste plus que des murs éventrés, des tas de gravats et un clocher empli de pigeons qui sonne encore toutes les heures par télécommande.

Confrontées à la dégradation de leurs églises et au coût de leur entretien, de nombreuses municipalités de France les détruisent, quitte à les remplacer par des édifices modernes.

L'exemple de Gesté, où le conseil municipal a voté en 2007 la "déconstruction" de l'église Saint-Pierre-aux-Liens, dont ne seront conservés que la crypte et le clocher, est emblématique d'une situation qui divise souvent profondément les populations.

"Après une demande de classement de l'église, qui nous aurait permis d'avoir des subventions pour sa rénovation mais qui a été refusée, nous avons opté pour une déconstruction partielle avant reconstruction d'une nouvelle église", explique Jean-Pierre Léger, le maire de la commune.

"Au moment du vote, en 2007, le coût de la restauration s'élevait à 3 millions d'euros alors que le projet retenu représentait un investissement de 1,350 millions d'euros."

Peu après cette décision, l'édifice, construit entre 1854 et 1864, a été fermé au public en raison des risques d'effondrement de certains éléments de la voûte, souligne le maire.

L'association Mémoire Vivante du Patrimoine Gestois (AMPVG) s'est alors constituée pour s'opposer à la démolition de l'église, engageant une procédure judiciaire et retardant de six ans la mise en oeuvre de la décision municipale.

"UN GRAND VIDE"

La blessure provoquée par ce chantier reste sensible dans la commune où une partie des paroissiens considère cette démolition comme un saccage du patrimoine collectif.

"Cela a créé de grosses tensions dans le village. Cela fait aussi un grand vide et c'est bien triste", regrette une Gestoise, catholique pratiquante, qui souhaite garder l'anonymat et a décidé de ne plus aller à l'office religieux depuis qu'il se déroule dans la très banale salle des fêtes de la commune.

Les membres de l'AMPVG continuent quant à eux de penser qu'une autre solution était possible.

"On a laissé délibérément l'église se détériorer et on a menti sur les chiffres et l'état réel du bâtiment", accuse Jacques Chupin, membre de l'association. "Quand on veut se débarrasser de son chien, on dit qu'il a la rage."

Les autorités diocésaines et l'évêché ont de leur côté donné leur aval, n'ayant qu'une hâte: avoir un lieu de culte décent et confortable avec la nouvelle église qui devrait être édifiée sur les fondements de l'ancienne en 2016.

Le cas de Gesté est loin d'être isolé et se répète dans plusieurs communes de cette région où les édifices religieux présentent de nombreux points communs.

COLONNES INFERNALES

Construites après la Révolution en ces terres de chouannerie qui connurent les représailles des "colonnes infernales" de la République dans la très catholique Vendée, ces églises n'ont pas toujours l'intérêt architectural de leurs aînées et présentent, sans doute par esprit de revanche, un caractère monumental mal adapté aux pratiques religieuses d'aujourd'hui.

L'ancienne église de Gesté pouvait accueillir jusqu'à 900 fidèles. Celle qui lui succédera moitié moins.

L'usage dans la construction de ces bâtiments du tuffeau, une roche calcaire locale d'une belle blancheur mais aussi plus tendre que d'autres matériaux, a également rendu ces édifices plus vulnérables aux assauts du temps.

À quelques kilomètres de Gesté, la commune de Fief-Sauvin a franchi le pas voilà une dizaine d'années, substituant à son ancienne église un nouveau bâtiment aux étranges allures de bateau comme coiffé d'une voile et Saint-Aubin-du-Pavoil a perdu son grand et fier clocher au début de l'année.

À Sainte-Gemmes-d'Andigné, non loin d'Angers, la polémique fait rage pour savoir s'il faut démolir l'un des exemples les plus marquants de l'architecture religieuse néo-gothique en Anjou ou le restaurer à grand frais.

Pour l'heure, la DRAC (Direction régionale des affaires culturelle) s'est donné le temps de la réflexion jusqu'en 2014 pour un éventuel classement définitif, celui-ci étant synonyme de subventions conséquentes de l'Etat pour l'entretien.

Le phénomène ne concerne toutefois pas seulement le Maine-et-Loire, tant les coûts d'entretien des églises peuvent être prohibitifs pour de petites communes.

Selon l'Observatoire du Patrimoine Religieux, la destruction d'églises en France se serait accentuée ces dernières années et cinq églises ont d'ores et déjà été détruites depuis le début de l'année sur l'ensemble du territoire.

À Plouagat, dans les Côtes-d'Armor, pour éviter les débats fratricides et passionnés autour d'un édifice qui accueille aussi les grands événements de la vie, le maire a soumis début septembre par référendum la question d'une démolition à ses administrés. Ces derniers ont choisi la restauration et l'entretien de leur monument à plus de 80%.

Edité par Yves Clarisse

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