1. Aide
    1. Espace Client
    2. Connexion
Espace Membre Boursorama

Erreur d'authentification

Vous êtes authentifié. Nous chargeons votre espace membre.

Mot de passe oublié ?

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Identifiant/Mot de passe oublié
Si vous êtes Membre de la Communauté Boursorama, veuillez indiquer l'adresse email que vous avez fournie lors de votre enregistrement pour recevoir votre identifiant et/ou ré-initialiser votre mot de passe :

Nouveau sur Boursorama ? Devenez membre

Fermer

Législatives en Finlande : vers une coalition gauche-droite pour écarter l'extrême droite
AFP15/04/2019 à 17:08

L'ancien ministre des Finances Antti Rinne, chef de file des sociaux-démocrates, le 15 avril 2019 à Helsinki ( Lehtikuva/AFP / Antti Aimo-Koivisto )

La percée des Vrais Finlandais aux législatives de dimanche en Finlande devrait conduire à une grande coalition gauche-droite menée par les sociaux-démocrates arrivés en tête, afin de tenir le parti d'extrême droite à l'écart du pouvoir.

Vingt ans après leur dernière victoire aux législatives en 1999, les sociaux-démocrates ne devancent que d'une très courte tête leur adversaire eurosceptique, dans un contexte de montée des partis nationalistes en Europe à un mois des européennes.

Conduits par l'ancien ministre des Finances et probable futur Premier ministre Antti Rinne, les sociaux-démocrates obtiennent 40 sièges sur 200 au Parlement et les Vrais Finlandais 39, selon les résultats définitifs. Seulement 0,2 point sépare les deux partis.

Dans un entretien avec l'AFP, Antti Rinne envisage "des possibilités de travailler au côté du Parti de la coalition nationale" ou "le Parti du centre" du Premier ministre sortant Juha Sipilä, arrivé quatrième dimanche, même s'il a pris position pendant la campagne contre les mesures de rigueur imposées par ce dernier.

Pour Göran Djupsund, professeur de Sciences politiques à la "Abo Akademi University", la montée du populisme fragmente et affaiblit un peu plus les systèmes politiques en Europe.

- "Grande coalition" à prévoir -

"Un paysage politique fragmenté rend plus difficile la formation d'un gouvernement et les pays deviennent plus difficiles à diriger. Lorsque les populistes gagnent, l'UE devient aussi plus difficile à gouverner", a-t-il déclaré à la télévision publique Yle.

Le chef de file des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho le 14 avril 2019 à Helsinki ( Lehtikuva/AFP / Vesa Moilanen )

La Finlande, qui pratique le scrutin proportionnel, a une culture politique du consensus qui porte au pouvoir des coalitions hétéroclites.

L'ascension des Vrais Finlandais, portés pendant la campagne par la question de l'immigration et ses positions climatosceptiques qui dénotent avec celles défendues par l'ensemble des autres partis, risque de compliquer les tractations en vue de former un gouvernement.

"Tout ce que nous savons, c'est que les négociations vont être très difficiles", explique à l'AFP la chroniqueuse politique Sini Korpinen. La coalition conduite par M. Rinne "devrait tenir le parti nationaliste à l'écart", souligne-t-elle, au profit d'une "grande coalition" qu'elle juge toutefois "inefficace".

Le Parlement de Finlande ( AFP / )

Pour Mme Korpinen, la Finlande se dirige donc vers une alliance gauche-droite composée des sociaux-démocrates, du Parti de la coalition nationale (38 sièges), mais aussi des Verts (20 sièges), de l'Alliance de gauche (16 sièges) et du parti populaire suédois (libéraux, 9 sièges).

Le pays nordique se retrouverait, selon la chroniqueuse, dans une situation similaire à celle qu'il a connue entre 2011 et 2014 sous la houlette du conservateur Jyrki Katainen. Alors chef d'une coalition gauche-droite qui a compté jusqu'à six partis, M. Katainen avait été désavoué en 2014 face à son absence de résultats.

- "Réduire l'immigration" -

Quid des Vrais Finlandais? Antti Rinne a "été très clair sur l'existence d'énormes différences idéologiques entre les sociaux-démocrates et les Vrais Finlandais", explique la journaliste Jeanette Björkqvist à Yle.

Et hors de question pour le chef de file des Vrais Finlandais Jussi Halla-aho de répéter les erreurs commises en 2015 par son parti, alors au pouvoir. "Nous étions flexibles sur de mauvaises choses", a-t-il déclaré.

En 2017, les Vrais Finlandais ont implosé et quitté le gouvernement: une majorité de leurs députés ont fondé Nouvelle Alternative (rebaptisée Réforme bleue par la suite), parti qui est resté au pouvoir, les autres se ralliant à son nouveau président M. Halla-aho.

Les sociaux-démocrates ont au contraire pris des engagements pour faciliter l'accueil et le regroupement familial des réfugiés en Finlande. "Je ne pense pas que nous puissions travailler ensemble avec les Vrais Finlandais à cause de ces différences", a confié de son côté à l'AFP Antti Rinne.

4 commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire.
Vous êtes déjà membre ? Connectez-vous
Pas encore membre ? Devenez membre gratuitement

  • milano12
    15 avril17:58

    dans pas longtemps retour aux urnes

    Signaler un abus

  • obeuvin
    15 avril17:08

    Une coalition à défaut d'avoir des idées pourl eur pays. J'espère qu'ils seront battus ne serait-ce que pour cette stratégie stupide. Ils ne se battent pas pour des idées, pour leur pays mais pour garder lep ouvopir qui est en train de leur échapper du fait de leur inaction ou d'actiosn totalement rejetées par la populaiton finalandaise. Le Bal des médiocres. Et surtout ne nous remettons pas en cause, ce sont les électeurs qui font n'importe quoi. La populisme, la nouvelle gâle...

    Signaler un abus

  • NYORKER
    15 avril14:25

    La démocratie n'en sortira pas grandie

    Signaler un abus

  • nonalace
    15 avril13:37

    L'essentiel est que ceux qui veulent que le pays garde son profil et ne devienne pas différent ne soient pas au pouvoir...

    Signaler un abus

Signaler le commentaire

Fermer

Les Risques en Bourse

Fermer