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Les droits des femmes ont progressé en 2017, malgré les difficultés
Reuters31/12/2017 à 12:15

LES DROITS DES FEMMES ONT PROGRESSÉ EN 2017

par Nellie Peyton

WASHINGTON (Fondation Thomson Reuters) - Du défilé des "pussy hats" aux Etats-Unis après l'élection de Donald Trump au grand déballage contre les agressions sexuelles sur les réseaux sociaux suite à l'affaire Weinstein, en passant par des lois plus protectrices en Inde ou au Chili, l'année 2017 a été marquée dans l'adversité par un réveil du combat pour les droits des femmes.

L'investiture du président américain au terme d'une campagne marquée les polémiques et les propos sexistes, aussitôt suivie de mesures restreignant l'avortement, a rappelé que les droits des femmes sont loin d'être acquis, même dans les pays les plus avancés.

Mais, disent les activistes, ces attaques ont suscité une résistance renouvelée aux Etats-Unis comme ailleurs, tandis qu'en Amérique latine, en Afrique ou au Proche-Orient, plusieurs pays ont pris des initiatives pour réduire les discriminations basées sur le genre.

"Cela a été une année de lutte contre les lois discriminatoires", souligne Phumzile Mlambo-Ngcuka, directrice exécutive d'ONU Femmes.

Le Liban, la Tunisie et la Jordanie ont ainsi abrogé des lois qui permettaient aux auteurs de viol d'échapper aux poursuites s'ils épousaient leurs victimes, un mouvement que les féministes espèrent voir s'étendre à d'autres pays arabes.

Au Malawi, au Honduras, au Salvador et au Guatemala, c'est le mariage des mineurs qui a été interdit, souligne Phumzile Mlambo-Ngcuka, tandis qu'en Inde, où le mariage des enfants est illégal mais fréquent, la loi considère désormais comme un viol toute relation sexuelle avec une jeune épouse âgée de 15 à 18 ans.

"UN NOUVEAU RÉVEIL DES FEMMES"

La décision de Donald Trump d'interdire le financement des cliniques ou des associations étrangères qui fournissent des informations sur l'avortement a affecté les programmes de planning familial dans de nombreux pays pauvres.

Mais le nombre d'Etats qui interdisent encore purement et simplement l'interruption volontaire de grossesse s'est réduit un peu plus cette année après l'adoption au Chili d'une loi qui l'autorise dans certaines circonstances.

"Nous continuons à assister à des progrès pour les droits à la procréation dans un environnement pourtant hostile", note Lilian Sepulveda, directrice du Center for Reproductive Rights en Amérique latine et dans les Caraïbes.

Pour de nombreuses militantes des droits des femmes, c'est cependant la mobilisation contre le sexisme et ses dérives les plus brutales qui a été le grand évènement de l'année 2017.

"Cette année a été marquée par un changement de paradigme: on est passé d'un discours qui culpabilise, discrédite et stigmatise les victimes à un autre où l'on demande aux agresseurs de rendre des comptes", reprend Phumzile Mlambo-Ngcuka.

Après être descendues par millions dans les rues des grandes villes américaines pour la marche des "pussy hats" le jour de l'investiture de Donald Trump - allusion à des propos déplacés tenus par le nouveau président des Etats-Unis dans une vidéo datant de 2005 -, les femmes ont été plus nombreuses encore à dénoncer les abus sexuels sur les réseaux sociaux en utilisant les 'hashtags' #MeToo ou, en France, #balancetonporc.

"Je pense que ce n'est que le début d'un nouveau réveil des femmes", prévient Bob Bland, une des co-organisatrices de la Marche des femmes à Washington. "Nous attaquons 2018 plus déterminées que jamais!"

(Tangi Salaün pour le service français. La Fondation Thomson Reuters est la fondation caritative de Thomson Reuters dédiée à la couverture des sujets humanitaires et liés aux droits des femmes, à la lutte contre la corruption et au changement climatique. http://www.trust.org)

8 commentaires

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  • delapor4
    01 janvier19:22

    nayara10, ça a tout aussi mal commencé en France avec le passage à tabac d'une policière.

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