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Les chiites appelés à prendre les armes en Irak
Reuters13/06/2014 à 20:05

LES CHIITES APPELÉS À PRENDRE LES ARMES EN IRAK POUR STOPPER LES REBELLES SUNNITES

par Raheem Salman et isra al-rubei'i

BAKOUBA Irak (Reuters) - La plus haute autorité religieuse des chiites d'Irak, le grand ayatollah Ali Sistani, a exhorté vendredi la population à prendre les armes pour se défendre face à l'avancée des djihadistes sunnites vers Bagdad.

Alors que sa parole est rare, Ali Sistani est intervenu par le biais d'un de ses représentants lors de la prière hebdomadaire à Kerbala, ville sainte du chiisme, confession majoritaire en Irak.

"Ceux qui peuvent porter des armes et combattre les terroristes pour la défense de leur pays (...) doivent se porter volontaires pour se joindre aux forces de sécurité dans le but d'atteindre ce but sacré", a déclaré le cheikh Abdoulmehdi al Karbalai, en délivrant le message du dignitaire chiite aux fidèles.

Ceux qui mourront en combattant l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL) seront des martyrs, a-t-il ajouté, déclenchant les acclamations de la foule.

Un tel appel risque de provoquer une répétition des affrontements communautaires qui ont ensanglanté l'Irak en 2006 et 2007 et d'alimenter le scénario d'une partition du pays.

Depuis qu'ils ont pris Mossoul mardi dans le nord de l'Irak, les djihadistes de l'EIIL ont rapidement progressé en direction de Bagdad.

Alors qu'ils contrôlent déjà depuis le début de l'année une partie de la vallée de l'Euphrate, dont Falloudja, à 50 km à l'ouest de Bagdad, les djihadistes ont désormais pris pied dans Oudhaïm, à 90 km au nord de la capitale, a-t-on appris de sources policières et proches des services de sécurité.

L'EIIL a ouvert un troisième front, au nord-est de Bagdad, en pénétrant dans Saadiyah et Djalaoula, deux localités de la province de Diyala, frontalière de l'Iran, ainsi que dans plusieurs villages autour des monts Himrine.

TIRS SUR UNE MOSQUÉE DE TIKRIT

A la faveur de la débandade de l'armée régulière dans le nord du pays, les Kurdes ont pris le contrôle de Kirkouk, ville pétrolière située juste à l'extérieur de leur région autonome et qu'ils considèrent comme leur capitale historique.

A Bagdad, les milices chiites se mobilisent en prévision d'une éventuelle offensive de l'EIIL contre la capitale, vers laquelle convergent des camions remplis de volontaires en uniforme.

Des hélicoptères de l'armée ont tiré vendredi des roquettes sur l'une des principales mosquées de Tikrit, bastion du défunt dirigeant Saddam Hussein, tombée mercredi aux mains des djihadistes. On ignore si ces tirs ont fait des victimes.

Dans les villes passées sous leur coupe, les hommes de l'EIIL ont installé des conseils militaires et imposé des règles reflétant leur projet de rétablissement d'un califat sunnite dans la région, rapportent des habitants et des responsables locaux. Ils ont notamment interdit l'alcool et les cigarettes et ordonné aux femmes de se vêtir uniquement de tenues dissimulant l'intégralité de leur corps.

L'EIIL a annoncé vendredi qu'il donnait aux militaires et aux policiers "une chance de se repentir". "A ceux qui se demandent qui nous sommes, nous sommes les soldats de l'islam et nous avons endossé la responsabilité de restaurer la gloire du califat islamique", dit l'organisation.

Les Irakiens habitant près de la Syrie, où l'EIIL contrôle aussi des pans entiers de territoire, rapportent que les djihadistes s'emploient à l'aide de bulldozers à effacer toute trace de la frontière.

La situation inquiète les Etats-Unis, qui n'excluent pas de procéder à des frappes militaires contre l'EIIL mais aussi l'Iran chiite voisin.

Elle contribue aussi à faire grimper les cours du pétrole, l'Irak étant l'un des principaux pays membres de l'Opep. Le baril de Brent est désormais à plus de 113 dollars.

(Avec Oliver Holmes à Beyrouth, Ziad al Sinjary à Mossoul, Isabel Coles à Eerbil, Bertrand Boucey pour le service français, édité par Tangi Salaün)

1 commentaire

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  • dotcom1
    13 juin10:13

    Le terme d'insurgé est totalement inadapté. Ce sont des barbares jihadistes venus semer la terreur.

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